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| By Elanor Flamel |
Seul... La vie parfois nous met à terre, nous désarçonne. Nous met à bas de nos illusions, de nos certitudes, l'âme "collée à la poussière," (ps 118), là où "l'ennemi [...]foule au sol ma vie", là où "il me fait habiter les ténèbres avec les morts de jadis" (ps 142). Ce poids de mort que peut être le passé pèse à nos cœurs. La vie a goût de cendres, le nez dans sa poussière, seul, face à soi-même, dans ce désert.
Dernière illusion qui voudrait garder mes yeux au sol. Car seule, je n'y suis pas. Ce désert, le Christ 40 jours l'a habité. Il y a brisé les miroirs du mensonge, défait le tentateur et ses chimères. Ne reste au désert qu'un homme seul, et lui seul est la réalité. Dieu, "mon rocher", répètent les psaumes. Ce rocher est un homme. Un homme qui seul peut relever. Dieu qui me rejoint dans la poussière, dans la misère de mon désert. Il l'habite encore de sa victoire, de toute sa présence. "Je sais," répond-il à ma peine. "Viens." Et mes yeux enfin se lèvent, et sa vie emplit la mienne, me relève.
Seule, je ne le suis pas. Je ne l'ai jamais été. Il est là. Il l'a toujours été. Savoir en sa chair la vérité de ces mots.
"Je n'ai de repos qu'en Dieu seul" (ps 61). Sur toi seul me reposer, en toi seul reposer. Toi qui "me donnes d'habiter, Seigneur, seul, dans la confiance" (ps 4). Car toi seul es lumière. "Toi seul es Seigneur".
Méditation par Audrey, internaute
sur Matthieu chapitre 17, verset 8
careme.retraitedanslaville.org 16/03/2017


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