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« Toi, suis-moi ! »
La crise des vocations n'est pas inéluctable.
Chrétiens, prions pour les acteurs de la vie de l’Église. Si nous fermons les yeux, écrasés de timidités diverses, nous n’aurons demain que ces mêmes yeux pour pleurer.
Il n’en reste pas moins que la vocation au don total se décide dans le secret d’une âme, sans déléguer à quiconque le soin de servir l’Église. Encore faut-il que cette âme ait matière à décider.
Familles, si vous êtes chrétiennes, songez, presque égoïstement, à l’avenir chrétien de vos enfants et de vos petits-enfants. Après-demain, s’ils n’ont plus de religieux pour prier, ils ne connaîtront que le Ramadan et non plus le Carême ; s’ils n’ont plus de pères spirituels, ils seront concubins ou polygames comme tant de monde ; s’ils n’ont plus de prêtres, « en vingt ans, ils adoreront les bêtes », comme dit le curé d’Ars. Au terme, faute de pasteurs pour les enterrer, après avoir vécu comme des bêtes, ils mourront comme des chiens. Si vous ne voulez pas cela, priez pour que vos enfants aient envie de se donner à Dieu plutôt qu’à leur carrière ou à leur cocon. Se donner à Dieu vaut mieux, après tout, qu’une vie fondée sur le refus de s’engager, adolescence qui vieillit mal et fait tant de malheureux chez les meilleurs de nos jeunes.
« Toi, suis-moi ! » : tel est l’appel de Jésus, si pressant et si discret à la fois, qu’il suffit d’une oreille mi-close pour le dissiper. L’appel, il est pour moi et pas pour mon voisin. Je n’ai qu’une vie, elle s’apprête à n’être ni meilleure ni pire qu’une autre, mais c’est la mienne et elle ne sera belle que si elle est donnée. Le don de ma vie pour le salut des âmes, il est devant la Croix.
Est-ce Dieu qui a cessé d’appeler ou bien les appelés qui refusent de répondre ? (...)
En un sens, Dieu appelle toujours, mais beaucoup ne répondent pas ; il y a alors une déperdition considérable. En l’autre sens, Dieu semble en quelque sorte empêché d’appeler, du fait que les candidats ne sont pas dans les dispositions nécessaires pour entendre.
La crise des vocations n’est pas inéluctable !
Par Frère Thierry-Dominique Humbrech
famillechretienne.fr 16/04/2005 Numéro 1422
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Les yeux et les oreilles... Les disciples entendent la voix du Père, mais leurs yeux ne leur ont-ils pas déjà dit ce qu'est écouter la parole de Dieu? Moïse, Elie, sont là avec Jésus. Deux hommes qui ont reçu cette parole, parole avec laquelle ils ont fait "corps et vie", avec laquelle ils ont fait chair. Deux hommes qui l'ont transmise et qui, par elle, ont donné la vie. Tout le concret de ce qu'est écouter la parole, là, sous leurs yeux, sous les nôtres, dans les vies intenses et tourmentées de ces deux hommes dans la lumière.
(...) "Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu." Elle est là, sur la montagne, cette parole, vivante, incarnée, lumineuse, cet amour du Père fait chair. Ecouter Jésus, c'est le recevoir en nourriture. Une parole qui, très concrètement, charnellement, donne vie.
Extrait de la méditation par Audrey
sur la Transfiguration
carême.retraitedanslaville.org 15/03/2017
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