... ou devons-nous en attendre un autre? »
Frères et sœurs, apprenons de Jean [ le Baptiste ] tapi dans sa prison, la vraie mesure des choses. Nos sacrifices, nos luttes ne prennent leur sens que mesurés au ciel. La terre est trop étroite pour contenir l’ampleur de nos combats les plus grands, de nos fidélités les plus dures. Nos efforts, nos chutes, nos redressements, bref tout cet armement nécessaire charrié par l’amour, tous ces efforts sans cesse à reprendre commandés par l’amour, tout cela n’a de sens que parce que Jésus doit venir. Nous ne devons en attendre ni d’autre, ni rien d’autre. Tous nos actes s’éclairent parce qu’un jour il viendra, pour juger les vivants et les morts. Alors nous connaîtrons le vrai poids, la vraie mesure de ce qui nous coûte parfois durement ici-bas, et qui pourtant nous fait vivre. Et plus rien de ce que nous aurons mis au crédit de l’amour n’aura été vain.
Frère Franck Dubois, dominicain
méditation sur Mt 11, 2-11

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire