20 décembre 2025

LA FOI APPELLE LA MISÉRICORDE

 


Il dépend de nous d'accompagner les bienfaits de Dieu


Aussi bien notre bonne volonté que l’accomplissement d’une action sont le fait du Seigneur en nous. Les commencements du salut donnés par don et grâce de Dieu ne suffisent pas s’ils ne sont menés à leur achèvement par sa même miséricorde et son secours chaque jour. En effet, ce n’est pas le libre arbitre, mais le Seigneur qui délie les enchaînés ; ce n’est pas notre vertu, mais le Seigneur qui redresse les accablés ; ce n’est pas la lecture attentive, mais le Seigneur qui ouvre les yeux des aveugles (Ps 145, 7-8) – ce qui en grec est dit : Le Seigneur rend sages les aveugles.

S’il revient à la grâce divine de nous fournir des occasions de salut, des suites favorables et la victoire, il dépend de nous, en revanche, d’accompagner les bienfaits de Dieu avec plus d’application ou de nonchalance. Cette disposition, nous la voyons exprimée de manière assez évidente dans la guérison des aveugles. Car si Jésus passe devant eux, c’est une grâce de la providence et du bon vouloir divins ; s’ils s’écrient : « Prends pitié de nous, fils de David ! » (Mt 9, 27), c’est l’œuvre de leur foi et de leur capacité à croire ; si leurs yeux recouvrent la vue, c’est un cadeau de la miséricorde divine.


Saint Jean Cassien († v. 435) moine à Marseille (France)

MAGNIFICAT

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