30 avril 2015

L'ESPRIT-SAINT, MURMURE DE FIN SILENCE



Photo by Marie-Christine Grimard

"Le murmure d'un fin silence" (1 Rois 19,13) Le Livre n'est pas premier dans le christianisme: il est toujours inspiré par la parole, discrète et toujours jeune, venue de Dieu" 
Régis Burnet, animateur du site lescahierscroire.com
Personne divine, don de Dieu, l'Esprit-Saint vient quand on l'invoque et ne cesse de travailler le coeur de
chacun, y compris celui des non-chrétiens.
L'Esprit-Saint n'a pas de visage, mais il laisse des traces de son passage. Les reconnaître prend du temps, parfois. Elles ne se manifestent généralement qu'après coup. Il s'agit de scruter sa vie, ses émotions, ses sentiments et, bien sûr, sa foi. Car l'Esprit est un formidable démultiplicateur des vertus que sont la foi, l'espérance et la charité, qui ne se vivent que sous son impulsion. Et c'est aux fruits récoltés que l'on mesure son action bienfaisante: "Joie, paix, bonté, patience, bienveillance, douceur, maîtrise de soi..." . 
 Sophie de Villeneuve, rédactrice en chef des cahiers croire
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Un souffle, un appel, une formidable présence amoureuse... L'Esprit a pour chacun une forme particulière.
(...) Je prie très fort quand se produisent des catastrophes et que tant de personnes sont assaillies de problèmes insurmontables. Je prie alors l'Esprit-Saint et je leur suggère aussi de le faire. Certains me disent qu'ils n'y croient pas, je leur réponds que cela ne fait rien, c'est toujours bon de le faire.  L'Esprit-Saint, c'est l'amour de Dieu, et c'est formidable!
Michael Lonsdale, acteur de théâtre et de cinéma

Source: Les cahiers croire - L'esprit-Saint: un souffle de vie mai-juin 2012

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Dieu est le Dieu des nouveautés, des surprises... L'Esprit-Saint est venu justement pour renouveler, et il fait continuellement ce travail de renouveau. Cela fait un peu peur. Mais « il y a nouveauté et nouveauté » : certaines viennent de Dieu, d'autres non. L'intelligence humaine ne peut les distinguer, elle a besoin de l'Esprit-Saint : « Nous pouvons étudier toute l'Histoire de la Sagesse, nous pouvons étudier toute la théologie, mais sans l'Esprit-Saint nous ne pouvons comprendre. C'est l'Esprit-Saint qui fait connaître la vérité ou la voix de Jésus. »
Pour être « certain qu'il s'agit de la voix de Jésus », et que ce que l'on ressent « vient de l'Esprit-Saint », il faut « prier » : « sans prière, il n'y a pas de place pour l'Esprit-Saint ».
(...) Si le « message de l’Église est toujours le même », en revanche, l'action du chrétien s'accomplit « avec ces surprises, ces nouveautés de l'Esprit-Saint ». Faire comme on a toujours fait « est une alternative de mort ».
C'est pourquoi le pape exhorte à prendre le « risque », avec « la prière, avec l'humilité, d'accepter ce que l'Esprit-Saint demande de changer » : c'est « le courage apostolique de porter la vie et de ne pas faire de sa vie chrétienne un musée de souvenirs ».

Extrait de l'homélie du pape François
zenit.org 28/04/2015 




29 avril 2015

LA VIEILLE HISTOIRE DU PÉCHÉ






« L’éternité entre dans l'histoire humaine de manière souvent incompréhensible. Dieu fait des promesses, mais ne donne pas de délais. (...) Le communisme en Russie et dans ses pays satellites s'est effondré, bien que beaucoup de ses retombées pécamineuses continuent de nous atteindre.  
Le communisme a imposé un mode de vie global fondé sur la conviction que Dieu n'existe pas. La laïcisation est son associé le mieux astiqué. Par une petite ironie de l'Histoire, la Russie a rejoint la majorité des autres pays pour combattre les États-Unis et l'Europe occidentale qui déclarent que tuer l'enfant à naître devrait être un droit universel de l'homme. Qui donc est du mauvais côté de l'Histoire, aujourd'hui ?
La campagne politique actuelle a fait remonter à la surface de la vie publique le sentiment antireligieux, en grande partie explicitement anticatholique, qui grandit dans ce pays depuis plusieurs décennies. La laïcisation de notre culture est un phénomène qui dépasse de loin les enjeux politiques, aussi importants qu'ils soient.
(...) Dieu porte le monde, dans les bons moments comme dans les mauvais. Les catholiques,  ainsi que beaucoup d'autres, croient que la seule personne a avoir vaincu et sauvé l'Histoire est ce Jésus-Christ, Fils de Dieu et Fils de la Vierge Marie, Sauveur du monde et Tête de son Corps, l'Église. Ceux qui se rassemblent au pied de sa Croix, et près de son tombeau vide, quelle que soit leur nationalité, sont du bon côté de l'Histoire. Ceux qui mentent à son sujet, et persécutent ou menacent ses disciples à toute époque, imaginent peut-être qu'ils contribuent au renouveau de l'Histoire ; mais ils ne font finalement qu'apporter quelques changements à la vieille histoire du péché et de l'oppression de l'homme. Il n'y a aucun "progrès" dans le péché, même s'il est promu comme "éclairé". (...) »

Mgr. Francis George,O.M.I. (1937-2015) archevêque émérite de Chicago, 
Extrait de "The wrong side of History" , 21/10-03/11-2012
www.catholicnewworld.com
(traduit de l'anglais)

28 avril 2015

"UN ANGE M'A RETENU...", PAROLES D'ENFANTS






(...) Les enfants ont-ils seulement le pressentiment que les combats spirituels qu'ils vivent en leur âme les rapprochent étonnamment de Jésus, tenté au désert et consolé par les anges? Je suis en tout cas frappé de ces confidences fréquentes sur le thème: "Le démon m'a tenté, il m'a suggéré..." ou, à l'inverse: "Un ange m'a retenu, m'a poussé à faire ce bien-là".
Un ministère auprès des enfants a certainement de fortes chances de recevoir ces confidences. (...) Ce qui me frappe, c'est le poids, la gravité des affirmations sur le démon, et la candeur de celles sur les anges. Mais toujours, le ton est net et sans hésitation.
Les sceptiques continueront de nier. Comme les exorcistes de la Belle Époque, toujours enclins à psychologiser et à regarder avec condescendance la moindre évocation des esprits angéliques ou démoniaques.
Pour ma part, je retire de ces confessions que l'âme des enfants est le terrain de jeu des esprits qui y agissent au plus grand jour, plus que dans bien des âmes d'adultes. Mais surtout, que l'évocation des anges et des démons n'est pas strictement symétrique. Les démons sont démasqués, et les anges se dévoilent. Ces derniers le font en sachant qu'ils ne seront pas refoulés. Les premiers se sont fait piéger; ils se sont pris les pieds dans le tapis à cause de leur outrance.
Les soucis mondains sont souvent moins prégnants sur les enfants. Ils peuvent encore se préoccuper des réalités célestes et dire avec simplicité qu'ils aiment Jésus et veulent être saints... Alors, bien des possibles s'ouvrent en eux, qui se sont estompés chez l'adulte froid et pragmatique.
(...) Et pour ma part, je ne crains pas de mobiliser les anges pour protéger leurs coeurs et resserrer les rangs sur la brèche du combat spirituel. Sur ce terrain de jeu, nous aussi avons notre partie à jouer pour que, de leur bouche, sorte une louange éternelle.

P. Vincent de Mello, directeur du patronage du Bon-Conseil à Paris
Rubrique "Transmettre" (extrait)
famillechretienne.fr - n°1945

27 avril 2015

L'AMITIÉ ENTRE L'ANGE ET L'HOMME



Ange d'autel, cathédrale de Rouen

Une des causes de l'actuelle crise de la foi est le dramatique déclin de la foi aux Anges. L'homme perd, de ce fait, le sens du surnaturel, du monde de Dieu, et du mystère. Ainsi s'émousse aussi le sens de tout ce qui est sacré ou de tout ce qui est beau, dans l'art et même dans le savoir-vivre. Qu'on songe à la dégradation des moeurs aussi bien qu'à ce qu'on appelle l'art contemporain. celui-ci est amplement dégénéré, parce que l'art authentique ne s'est jamais remis de la perte de la foi aux Anges. (...) La raison pour laquelle nous mettons si longtemps à vraiment faire entrer l'ange dans notre vie est sans doute que nous sommes trop peu détachés de nos sens. (...) On pose souvent la question de savoir si la vénération des Anges n'enlève rien à l'amour et à la prière dont nous sommes redevables à Dieu, ceci au détriment de notre cheminement en présence de Dieu, ni de notre commerce habituel avec la Mère de Dieu. Dans les relations avec notre frère céleste, il s'agit d'aller ensemble vers Dieu;  (...)  Marie est sa reine et il se réjouit de la servir en nous.
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On parle parfois de "grandes amitiés". ce sont celles où il y a beaucoup d'échanges entre les amis, où il se passe beaucoup de grandes choses, non seulement pour les amis eux-mêmes, mais aussi pour d'autres. C'est sûrement à cette catégorie qu'appartient, dans le plan de Dieu, l'amitié entre Ange et homme. Il y a là beaucoup à échanger, beaucoup à donner et beaucoup à recevoir, et il y va de la grande affaire du Royaume de Dieu. Cependant, ce qui est particulier, c'est l'intériorité et la profondeur de l'amitié elle-même. C'est un grand bonheur de dire désormais non plus :"je fais ceci..., je vais là-bas..., je vais prier", mais au lieu de cela, de dire nous, pour tout faire ensemble avec ce frère que Dieu nous a donné pour le temps et  l'éternité. C'est ainsi que nous surmonterons toujours mieux la triste prééminence du moi, qui reste toujours arrêté sur lui-même et qui nous donnera à combattre jusqu'à notre mort. C'est alors que naissent le besoin et le goût de se regarder, de s'écouter mutuellement et de parler l'un avec l'autre. Notre Ange n'est-il pas constamment près de nous, à nos côtés?

P. Hubert van Dijk
in "Mon Ange gardien, un ami, un guide" éd. Pierre Téqui 2009

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Le Seigneur juge notre vie en écoutant ce que lui rapportent les anges des enfants, anges qui « voient sans cesse la face  de Dieu qui est aux Cieux »  Mt 18,10b. Demandons-nous toujours : qu’est-ce que les anges des enfants raconteront de nous à Dieu ? 


Le Pape François
extrait de la cathéchèse du 08/04/2015
aleteia.org



26 avril 2015

LA PRIÈRE DES "PAUVRES DE COEUR"






"Lancez votre cri vers le Seigneur une bonne fois pour toutes, et ensuite faites confiance. Creusez le désir en vous! Priez, non pour que Dieu vous fasse du bien, mais parce que prier fait du bien: cela creuse le coeur et l'élargit. Vous devenez alors l'un de ces pauvres de coeur à qui s'adresse la première béatitude", affirme le P. Dominique Salin, jésuite.
Cela relève du saut dans l'inconnu. En effet, comment faire confiance à un Dieu que nous ne voyons pas, que nous n'entendons pas et qui ne semble pas s'agiter comme nous le voudrions pour nous venir en aide? On fait confiance à quelqu'un que l'on connaît, mais Dieu, le connaît-on vraiment? (...) C'est en aimant Dieu que nous apprenons à le connaître, mais nous ne pouvons l'aimer que si nous le connaissons. C'est donc qu'amour et connaissance sont liés et que nous devons sans cesse passer de l'un à l'autre, mais cela nécessite un long apprentissage. (...) Une fois que ce long apprentissage s'est opéré, on arrive à la conscience vive qu'une amitié s'est instaurée, que quelque chose s'est installé, et que celq a un rapport avec une confiance mutuelle. Comme si une conversation simple s'était établie en soi, qui n'est pas avec soi mais avec un autre que soi et que l'on nomme parfois Dieu, parfois autrement. (...)
Du coup, que cet autre sache  tout de nous est une aide. Qui aurait envie de parler de ses problèmes à quelqu'un qui ne nous connaît pas et que l'on ne connaît pas? À quoi sert de prier quelqu'un d'indifférent parce qu'ignorant tout de nous?  Quand quelqu'un nous connaît, et que l'on a appris à le connaître, on peut se parler, on peut entamer ensemble une longue conversation. Et c'est cette conversation que la tradition chrétienne appelle prière. (...)

Sophie de Villeneuve, rédactrice en chef de croire.com
in " Les cahiers croire - Le soin" mars-avril 2015

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Il est parfois assez facile de prier, de se sentir proche de Dieu, de goûter sa présence et de lui parler. Ce genre de prière peut être une grande grâce. Mais ne nous y trompons pas; la prière reste une obligation.
Dieu peut souvent nous paraître distant... ou même absent.
Notre devoir, si nous choisissons d'y faire face, est d'entrer en relation avec Dieu. Ce qui signifie qu'il ne s'agit pas simplement de "faire sa prière" avant d'aller dormir. C'est déjà bien, évidemment. Et il faut s'y tenir à défaut de mieux. Mais nous sommes appelés à une plus profonde relation que cela.
La prière, le don de la grâce mis à part, implique toujours aussi un combat, dur parfois. (...) 
Nous serons peut-être découragés, mais sans pour autant être battus. Sans qu'il y aille de notre faute, non, mais ainsi vont les choses. Et pourquoi? Parce que Dieu est vrai, et que toute relation avec Dieu est une relation vraie. Les relations vraies sont parfois agréables, et d'autres fois nous aimerions fuir. (...) De faire face à nos obligations renforce l'amour quand le sentiment fait défaut. Les relations vraies sont chargées d'obligations. (...)
Mon conseil: faire place nette. Choisissons une façon de prier et tenons-nous-y un certain temps. Un mois peut- être. Que cette approche soit notre moyen direct de communication avec Dieu. Ensuite nous pourrons évaluer si cette voie est la bonne pour nous, ou si nous devrions plutôt essayer autre chose. Nous sommes libres. Il n'y a pas de méthode particulière. Le tout est de prier.
Nous devons cependant garder à l'esprit que tout succès mérite sa peine. Une relation véritablement profonde avec Dieu exige du temps et de la peine.

Father Mike Schmitz, Director of the Office of Youth Ministry for the Diocese of Duluth, Minnesota bulldogcatholic.org 
(traduit de l'anglais)


25 avril 2015

LES MÉDAILLES DE L'IMMACULÉE



Médaille Miraculeuse en laiton, vers 1860

Fidèle collaboratrice de Dieu, la Sainte Vierge s’est toujours servie des âmes les plus humbles pour transmettre aux hommes ses messages. Que ferait, en effet, la « sagesse » compliquée des grands de ce monde en présence de l’ineffable simplicité des paroles célestes? Seule, une âme qui n’a pas répudié sa candeur première ou qui l’a retrouvée par grâce peut en saisir l’intime et lumineuse signification.
(...)
Le Père Maximilien Marie Kolbe, 1894-1941, franciscain, est le grand apôtre de la presse et le héraut des gloires de Marie, mort au camp de concentration d’Auschwitz, après avoir offert sa vie pour sauver un père de famille condamné à mourir de faim. Véritable martyr de l’amour du prochain, préparé à cette fin glorieuse par toute une vie au service de la Sainte Vierge. Le Père Kolbe appelait les Médailles de l’Immaculée ses « cartouches contre le démon. »

Athanase Cottier
in "La Médaille Miraculeuse de la Vierge Immaculée"
Editions : Saint-Canisius, Fribourg, Suisse

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Les images de Jésus, de la Vierge Marie, des saints ou des archanges et les objets bénits – tels que crucifix, scapulaires, médailles – représentent une grande aide et protection contre le malin. Ils doivent toutefois être utilisés avec foi et dévotion, et donc associés à une prière profonde et sincère à Dieu, et à la confiance en la Providence. J’insiste donc : tous ces éléments ne doivent pas être portés comme un talisman ou un porte-bonheur. Sinon, ce serait tomber dans la magie, qui est résolument opposée à la foi.
Je voudrais notamment évoquer la Médaille miraculeuse, le nom donné à une médaille créée après l’apparition en 1830 de la Vierge Marie à Catherine Labouré, au 140 rue du Bac, à Paris. Sur  la médaille, Marie est représentée avec l’invocation : « O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». Au revers de la médaille, un grand M, surmonté d’une croix, est l’initiale du nom de « Marie ». Côte à côte, les deux coeurs de Jésus et Marie, signifient – comme il sera révélé à Fatima en 1917 –  le rapport indissoluble, voulu par Dieu, qui lie le Christ à sa très sainte Mère.

Don Stefano Stimamiglio, théologien et journaliste
Extrait de l'interview: "La médaille miraculeuse nous protège-t-elle dans la vie ?"
aleteia.org 25/12/2014

24 avril 2015

LA VOCATION FONDAMENTALE DE TOUT CHRÉTIEN



Paroles d'une chanson du P. aimé Duval (1918-1984)


(...) Les tiers-ordres et les engagements laïcs rappellent que la vocation fondamentale de tous les chrétiens est au-delà des états de vie et des types d’engagements (moines, religieux, prêtres, consacrés, etc.). La vocation fondamentale de tous les chrétiens est baptismale. Le baptême est notre vocation commune. 
Cette année, dans le message qu’il a écrit à l’occasion du dimanche de prière pour les vocations, le Pape François met l’accent sur « la vocation chrétienne qui ne peut que naître à l’intérieur d’une expérience de mission ». Il exprime ainsi que la mission est une dimension commune à tous les chrétiens. Et ceci correspond bien à ce que je viens d’écrire, car le baptême, en faisant de nous des croyants, fait de nous des missionnaires. Des hommes et des femmes qui ont reçu la foi au Christ envoyé du Père, notre Dieu. Des hommes et des femmes qui ont accueilli cette foi et qui ne peuvent que l’annoncer. Le baptême fait de nous des gens de prière, de témoignage et d’engagement. Les manières de faire cela varient, selon les vocations. Mais elles sont toujours là chez le croyant. Et si elles n'y sont plus, nous nous installons dans l'illusion ou alors nous éprouvons un certain malaise à ne plus trop savoir si nous sommes encore croyants. Mais Dieu peut toujours nous réveiller !
Après la visite du pape, l’Eglise des Philippines que nous irons rejoindre par la télévision a décidé de déclarer 2015 "l’Année des Pauvres". Pourquoi ? Car le pape a montré ce que peut être une Eglise vraiment attentive aux pauvres dont il ne manque pas de dire, depuis le début de son pontificat, que ce ne sont pas que les plus indigents, mais aussi ceux qui ont abandonné ou n’ont jamais connu la foi. Mais c’est aussi l’Année des Pauvres parce que le pape lui-même a reçu le témoignage des plus pauvres chez qui il a vu une foi rayonnante : ils enseignent la confiance en la Providence, notion chrétienne que certains, hélas, considèrent naïve ou dépassée. Et cette prise de conscience manifeste d’autant plus l’importance de tous, et en particulier tous les laïcs chrétiens dans la mission de l’Eglise, quand on abandonne en son sein tout paternalisme. Il ne s'agit pas de défendre un vague sentiment d’égalité, au contraire. Il s’agit de comprendre que l’Eglise est riche de ce que chacun vit de différent.

Fr. Philippe Jaillot o.p., producteur du "Jour du Seigneur"
Extrait du blog du 23/04/2015 " Votre prière pour les vocations? "

23 avril 2015

TÉMOIGNER, C'EST VOIR, SE SOUVENIR, RACONTER





On préfère vous parler de FOI
On préfère vous parler d' ESPÉRANCE  
On préfère vous parler d' AMOUR

famillechretienne.fr

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Qu’est-ce que le témoignage chrétien ? Voir, se souvenir et raconter.
(...) " Mais qui est le témoin? ", interpelle le Saint-Père. Le témoin, indique-t-il, est " celui qui a vu, qui se souvient et raconte. Voir, se souvenir et raconter sont les trois verbes qui décrivent l'identité et la mission du témoin. Le témoin est celui qui a vu, mais pas avec un œil indifférent ; il a vu et il s’est senti concerné par l'événement. C’est pour cette raison qu’il se souvient, pas  seulement parce qu'il sait reconstruire précisément les événements, mais parce que ces faits lui ont parlé et qu' il en a saisi le sens profond. Alors le témoin raconte, non pas avec froideur et détachement, indique le Pape, mais comme celui qui s’est remis en question, et qui, depuis ce jour, a changé de vie.
Le contenu du témoignage chrétien n’est pas une théorie, une idéologie ou un système complexe de préceptes et d'interdits, mais un message de Salut, un événement concret, même une personne: le Christ est ressuscité, vivant et unique Sauveur de tous. Ceux qui ont fait l’expérience personnelle du Christ, dans son Église, à travers un cheminement qui a son fondement dans le Baptême, sa nourriture dans l'Eucharistie, son sceau dans la Confirmation, sa conversion continue de la Pénitence rendent témoignage de cela. Grâce à ce cheminement, toujours guidé par la Parole de Dieu, tout chrétien peut devenir témoin de Jésus ressuscité. Et son témoignage est d'autant plus crédible, précise le Saint-Père, lorsqu’il irradie à travers un style de vie évangélique, joyeux, courageux, doux, paisible, miséricordieux. Si au contraire le chrétien cède au confort, à la vanité, à l’égoïsme, il devient sourd et aveugle à la demande de " résurrection " de tant de frères. Comment communiquera-t-il alors Jésus vivant, sa puissance libératrice et sa tendresse infinie ? "

Extrait de l'homélie du Pape 19/04/2015
aleteia.org

22 avril 2015

LE JUIF JÉSUS



Image e-book "Jésus", croire.com

Jésus est d’abord un coreligionnaire ! Et surtout, c’est un personnage qui a bouleversé l’humanité grâce à ce qu’il a compris de la tradition d’Israël, lui donnant une inflexion nouvelle. Il est l’homme dont on peut dire, comme Benoît XVI, qu’il a révélé à l’humanité le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu d’Israël, et que toute tentative de rompre le lien primordial entre le christianisme et la religion première est vouée à l’échec. (...) 
C’est quelqu’un qui donne confiance à une partie de l’humanité. Il ouvre à une sérénité universelle, à une sorte de tranquillité face à la mort. Il n’a pas exagéré le péché, contrairement à ce qu’en dit généralement le christianisme. L’idée de la résurrection générale de l’humanité ainsi que celle de la miséricorde de Dieu sont difficiles à croire, mais Jésus a su leur donner une dimension qui les rend plus acceptables.
Jésus a conservé l’essentiel de la tradition juive. Il a fait comprendre à l’humanité qui est Dieu, mais la conception juive de Dieu a pour moi plus de profondeur. Le Dieu qui ordonne, le Dieu qui protège, le Dieu qui marche devant son peuple, qui l’a choisi non pour son propre bénéfice, mais pour le bénéfice de l’humanité faisait partie de la tradition juive. (...) C’est le moindre des peuples qui finalement a reçu la Loi. Il n’y a donc pas de vanité à considérer qu’il y a un peuple élu. C’est un peuple déchu qui a accepté d’être élu. Déchu par la vie, non par ses péchés.
(...)
Jésus ne nous a pas montré un autre Dieu que celui du judaïsme. Il a aimé le Dieu d’Israël. Son Père, c’est le Dieu d’Israël, c’est le Dieu créateur, c’est le Dieu qui s’est révélé, qui a choisi un peuple, c’est le Dieu qui marche devant ce peuple. 
(...)
Jamais un juif n’aurait demandé qu’un autre juif soit crucifié. C’était un supplice romain, atroce, insupportable. Il n’y a sûrement pas eu de volonté du peuple juif de faire crucifier l’un des siens. Mais qu’il était le Messie, cela, personne n’y croyait. Encore que, lorsque Jésus accomplissait des miracles, les gens se disaient que c’était sûrement un homme qui vient de Dieu. C’était un personnage d’exception, l’envoyé de Dieu. Mais ne sommes-nous pas tous des envoyés de Dieu ?
L’envoyé de Dieu, oui, et je ferais même une concession majeure en disant qu’il était de nature divine. Mais là encore l’humanité est de nature divine. Peut-être que cette nature divine-là a explosé davantage chez Jésus que chez une autre personne. Mais Moïse était davantage l’envoyé de Dieu. Il a
reçu une Loi écrite dans la pierre qu’il a donnée à l’humanité. Jésus est resté sur le registre de la charité et de l’amour, ce qui n’est pas du tout la même chose.

Gérard Israël: Auteur de "La question chrétienne. Une pensée juive du christianisme" (Payot).
Extraits de l' e-book "Jésus": Un juif de son époque

croire.com

21 avril 2015

LA PASSION VOULUE POUR SES BREBIS


By Bernadette Lopez ("Berna")


Jean souligne le caractère volontaire du don de sa vie par le Christ: "Ma vie, personne ne me l’enlève, je la dépose de moi-même".
Nombreux sont les commentaires de Jean 10, 17-18 "C'est pour cela que le Père m'aime, parce que je dépose ma vie, pour la reprendre. Personne ne me l'enlève ; mais je la dépose de moi-même. J'ai pouvoir de la déposer et j'ai pouvoir de la reprendre; tel est le commandement que j'ai reçu de mon Père.", comme celui d’Augustin qui insiste sur le caractère volontaire de la mort du Christ : il donne sa vie, mais personne ne la lui prend. C’est en ce sens qu’il nous sauve et que le Père l’aime : il n’est pas une victime passive, mais ce Dieu d’amour qui veut restaurer l’homme dans son Amour. Ainsi St Basile de Séleucie (mort après 468) écrit : " "Je suis le bon pasteur ! Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis." Pilate a vu ce pasteur, les juifs l’ont vu, conduit à la croix pour son troupeau, comme le chœur des Prophètes qui, bien avant la Passion, annonçaient clairement : "Comme un agneau il est conduit à la boucherie, comme devant les tondeurs une brebis muette." Il ne refuse pas la mort, il ne fuit pas le jugement, il ne repousse pas ceux qui le crucifient. Il n’a pas subi la Passion, il l’a voulue pour ses brebis : "J’ai le pouvoir de déposer ma vie, dit-il, et le pouvoir de la reprendre." Il détruit la passion par sa Passion, la mort par sa mort ; par son tombeau, il ouvre les tombeaux, il ébranle les enfers, il en fait sauter les verrous. Les tombeaux sont scellés et la prison fermée tant que le Berger ne descend dans la mort pour y annoncer la libération à celles de ses brebis qui sont endormies. On le voit aux enfers ; il donne l’ordre d’en sortir. On le voit renouveler là l’appel à la vie. "Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis" : c’est ainsi qu’il cherche l’amour de ses brebis. Aime le Christ celui qui sait entendre sa voix" 

Les Pères de l'Eglise et le mystère de la foi, chap. 6 La Résurrection 
peresdeleglise.free.fr

20 avril 2015

NELSON MANDELA: SA MISSION EN PRISON





J’ai toujours su qu’au plus profond du cœur de l’homme résidaient la miséricorde et la générosité.
Personne ne naît haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de son passé, ou de sa religion.
Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer, car l’amour naît plus naturellement dans le cœur de l’homme que son contraire.
Même aux pires moments de la prison, quand mes camarades et moi étions à bout, j’ai toujours aperçu une lueur d’humanité chez un des gardiens, pendant une seconde peut-être, mais cela suffisait à me rassurer et à me permettre de continuer.
La bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher, mais qu’on ne peut jamais éteindre.
Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, il est enfermé derrière les barreaux des préjugés et de l’étroitesse d’esprit.
Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté, tout comme je ne suis pas libre si l’on me prive de ma liberté.
L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité.
Quand j’ai franchi les portes de la prison, telle était ma mission : libérer à la fois l’opprimé et l’oppresseur. Certains disent que ce but est atteint.
Mais je sais que ce n’est pas le cas. La vérité, c’est que nous ne sommes pas encore libres ; nous avons seulement atteint la liberté d’être libres, le droit de ne pas être opprimés.
Nous n’avons pas encore fait le dernier pas de notre voyage, nous n’avons fait que le premier sur une route plus longue et difficile.
Car être libre ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres.
La véritable épreuve pour notre attachement à la liberté vient de commencer .

Nelson Mandela
cité par seraphim-marc-elie.fr

19 avril 2015

LA RÉSURRECTION DES MORTS



By Bernadette Lopez, "Berna"

LONG, LE CHEMIN DE LA FOI

Long, le chemin de la Croix, long, le chemin de la foi. (...) La foi ne vient pas à maturité d'un seul coup ; sa forme parfaite est au bout d'un itinéraire, et merci à Dieu si au départ elle est aussi volumineuse qu'un grain de sénevé. De plus, elle n'est jamais acquise comme un bien inaliénable : nous pouvons être croyants à 8 heures du matin et incroyants cinq minutes plus tard. En fait, on ne possède pas la foi, on la reçoit sans cesse. Elle suppose donc de notre part une ouverture permanente, qui n'est autre que la conscience de la présence de l'Autre, cette présence qui nous fait être. Nous avons cru avoir tué Dieu, et tant de nos contemporains imaginent en avoir fini avec lui. Or voici qu'il est là, Ressuscité. Pour les croyants, la mort définitive du Christ, Parole créatrice faite chair, équivaudrait à notre retour personnel au néant ; sa résurrection est garantie de notre « vie éternelle ».
Le mot « chair » est ambigu dans l'Écriture. Tantôt il désigne le corps humain, tantôt l'être humain tout simplement, comme dans les expressions « toute chair verra le salut de Dieu » ou « l'Esprit sera répandu sur toute chair ». Il peut désigner aussi, et cela arrive souvent, ce qui en nous s'oppose à l'esprit et lui demeure imperméable. (...) Cette insistance sur le côté charnel de la Résurrection (Jn 20) rencontre en nous de sérieuses difficultés. Déjà, les premiers chrétiens se demandaient : « Avec quel corps les morts reviennent-ils à la vie ? » (1 Corinthiens 15,35). Paul répond qu'il y a autant de différences entre le corps mort et le corps de la résurrection qu'entre la graine semée en terre et la plante dans sa maturité. Métaphore, bien entendu, mais qui a le mérite de donner l'image d'une continuité et d'une discontinuité liées. Le même devient autre. Jésus mange, garde ses plaies, mais il n'est plus soumis aux lois de l'espace et du temps. Nous voici invités non seulement à croire sans voir, mais aussi à croire sans concevoir. Nous ne pouvons ni décrire ni penser le corps de la résurrection. Et pourtant, il y a corps. D'ailleurs la nature est pleine d'images de la Résurrection : la succession des saisons, le sommeil et l'état de veille, etc. Passage des contraires l'un dans l'autre. (...) L'univers entier est pétri de résurrection cachée, secrète, prenant des formes diverses.
(...)

Marcel Domergue, jésuite
Extrait de la méditation "Difficile naissance à la foi"
croire.com 

*****

(...)
L'homme moderne garde-t-il encore la capacité de croire en la résurrection ? Une telle idée fait-elle partie du "croyable disponible" de notre temps ? Le concept de résurrection n'apparaît plus, à première analyse, culturellement porteur de l'espérance humaine. La perspective rationaliste de notre modernité relègue volontiers cette idée au grenier des projections mythologiques du désir humain. Mais tout est-il dit par là ?
(...) La facilité étonnante avec laquelle l'homme d'aujourd'hui semble vivre sans s'inquiéter de la question de la mort risque d'être trompeuse. La superficialité n'est pas à elle seule une libération. Et l'étouffement ne donne pas à lui seul le sentiment d'une victoire. Plus précisément : la phénoménologie de l'espérance montre qu'il appartient à la nature de l'être humain conscient d'espérer par-delà la mort. [...] Cette interrogation sans fin de l'homme sur lui-même se traduit par les espérances portant sur l'au-delà de la mort et dont font partie aussi bien l'idée de l'immortalité de l'âme que celle d'une résurrection des morts. [...] La "vie par-delà la mort" ne peut plus être conçue sous la forme de l'immortalité de l'âme, mais seulement comme un autre mode d'existence de l'homme tout entier. Or c'est ce que contient l'image d'une résurrection des morts. L'homme sait qu'il va mourir et il vit son existence comme une contradiction tragique entre son destin inéluctable et son désir de vivre de manière absolue. Dans cette situation il ressent un besoin radical de salut que l'on peut définir ainsi : être sauvé, c'est vivre, vivre tout entier, vivre absolument, vivre heureux dans l'amour, vivre toujours dans une réconciliation définitive avec soi-même, avec les autres, avec l'univers et avec Dieu.(...) On peut donc dire que tout homme est habité par une espérance de sa propre résurrection, présente au fond de lui-même de manière incoercible. Elle est liée à notre "être-homme". C'est cette expérience qui nous permet de comprendre la résurrection de Jésus et d'y adhérer par la foi, puisque nous n'avons à notre disposition aucune expérience comparable. Il n'y a en effet pas de foi sans espérance, comme il n'y a pas d'espérance sans un minimum de foi.

Bernard Sesboüé, jésuite
Extrait de la méditation "Le mystère de la résurrection de Jésus"
croire.com

18 avril 2015

QUEL GENRE DE LECTEUR DE LA BIBLE SUIS-JE?






Cette semaine, je suis allé donner une conférence dans une aumônerie à des jeunes qui travailleront plus tard, pour la plupart d’entre eux, dans la politique et le monde des affaires et de la communication. Le titre de cette conférence : « Lire et prier la Bible ». Quel poids peut-elle avoir pour ces étudiants avec les perspectives de carrière qu’ils ont et le travail intellectuel et critique qui les caractérise ?
J’ai commencé en posant toute une série de questions sur leur manière de lire la Bible. L’un d’eux, à la fin avec beaucoup d’honnêteté, a dit devant tout le monde : « J’étais affolé par vos questions, car j’ai eu l’impression que j’avais faux à chaque réponse ». Je voulais leur permettre une sorte de bilan personnel. Laissez-moi vous faire profiter de ce petit « test ».
« Quel genre de lecteur de la Bible êtes-vous ?
Vous l’ouvrez tous les jours pour votre méditation personnelle ? Vous avez entrepris de la lire intégralement depuis la Genèse jusqu’au livre de l’Apocalypse ? Vous l’entendez à la messe, le dimanche, ou peut-être tous les jours ? Vous l’étudiez avec méthode ? Vous la lisez seul ou à plusieurs ? Vous la lisez grâce à un groupe biblique ? Vous essayez de relire l’actualité du monde à la lumière de tel ou tel texte biblique ? Vous pensez que c’est un livre dépassé, et comme j’ai déjà entendu chez certains catholiques, vous pensez qu’il faudrait plutôt lire dans la messe des textes contemporains plus audibles pour nos cultures d’aujourd’hui ?
Vous vous en remettez à la Bible dans vos décisions ? Je pense à Napoléon 1er qui expliquait ceci : « L'Évangile possède une vertu secrète, je ne sais quoi d'efficace et de chaleureux qui agit sur l'entendement et qui charme le cœur, l'Évangile n'est pas un livre : c'est un être vivant. »
Peut-être que vous ne croyez pas au Christ mais vous aimez la Bible comme une sagesse humaine, tel le naturaliste Thomas Henry Huxley, scientifique et adversaire du Christianisme au 19e siècle, qui écrivait : « Je dois confesser combien perplexe je me suis trouvé en cherchant une base de conduite morale pour l'état chaotique de notre temps, sans l'emploi de La Bible. » Ou alors, vous n’êtes pas croyant jusqu'à penser que les êtres humains doivent se libérer de la Bible qui les empêcherait de suivre leurs propres choix de vie ? Ou qu’ils doivent s’en libérer parce qu’elle susciterait des obscurantismes qui ont la vie dure ?
Pour vous, la Bible est-elle un livre sacré ? Ou dites-vous surtout qu’elle est le livre le plus édité sur notre planète et traduit dans le plus grand nombre de langues ? »
Mais au fond, la vraie question est celle-ci : La Bible, considérez-vous que c’est Dieu qui vous parle pour vous dire : « Ne t’inquiète pas, je veux que tu vives » ?

Fr. Philippe Jaillot o.p., producteur du Jour du Seigneur
Extrait du blog du 17/04/2015: " Je veux que tu vives"

17 avril 2015

TROUVER NOTRE VÉRITABLE IDENTITÉ DANS LA PRIÈRE



Image de la vidéo Terre Sainte: Nazareth, 
by "Franciscan Media Center"

NOUS SOMMES TOUS NAZARÉENS

L'une des tragédies de notre vie est que nous oublions continuellement qui nous sommes et que nous perdons beaucoup de temps et d'énergie à prouver ce qui n'a pas à l'être. (...) Il est très difficile de rester fidèles à notre véritable identité parce que ceux qui veulent notre argent, notre temps et nos énergies profitent davantage de notre insécurité et de nos craintes que de notre liberté intérieure.
Nous devons donc nous discipliner pour vivre en vérité et ne pas succomber aux séductions perpétuelles de notre société. Où que nous soyons, des voix nous disent : «Viens ici, va là, achète ceci, achète cela, apprends à le connaître, apprends à la connaître, ne manque pas ceci, ne manque pas cela, etc.» Ces voix ne cessent de nous éloigner de la douce voix qui retentit au coeur de notre être. (...) 
Prier, c'est se discipliner à écouter cette voix de l'amour. (...) Sans la prière, nous devenons sourds à l'appel de l'amour et nous confondons les diverses voix qui réclament notre attention. Comme cela est difficile à faire ! Lorsque nous demeurons assis pendant une demi-heure - sans parler à personne, sans écouter de la musique, ni regarder la télévision, ni lire un livre - et essayons de demeurer immobiles, souvent, nous nous sentons tellement envahis par les voix bruyantes de notre âme que nous avons hâte de nous remettre à faire quelque chose et nous distraire à nouveau. Notre vie intérieure ressemble parfois à un arbre rempli de singes sautant de branche en branche ! Mais lorsque nous décidons de ne pas nous enfuir et de nous mettre à l'écoute, ces singes en viennent alors à disparaître, faute d'attention, et la voix tendre et douce qui nous appelle ses biens-aimés pourra progressivement se faire entendre. (...) La nuit, c'est beaucoup plus que l'absence de soleil. Elle signifie aussi l'absence de sentiments satisfaisants et d'intuitions lumineuses. C'est pourquoi il est difficile d'être fidèles. Mais Dieu est plus grand que notre cœur et que notre esprit, et il continue de nous appeler ses biens-aimés bien au-delà de tout sentiment et de toute pensée.

 Henri Nouwen, prêtre hollandais, aumônier de l'Arche
Extrait du livre "Chemins de passion - chemins du monde".
Les formations croire.com

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Ce vendredi 17 Avril 2015 commence à Madrid le premier Congrès Nous Sommes Tous  Nazaréens organisé par CitizenGO. Seront présents les principaux évêques des zones les plus difficiles pour les chrétiens.
« Nous devons protéger nos frères et sœurs persécutés, exilés, tués et décapités. Ils sont nos martyrs. Et sont beaucoup plus nombreux que dans les premiers siècles de l'Eglise (...) J’espère que la communauté internationale ne regardera pas de l'autre côté et ne restera pas silencieuse et inerte face à ce crime inacceptable ».

hozana.org 


16 avril 2015

LAÏCITÉ, LIBERTÉ, NEUTRALITÉ





Tout le monde est attaché à la laïcité, à la séparation du religieux et du politique, des Églises et de l’État, au principe d’une puissance publique qui ne discrimine personne en fonction de sa religion ou de sa non-religion. La laïcité est un principe de liberté. De croire ou de ne pas croire, d’avoir une religion ou pas, mais aussi liberté de vivre sa religion, de pratiquer son culte, de manifester sa religion dans la vie privée et publique. La laïcité concerne avant tout la neutralité de l’État, des institutions publiques et des agents publics par rapport aux convictions religieuses ou non religieuses. Tous les agents publics ont un devoir de neutralité.
La laïcité ne concerne pas la société civile qui est composée de personnes aux convictions et modes de vie divers. Cette distinction tend à être bousculée par certaines mesures qui veulent étendre le principe de laïcité aux personnes privées, aux entreprises et aux institutions non publiques.(...)
La  loi de 1905, et les suivantes, ne peuvent pas régler ce genre de différend car ce n’était pas l’objet de ces lois qui, pour ce qui est de celle de 1905, concernait aussi l'attribution des biens, la police du culte et des édifices du culte ainsi que le cadre associatif de l’exercice du culte.  Mais les premiers mots de la loi de 1905 affirment des libertés : la liberté de conscience et la liberté d’exercice des cultes (qui sont des manifestations publiques). On a trop tendance à interpréter la séparation des Églises et de l’État comme si la religion était un phénomène privé et ne concernait que l'intimité. Or le culte a une dimension sociale et collective qui est reconnue par la loi.
La loi de 1905 n'a pas relégué la religion à la vie privée, la séparation des Églises et de l'État ne signifie pas la privatisation de la religion. Il y a une police des cultes qui prend en compte le caractère public du culte, un acte ouvert à toute personne, et dont l'exercice est protégé. La Convention européenne des droits de l'homme, dans son article 9, est encore plus précise : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites ».
La laïcité n'est pas un étouffoir de la religion, elle ne vise pas à enfermer le religieux dans le for intérieur de la personne ou dans l’édifice du culte. Bien sûr, les manifestations publiques sont encadrées par les règles de police, mais elles ne sont pas interdites en soi. C'est important de le rappeler.
(...) Une laïcité bien comprise, ce n'est pas, comme s’il fallait expurger le plus possible la vie sociale du religieux, la neutralisation du religieux. Un Etat laïque n’a pas vocation, en tant que tel, à encourager et à promouvoir la sécularisation de la société. Il a par contre vocation, dans le cadre de la neutralité absolue des institutions publiques, à respecter les choix religieux et philosophiques des uns et des autres. (...)
C’est une laïcité d’inclusion et non d’exclusion du fait religieux qui offre la meilleure garantie de la séparation des Églises et de l’État et permet la pleine reconnaissance citoyenne des croyants comme des incroyants. 

Jean-Paul Willaime, directeur d’études à l’École pratique des hautes études (Section des sciences religieuses). 
croire.com le 4 mars 2015.

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Toute entreprise qui veut faire table rase du passé et les gommer est vouée à l’échec. Comme l’a écrit récemment Denis Tillinac dans Valeurs actuelles : « Quinze siècles d’accointances intimes avec la catholicité ont profilé notre paysage intérieur, façonné notre spiritualité, notre sentimentalité, notre sociabilité, notre esthétique, notre ludisme, notre scansion du temps, notre érotisme même »

aleteia.org  12/05/2015 
rubrique société - Ploërmel

15 avril 2015

MARIE RAPPROCHE LES CHRÉTIENS ET LES MUSULMANS



          Ce logo représente le visage de Marie, de profil.  
La courbure de ce visage représente le croissant de l'islam 
    et la position de la tendre mère qui protège l'humanité.

L’Annonciation est officiellement jour férié de fête nationale commune pour les musulmans et les chrétiens au Liban. (...) 
Le récit de l’Annonciation se trouve dans le Coran et dans la Bible. (...) 
Lors d’une conférence à Jamhour, j’ai rencontré un chrétien qui m’a demandé si nous pouvions prier ensemble. Je lui ai répondu : « Oui, il n’y a que Marie qui puisse nous réunir et autour de qui nous pouvons faire quelque chose ensemble ». C’est ainsi que nous avons créé le comité Ensemble autour de Marie ayant deux coprésidents, moi-même et Nagy Khoury. Mais il y a énormément d'autres points communs entre l’islam et le christianisme ! Si nous commençons à ouvrir la porte, nous en trouverons beaucoup d’autres. À Guingamp, il existe depuis 1954 un pèlerinage islamo-chrétien qui a lieu tous les ans le dernier dimanche de juillet. Cette histoire peut nous servir pour aller encore plus loin avec d’autres figures que Marie. Le 25 décembre par exemple, les chrétiens célèbrent Noël, la naissance, même symbolique, de Jésus. Les musulmans pourraient la célébrer également. Il faudrait aussi qu’il y ait une ouverture des chrétiens vers l’islam avec, pourquoi pas, l’acception de la fête de l’Aïd al-Kabïr, la commémoration du sacrifice de son fils par Abraham. C’est une fête qui pourrait tout à fait convenir aux chrétiens, une tradition issue du judaïsme. Il faut engager le peuple, pas seulement les institutions : c’est ce que nous faisons au Liban avec la fête de l’Annonciation justement. 
(...) Je voudrais redire aux chrétiens de France que l’islam n’est pas éloigné du christianisme. La religion musulmane, depuis 15 siècles, défend de nombreux dogmes communs au christianisme dont la virginité de la Vierge Marie. Dans le Coran, il est dit que les amis les plus proches des musulmans sont les chrétiens. Par exemple, dans la sourate de la Table servie (S5), il y est écrit : « Tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants, sont ceux qui disent : "Nous sommes chrétiens". C’est qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil ». Dès le début de l’islam des sectes violentes sont apparues, mais elles sont en dehors de l’islam tolérant et majoritaire. Leurs adeptes ont fait beaucoup de mal à l’islam car ils cherchent la violence gratuitement. Daesh en est un exemple actuel. Nous avons besoin d’une voie qui ramène les musulmans à la France et la France aux musulmans, aux chrétiens, à toutes les religions qui vivent ensemble. Pendant les premières années de l’islam, l’église et la mosquée pouvaient se partager le même lieu de prière ! À Damas par exemple, les musulmans et les chrétiens rentraient par la même porte, dans le lieu même où Jean-Baptiste est enterré et qui est aujourd’hui la Grande mosquée des Omeyyades. 

Cheikh Mohamad Nokkari, musulman sunnite libanais, juge et professeur de droit à Beyrouth, Dubaï et Strasbourg.
Extrait d'interview
aleteia.org, 12/04/2015

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« Le fruit de la justice sera la paix. Le fruit de la justice, ce sera la tranquillité et la sécurité à tout jamais. » Isaïe, 32,17

14 avril 2015

TOUTES CES MAINS TENDUES






Depuis que je connais la main de Dieu - pas la main puissante contrôlant le cours de l'Histoire, mais celle, impuissante, demandant à être saisie par une main humaine attentionnée -, mon regard sur mes propres mains s'est transformé. Peu à peu, j'en suis venu à reconnaître, partout dans le monde, la main impuissante de Dieu tendue vers moi. Plus je la vois clairement, plus cette main tendue me semble proche. Les mains des pauvres quêtant de la nourriture, celle des gens seuls appelant une simple présence, celle des enfants demandant à être pris et serrés dans nos bras, celles des malades espérant être touchés, celles des maladroits souhaitant être formés - toutes ces mains sont les mains de Jésus qui tombe, espérant que quelqu'un s'approche et lui donne la main. Je suis toujours tenté de penser aux mains mendiantes des gens de Calcutta, du Caire ou de New York, loin, très loin, et de ne pas voir les mains ouvertes qui se tendant vers moi ici même, là où je vis. Chaque soir en me couchant, je regarde mes mains. Et je dois leur demander : « Vous êtes-vous tendues à l'une des mains ouvertes autour de vous, lui apportant un peu de paix, d'espérance, de courage et de confiance?» 
D'une certaine manière je pressens que toutes ces mains humaines qui appellent à l'aide appartiennent aux mains de notre humanité blessée. Quand nous tendons la main et soulageons quelqu'un, nous participons à la guérison de toute l'humanité.Jésus tombe et demande de l'aide pour se relever. Il nous ouvre ainsi la possibilité de toucher Dieu et l'humanité entière dans chaque main humaine et d'y faire l'expérience de la présence agissante de Dieu au milieu de nous.

Extrait du livre d'Henri Nouwen* "Chemins de passion - chemins du monde".
Les formations croire.com

* Henri J. M. Nouwen (1932-1996)  prêtre et écrivain catholique hollandais, aumônier pour la Communauté de l'Arche et ami de Jean Vanier

13 avril 2015

L'ESPRIT DE L'ÉVANGÉLISATION



By Jean Vanier, fondateur de l'Arche


(...) [Le Pape] a mis en garde contre l'illusion de se sentir « bon chrétien » simplement en accomplissant « des œuvres sociales et de charité bien organisées » : « Ce sont de bonnes choses. Mais il ne faut pas oublier que la sève qui porte la vie et transforme les cœurs est l'Esprit-Saint, l'Esprit du Christ. Laissez le Seigneur occuper le centre de votre cœur et de votre action... En restant solidement unis à Lui, vous pourrez aller aux périphéries du monde. »
Dans ces périphéries, il s'agit d'annoncer le Christ qui est « la plénitude de toute existence humaine : en révélant le mystère du Père et de son amour, il révèle aussi pleinement l’homme à l'homme en lui faisant connaître sa très haute vocation ».
(...)« Comme laïcs, vous êtes des personnes immergées dans le monde et vous vous engagez au sein des réalités terrestres pour servir le bien de l'homme. Vous êtes appelés à imprégner de valeurs chrétiennes les milieux de vie où vous œuvrez, par le témoignage et la parole, en rencontrant les personnes dans leurs situations concrètes, afin qu'elles trouvent la pleine dignité et qu'elles soient rejointes par le salut du Christ », a-t-il ajouté.
Le pape a exhorté « à être des laïcs en première ligne », à « se dévouer aux réalités de la vie terrestre : la famille, la vie professionnelle, la vie sociale dans ses diverses expressions » : « Ainsi  contribuez, comme un ferment, à introduire l'esprit de l’Évangile dans l'histoire par le témoignage de la foi, de l'espérance et de la charité. Pratiquez la charité réciproque. Conservez et développez cette communion fraternelle et cet échange de dons, visant à la croissance humaine et chrétienne de tous, avec la créativité, l'optimisme, la joie et le courage d'aller – quand cela est juste – à contre-courant », a-t-il encouragé. Soyez vigilants sur votre chemin spirituel et aidez-vous à pratiquer toujours la charité réciproque, qui implique de lutter contre l’égoïsme individualiste pour être de vrais témoins de l’Évangile », a recommandé le pape.

Exhortation du Pape François aux membres de la communauté "Suis-moi" (extraits)
Anne Kurian, 
Rome, 16 mars 2015 (zenit.org)

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Prendre l'apéro pour la bonne cause, c'est maintenant possible ! Tous les bénéfices du bistro catho qui a ouvert ses portes le 18 mars dernier à Lille serviront en effet à financer des projets humanitaires. « Au comptoir de Cana », on fait même revivre une vieille tradition italienne : le « caffè sospeso » ou « café suspendu ». On paye deux cafés et le second est à la disposition d'une personne défavorisée. 
(...) L'objectif : essayer de toucher des jeunes et des moins jeunes qui n'ont jamais eu l'idée d'entrer dans une église... Peut-être qu'il est plus facile d'entrer dans un bar ! ». Faire tomber quelques préjugés autour d'un verre ou d'un café, ça s'appelle... évangéliser !

Le Comptoir de Cana, 38, rue des Bouchers à Lille. Ouvert de 17 h 30 à 23 h les mardi et mercredi, de 17 h 30 à minuit, du jeudi au samedi (ouverture à 15 h).

Un bar catho vient d'ouvrir à Lille
aleteia.org

12 avril 2015

LA MISÉRICORDE : COMPASSION EN ACTES




"Le Christ bon Samaritain", 2007, by P.Marko Rupnik
 
La  fête de la divine Miséricorde (...) est inséparable du nom de saint Jean Paul II : c’est lui qui l’a instituée pour l’Église universelle, le 30 avril 2000, plaçant le troisième millénaire sous le signe de la Miséricorde de Dieu.(...)
La Miséricorde, c’est un chemin qui commence par une conversion personnelle, et nous devons faire ce chemin. (...) 
Le 26 mars 2015, face aux prêtres et religieux(ses) de Naples, [le Pape] a rappelé que la miséricorde n’est pas un concept éthéré, mais une réalité, qui s’incarne dans des « œuvres corporelles et spirituelles » concrètes, qu’il a invité à accomplir. 

"La Miséricorde : une nouvelle étape sur la route de l’Année Sainte" (extraits)
http://www.aleteia.org/fr/author/elisabeth-de-baudouin 10/04/2015

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Dans un premier temps, le miséricordieux est « saisi de pitié » dans la rencontre de chaque détresse humaine, physique ou morale. Mais ce premier mouvement du cœur le fait immédiatement chercher à soulager cette détresse. Le miséricordieux est donc « compatissant » mais il devient surtout très vite « agissant ».
« La miséricorde n’est pas seulement une sorte de sentiment, mais une suprême activité, un amour qui est don. En aimant, Dieu crée, Dieu pardonne, Dieu rachète, Dieu glorifie. À notre faible mesure, la miséricorde doit passer dans les actes  » St. Augustin
Cette action, et la manière dont elle se vit, sont un révélateur de l’authenticité de la compassion éprouvée en face de la misère. Une fausse pitié ou une fausse miséricorde seraient celles de la personne émue par la misère mais qui ne ferait rien et ne réagirait pas. On ne peut pas prétendre « souffrir avec », « prendre sur soi la détresse de l’autre » si l'on reste extérieur à la situation de misère, si l’on ne fait rien pour la changer, si l'on ne partage pas concrètement la souffrance.
Il n’y a donc pas d’action miséricordieuse sans « émotion » préalable, mais il ne peut pas y avoir non plus de miséricorde si la misère de l’autre nous touche sans nous mouvoir.
Il faut dire encore que cette action est un engagement de tout l’être, à tous les niveaux : au niveau de l’esprit avec utilisation de son intelligence, au niveau du cœur avec le partage de la souffrance, au niveau physique avec la mise en oeuvre d’actes concrets pour atténuer ou supprimer une misère et ses
causes.
Jésus n’a pas dit : "j’ai eu faim et vous vous êtes mis à pleurer sur moi"; ni : "j’ai eu soif et cela vous a fait de la peine". Mais il a dit, en décrivant le Jugement Dernier : "j’ai eu faim et tu m’as donné à manger, j’ai eu soif et tu m’as donné à boire..." Donner à manger à l’affamé, donner à boire à celui qui a soif, accueillir l’étranger, vêtir celui qui est nu, rendre visite au malade, aller voir le prisonnier,... ce sont des actes. On les appelle aussi les « Oeuvres de miséricorde».

P. Thierry-François de Vregille,  refondateur de la Fraternité de la Parole, Avignon
in "La Miséricorde", à paraître aux éd. Parole et Silence, Paris/CH-1880 Les Plans sur Bex