25 décembre 2025

L'ENFANT-DIEU

 

Enfant de Lumière, Lumière du monde

" Fêter Noël ne signifie pas forcément être dans la joie forcée : il suffit parfois de  laisser le mystère de l’Incarnation de cet Enfant illuminer doucement le cœur."


Bérengère de Charentenay, conseillère conjugale et familiale 

Comment accueillir la joie de Noël quand on ne la ressent pas ?

fr.aleteia.org 19/12/2025

24 décembre 2025

CE QUE NOUS DIT LA CRÈCHE

 




Celui qui vient ne partira jamais. Il est avec nous jusqu’à la fin des temps.

Joyeux Noël

La crèche n’est pas une réponse. Elle est un témoignage. Le témoignage de celui qui vient. Dans les frimas de l’hiver, dans l’indifférence des foules, dans la solitude du cœur en exil, il y a l’odeur forte de la vie. Odeur de la paille, odeur des bêtes et des bougres bergers que nul froid ne saurait empêcher d'exhaler. Il y a les premiers sons d'un enfant que nul silence ne parvient à faire taire. Elle est cet espace qui peut tout contenir, tout recueillir, tout entendre et tout révéler. 

Ne la cantonnons pas à la joyeuse attente des enfants sages. Elle est bien plus que cela. Elle est le lieu où le pauvre peut encore espérer, le spectacle offert où chacun tient une place sans être spectateur. La crèche est le message confié aux croyants pour que celui qui tremble d’être abandonné reçoive l’assurance que Celui qui vient ne partira jamais. Qu’il est avec nous jusqu’à la fin des temps, et qu’il nous sauve déjà et demain de toute morsure des hivers de la vie. Elle est la certitude que nous ne serons jamais seuls. 

Benoît de Sinety, prêtre du diocèse de Lille

fr.aleteia.org

22 décembre 2025

ON A LE DROIT DE VIVRE NOËL AU RALENTI, ...




... et s’autoriser la simplicité de la crèche. 

"Beaucoup me disent que Noël est la pire période de leur vie", ( Don Paul Denizot, sanctuaire de Montligeon). Ce n’est pas tant la Nativité en elle-même qui blesse, mais l'effervescence commerciale autour de la fête de Noël. La souffrance s'amplifie à Noël car elle est souvent alimentée par une ambiance artificielle. Et quand on est seul ou mal, l’écart entre sa propre réalité et ce que la société impose paraît immense. Pour beaucoup, participer à cette agitation paraît tout simplement impossible. 

Noël peut se transformer en un temps pour prendre soin de celui qui souffre. Une présence discrète, un appel, une écoute respectueuse, un message le jour même, ou même une visite à l’hôpital, peut changer profondément le vécu d’une personne en souffrance.

On a le droit de vivre Noël au ralenti, de s’autoriser la simplicité de la crèche. Quand on souffre, contempler l’Enfant dans la crèche aide à rencontrer Dieu, qui sait que l’on va mal. C’est ainsi qu’un 25 décembre, Nicolas, 25 ans, fraîchement séparé de son amie, a vécu une rencontre qui a transformé la manière de vivre Noël. "J’étais très fragilisé par ma séparation et je n’avais même pas envie de rester à table avec ma famille, se souvient-il. Je suis sorti faire une balade et j’ai rencontré une personne sans-abri. Nous avons bavardé, il se sentait seul aussi et voulait aller à la messe. J’ai décidé de l’accompagner. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais c’était la plus belle messe de Noël à laquelle j’aie assisté."

Anna Aschkova, journaliste russe

Comment accueillir la joie de Noël quand on ne la ressent pas ?

fr.aleteia.org 19/12/2025

20 décembre 2025

LA FOI APPELLE LA MISÉRICORDE

 


Il dépend de nous d'accompagner les bienfaits de Dieu


Aussi bien notre bonne volonté que l’accomplissement d’une action sont le fait du Seigneur en nous. Les commencements du salut donnés par don et grâce de Dieu ne suffisent pas s’ils ne sont menés à leur achèvement par sa même miséricorde et son secours chaque jour. En effet, ce n’est pas le libre arbitre, mais le Seigneur qui délie les enchaînés ; ce n’est pas notre vertu, mais le Seigneur qui redresse les accablés ; ce n’est pas la lecture attentive, mais le Seigneur qui ouvre les yeux des aveugles (Ps 145, 7-8) – ce qui en grec est dit : Le Seigneur rend sages les aveugles.

S’il revient à la grâce divine de nous fournir des occasions de salut, des suites favorables et la victoire, il dépend de nous, en revanche, d’accompagner les bienfaits de Dieu avec plus d’application ou de nonchalance. Cette disposition, nous la voyons exprimée de manière assez évidente dans la guérison des aveugles. Car si Jésus passe devant eux, c’est une grâce de la providence et du bon vouloir divins ; s’ils s’écrient : « Prends pitié de nous, fils de David ! » (Mt 9, 27), c’est l’œuvre de leur foi et de leur capacité à croire ; si leurs yeux recouvrent la vue, c’est un cadeau de la miséricorde divine.


Saint Jean Cassien († v. 435) moine à Marseille (France)

MAGNIFICAT

18 décembre 2025

" ES-TU CELUI QUI DOIT VENIR ? "



... ou devons-nous en attendre un autre? » 

Frères et sœurs, apprenons de Jean [ le Baptiste ] tapi dans sa prison, la vraie mesure des choses. Nos sacrifices, nos luttes ne prennent leur sens que mesurés au ciel. La terre est trop étroite pour contenir l’ampleur de nos combats les plus grands, de nos fidélités les plus dures. Nos efforts, nos chutes, nos redressements, bref tout cet armement nécessaire charrié par l’amour, tous ces efforts sans cesse à reprendre commandés par l’amour, tout cela n’a de sens que parce que Jésus doit venir. Nous ne devons en attendre ni d’autre, ni rien d’autre. Tous nos actes s’éclairent parce qu’un jour il viendra, pour juger les vivants et les morts. Alors nous connaîtrons le vrai poids, la vraie mesure de ce qui nous coûte parfois durement ici-bas, et qui pourtant nous fait vivre. Et plus rien de ce que nous aurons mis au crédit de l’amour n’aura été vain.

Frère Franck Dubois, dominicain 

méditation sur Mt 11, 2-11

16 décembre 2025

LE JUBILÉ DES PERSONNES DÉTENUES

 

Cet avenir que Dieu ouvre



" On peut comparer la vie carcérale à un désert 
mais c’est aussi là que Dieu nous entraîne pour nous parler de cœur à cœur, comme dit le prophète Osée." 



Pour les personnes détenues, j’espère que ce Jubilé sera une pierre de plus sur leur chemin, qu’elles puissent entendre qu’on ne désespère pas d’elles. Beaucoup ont une image très négative d’elles-mêmes, parce que c’est l’image qu’on leur renvoie. Or, pour aller vers le meilleur de soi-même, il faut déjà que quelqu’un vous dise qu’il y croit… François Mauriac disait : "C’est la confiance que les autres mettent en nous qui nous montre le chemin." C’est exactement cela, la célébration du Jubilé : manifester la confiance que nous avons, et que Dieu a, en eux. Et pour l’Église, il s’agit de rappeler que la frontière entre le bien et le mal ne passe pas entre "eux" et "nous". Dans une vision chrétienne, il n’y a pas d’un côté les bons et de l’autre les méchants : cette frontière traverse chacun de nous. Il faut donc se méfier des étiquettes qui enferment les personnes. Notre identité commune de chrétiens, c’est d’être des pécheurs pardonnés, que l’on soit dedans ou dehors. C’est aussi une invitation à changer de regard sur la prison, dans un contexte politique tendu, où l’on demande toujours plus de répression alors que les conditions de détention sont indignes. C’est pour cela que les évêques de France ont publié un plaidoyer à l’occasion du "Jubilé des détenus"... pour aider à convertir le regard de ceux qui sont dehors et contribuer à une autre manière d’envisager la prison dans notre pays.

Sr.Anne Lécu, dominicaine, médecin de prison

fr.aleteia.org

14 décembre 2025

NOUVEAUTÉ POINTANT À L'HORIZON

 

" Marie porte, secret au plus profond, 

le terme de la Parole et de son Oui "

panorama, bayard-presse.com



12 décembre 2025

VALEUR DE L'ÉCHEC

 


Pour mieux nous faire communier aux maux que subissent tous les malheureux de la terre

Il n’est pas interdit de se poser des questions au sujet de ce paradoxe. Pourquoi l’échec ? Dieu s’en sert pour purifier nos désirs de réussite toute terrestre. Ou bien pour nous configurer au Christ qui termina sa course sur la Croix. Mais aussi pour mieux nous faire communier aux maux que subissent tous les malheureux de la terre en les comprenant de l’intérieur. L’échec est aussi un moyen d’affûter notre regard de foi : il permet de discerner les réalités surnaturelles là où on ne les soupçonnait pas. Les gens à qui tout réussit sont bien à plaindre : comment pourraient-ils prêcher la Croix ? 

Surtout, l’échec, en nous faisant sacrifier les réussites, même celles qui nous viennent de Dieu, nous pousse à aimer Dieu pour Lui-même, au-delà de ses dons. Car Dieu est plus grand qu’eux. Ainsi, l’insuccès nous pousse à aimer Celui qui est infiniment plus grand que toutes les réussites ! Le manque de réussite devient de la sorte le tremplin pour accéder à la Vie par excellence qui est Dieu Lui-même. Voilà pourquoi les saints sont si indifférents vis-à-vis de la réussite de leurs projets. L’essentiel pour eux, c’est Dieu, non la tournure, favorable ou non, de leurs plans d’évangélisation. Et cette sagesse, ils ne la cultivent pas seulement pour eux et leur progrès spirituel, mais surtout pour ceux auxquels ils sont envoyés. Car ils savent, par la lumière surnaturelle que Dieu leur envoie, eux qui sont ses confidents et amis, que leur Ami divin est assez puissant pour transformer en bien un revers passager — comme Il le fit pour la Croix. Ainsi, si l'appel à la sainteté est universel, c'est parce qu'elle peut être envisagée à travers le prisme de l'échec — situation que tout le monde est appelé à rencontrer un jour ou l'autre.

Jean-Michel Castaing,haut fonctionnaire, théologien

fr.aleteia.org, 31/10/2025

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Dans la nuit obscure le cœur aimant s’ouvre à l’Amour.


Pour recevoir l’amour de Dieu, dit saint Jean de la Croix, il faut lui faire la place. Et parce que Dieu est tout, il faut lui faire toute la place. Se défaire de ses richesses, de ses désirs, de ses certitudes, de tout ce à quoi l’homme s’accroche consciemment ou non. Descendre dans la nuit. Jusqu’à la nuit de la foi, quand tout semble perdu.

La nuit ne se choisit pas : elle vient. Tout comme la croix du Christ ; tout comme le cachot que Jean de la Croix n’a pas choisi — il a même été enlevé par ses frères Carmes de Tolède. Ce n’est pas nous qui allons à la nuit, c’est la nuit qui vient à nous. À tout homme.


Et quand on n’a plus rien, alors Dieu peut devenir tout. C’est dans sa prison que Jean de la Croix a composé son Cantique spirituel. L’amour de Dieu, dit-il, est comme un feu qui consume et illumine à la fois. Feu qui consume, il est nuit ; feu qui illumine, il est l’éblouissement de la Résurrection. En même temps.


Cette leçon poétique et mystique de saint Jean de la Croix est une leçon de foi, mais aussi une leçon d’espérance. Nous n’avons pas à craindre l’épreuve, même si elle est douloureuse, car l’épreuve elle-même peut être expérience de Dieu.  Durant cet Avent, apprenons cela : dans la nuit obscure le cœur aimant s’ouvre à l’Amour. 


Frère Yves Combeau, dominicain 

CFRT Le Jour du Seigneur 4/12/2025


10 décembre 2025

NOËL DANS LA SOLITUDE

 

petitsfreresdespauvres.fr

Encore une fois, je vais passer Noël seule. Mes enfants sont loin. Loin de me réjouir, j’appréhende Noël. » (ARLETTE)

Il y a 2 000 ans, la naissance du Christ n’a pas été l’occasion d’une grande fête. Les rues ne résonnaient pas d’acclamations. Marie et Joseph ne s’étaient pas mis en route pour faire un grand repas ou retrouver des amis. Ils avaient été contraints de venir à Bethléem pour participer à un recensement demandé par les Romains. Bref, rien de très festif. Et pourtant, déplacés, déracinés de leur quotidien, ils ont donné la vie. Est-ce que cela ne pourrait pas donner du sens à ce que vous vivez ? Cette fête serait l’occasion de vous replonger dans l’essentiel quand pour tant de personnes, au contraire, le père Noël vient concurrencer le Christ. Noël peut retrouver pour vous son sens véritable si vous vous attachez à préparer votre cœur à la naissance du Christ. Ne pourriez-vous pas vous sentir en mission pour vivre intensément la naissance de Jésus en lieu et place de toutes celles et tous ceux qui n’y penseront pas du tout ou seulement l’espace d’une messe.

Avec l’Église, je crois à la communion des saints. Je crois que les uns et les autres nous sommes unis de manière invisible. Ne pourriez-vous pas, face à la crèche que vous aurez pris le soin de préparer en dépit de votre solitude, prier, adorer, contempler à la place de celles et ceux qui ne le feront pas ? Ne pourriez-vous pas unir votre cœur à la joie de Marie et de Joseph qui donnent naissance à un enfant ? Ne pourriez-vous pas renvoyer l’amour que vous allez ressentir face au berceau de l’enfant Dieu, vers toutes celles et tous ceux qui en seront loin ou qui souffrent (maladies, guerres…). Dès lors, me semble-t-il, votre solitude, loin d’être stérile, portera du fruit. Si je me suis permis de vous écrire cela, c’est que chaque année après la messe de Noël, j’aime me réfugier chez moi, seul, pour contempler la vie.

Patrice Gourrier, prêtre et psychologue 

prier.fr, décembre 2025

8 décembre 2025

MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ



La force de Marie : n'avoir jamais douté de Dieu 

Avons-nous réfléchi au lien qui existe entre la conception immaculée de la Vierge Marie et la demande que nous lui adressons de prier pour nous ? Pourquoi en effet en appeler à elle en rappelant pour cela qu'elle est indemne de tout péché depuis sa conception ? Pourquoi l'invoquer comme telle afin qu'elle accomplisse son office de prier Dieu en notre faveur ? Pour répondre à ces deux questions, il convient de préciser au préalable la nature du péché dont la Vierge a été préservée. Foncièrement, le péché consiste à douter de la parole de Dieu. Il ne résulte donc pas d'abord d'un acte transgressif mais d'un manque de foi en Dieu. 

Si nous transposons cette définition dans le cas de la Vierge, nous comprenons en quoi consiste l'absence de péché en elle : elle est Celle qui a toujours cru, qui n'a jamais douté de Dieu. D'ailleurs, la première béatitude prononcée sur elle sera la parole de sa cousine Élisabeth faisant l'éloge de foi : "Bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur !" (Lc 1,45.) Même lorsqu'elle ne comprend pas le fil des événements du salut accomplis par son Fils, comme par exemple au pied de la Croix, Marie ne cesse jamais toutefois de croire et de dire "oui" à Dieu.

Pour quelle raison cette absence de doute l'habilite-t-elle spécialement pour prier en notre faveur ? Tout simplement parce que Dieu exauce d'autant mieux nos demandes que nous les Lui adressons avec un cœur confiant et aimant. Jésus ne dit-il pas à certains miraculés des évangiles : "Ta foi t'a sauvé" ? Dieu aimerait tellement répondre favorablement à nos prières ! Hélas ! souvent, nous les Lui présentons avec un cœur partagé, un cœur qui croit à moitié. Nous sommes des mal-croyants. 

Or la foi est un signe d’amour. Un cœur qui croit est un cœur qui aime. Et Dieu, en retour, redouble d'amour pour celui ou celle qui L'aime en croyant à Ses promesses. Dans ces conditions, Il est plus enclin à écouter ses prières. C'est ce qui se passe dans les rapports de Marie avec Dieu, elle ne doute jamais de Lui. Le Tout-Puissant ne peut rien lui refuser. Ce qui ne signifie pas toutefois que toutes nos demandes adressées par l'intermédiaire de Marie sont exaucées : Dieu veut notre bien, et celui-ci ne passe pas forcément par ce que nous pensons être le nôtre.  N'ayant jamais douté de Lui, la Vierge est la mieux habilitée, après Jésus qui intercède également au ciel pour nous, à Lui présenter nos prières. 

Jean-Michel Castaing,

fr.aleteia.org 24/05/2023

6 décembre 2025

" RORATE CŒLI DESUPER "

 


Viens, Seigneur Jésus, viens

Rorate cœli desuper chant grégorien

Maintenant, ô mon Dieu, je veux me recueillir pour adorer en silence les mystères de ton Fils et pour attendre qu’Il naisse au fond de mon cœur. Viens, Seigneur Jésus, viens, Esprit de vérité et d’amour qui l’avez formé dans le sein de la Sainte Vierge. Je t’attends, ô Jésus, comme les prophètes et les patriarches t’ont attendu. Que volontiers je dis avec eux : « Ô Cieux, répandez votre rosée, et que les nues fassent descendre le Juste ! Que la terre s’entrouvre et qu’elle germe son Sauveur ! » Que tardes-tu ? Viens, Seigneur, ô mon Amour !

Fénelon (1651-1715), figure spirituelle de l’époque de Louis XIV, invoque la naissance du Christ dans son âme, se référant au Rorate cæli, une antienne de la liturgie de l’Avent tiré d’Isaïe 45, 8. 

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4 décembre 2025

JE SUIS AVEC VOUS

 Vivre l’aujourd’hui dans la joie et la confiance

Sûrs de cette présence, nous pouvons vivre l’aujourd’hui dans la joie et la confiance. Il ne s’agit plus d’attendre que quelque chose de meilleur nous fasse oublier le quotidien, mais de le provoquer pour nous-mêmes, pour notre prochain, pour notre monde — aujourd’hui et maintenant, hic et nunc.

L’intensité de l’aujourd’hui, qui ne s’attarde ni ne s’étiole, est la raison même de l’engagement chrétien. Si, par mon action — en me retroussant les manches ; par ma prière — en élevant les mains et le cœur vers Dieu ; par mes prises de position — en assumant avec courage les exigences de l’Évangile plutôt que mon confort ; si, par tout cela, je peux faire entrer un peu de ces signes du Royaume dans l’histoire des hommes, alors je vis déjà, dans le présent, la joie de la vie éternelle.

Cette joie est alors dédoublée : je suis dans la joie, car un surcroît de vie est entré dans le monde ; je suis aussi dans la joie, parce que le Royaume de Dieu s’est approché. Oui : le Seigneur vient bientôt.

Serons-nous de la fête ? “Réponse souhaitée avant le 25 décembre”… Faisons de notre aujourd’hui le temps favorable pour être d’authentiques citoyens du Royaume des cieux, et pas seulement des invités blasés ou opportunistes !

Frère Benoît-Marie Florant, dominicain 

avantdanslaville.org

2 décembre 2025

APOCALYPSE - FAIRE DAVANTAGE CONFIANCE À DIEU


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L’Avent est d’abord le moment pour les chrétiens de se rappeler que leur vie est orientée vers le retour du Christ lors du Jugement dernier. Il n’est pas nécessaire d’en avoir peur cependant, tout juste faut-il faire davantage confiance à Dieu qu’à soi-même.
Valdemar de Vaux, 
fr.aleteia.org, 29/11/2025


La sagesse du discernement est nécessaire

Quand on prononce le mot apocalypse, immédiatement nous viennent des images de films catastrophes. Il faut dire que l’imagerie du livre de l’Apocalypse est assez suggestive. Entre les animaux hybrides tous plus horrifiques les uns que les autres et les batailles gigantesques entre les forces du bien et du mal, le texte inspiré n’est pas en reste. Son auteur, saint Jean, veut marquer la réalité du combat dont parle Jésus dans l’évangile. Oui, Satan s’est dressé contre Dieu et contre son Église : le livre de l’Apocalypse parle de cela. On peut voir dans le monde le visage déformé et cynique du mal de manière de plus en plus explicite. Il nous faut refuser cette invasion. Ce combat se livre d’abord à l’intime de notre personne. 

Jésus nous dit qu’il est là pour nous donner une sagesse et un langage irrésistibles. Cette sagesse du discernement est nécessaire. Surtout quand les frontières du bien et du mal deviennent floues. Comme dit le proverbe, à force de tout voir, on finit par tout accepter. Il faut être courageux pour s’élever contre des formes pernicieuses du mal auxquelles nous sommes, hélas, parfois accoutumés. C’est ce mal que le Seigneur nous demande de voir et de révéler, et c’est précisément le sens du mot apocalypse : révélation. La vérité déniche le mensonge, la justice débusque l’injustice, la lumière dénonce les ténèbres. Alors, pour mener ce combat, nous avons bien besoin de la grâce de Dieu.  

Frère Olivier-Marie Corre, dominicain 

prierdanslaville.org 26/11/2025


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On peut faire une autre lecture des paroles de Jésus sur les « fins dernières » (Luc 21: 20-28). Au lieu de les voir uniquement comme parlant de l’ultime venue du Christ, on peut les regarder comme nous parlant d’aujourd’hui, des grands moments de notre vie.

En effet, dans nos histoires personnelles, nous sommes confrontés à des situations où les « puissances des cieux sont ébranlées », où nos puissances des cieux sont ébranlées. Si tout changement implique une remise en cause, certaines mutations peuvent faire vaciller nos fondations. La perte d’un proche, une confiance trahie, l’abandon d’un cadre de vie habituel, l’annonce d’une maladie grave… Autant de situations humaines où la fin de notre monde semble alors sonner. 
Dans ces moments, le Christ nous le redit : il vient à notre rencontre, « avec grande puissance et grande gloire ». Alors, relevons la tête. Nous ne sommes pas seuls dans l’épreuve.

Frère Jacques-Benoît Rauscher,dominicain 

prièredanslaville.org  27/11/2025