19 janvier 2016

VAS-Y, JE MARCHE À TES CÔTÉS






Abraham continue de marcher,  il a quitté sa terre  sans savoir où aller, mais où le Seigneur lui a dit d’aller. «  Il continue donc à marcher, parce qu’il croit en la Parole de Dieu, qui  l’a invité à quitter son pays. Et voilà que cet homme, âgé peut-être déjà de quatre-vingt-dix ans, regarde la terre que le Seigneur lui indique et croit. Abraham quitte sa terre avec une promesse ; et son parcours, tout entier tendu vers une promesse, est un modèle pour  notre parcours.  Dieu appelle Abraham  une personne, et de cette personne, il fait un peuple.
(...)  Dieu nous parle toujours au singulier, parce qu’il nous a créé à son image et à sa ressemblance. Il a parlé à Abraham et lui a fait une promesse, en l’invitant à quitter sa terre. Nous chrétiens, sommes appelés personnellement: aucun d’entre nous n’est chrétien par hasard! Aucun!
Il y a un appel  avec le nom, avec une promesse : Vas-y,  je suis avec toi! Je marche à tes côtés ». Et cela, Jésus le savait: lui aussi, dans les moments difficiles  il se tourne vers le Père.
Dieu nous accompagne, Dieu nous appelle par notre nom, il nous promet une descendance. Et ceci est  un peu la sécurité  du chrétien. Ce n’est pas un hasard, c’est un appel ! Un appel qui nous fait aller de l’avant. (...)
Mais on me dira: ‘Père, je suis un pécheur’…, mais nous le sommes tous ! Cela, on le sait déjà. Le problème n’est pas nos péchés, mais d’aller de l’avant avec le Seigneur,  en réalisant la promesse qu’il nous a faite, avec la promesse que nous serons féconds pour pouvoir dire aux autres que le Seigneur est avec nous, qu’Il nous a choisis et qu’Il ne nous laisse jamais seuls, jamais !

Le pape François  
Extraits de l'homélie sur Genèse 13 " L'appel d'Abraham", 25/06/2015
aleteia.org

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(...) Vole plutôt désarmé vers le pauvre. Une sobre douceur lui ouvrira les yeux. » (...) Doucement j’effleurai son manteau: « Lève-toi et mange ». La concision même. Mais l’autre se rendormit. Je réfléchis un peu. Au risque qu’il me prenne pour un ange benné, je me fis explicite, l’effleurant à nouveau : « autrement le chemin sera trop long ». Je compris alors qu’une grande douceur et quelque humilité vont à bout de bien des résistances. Clair, doux et précis : vous ferez des merveilles. Gagné par ma candeur, le zèle le reprit. Mon réveil en douceur lui fut des plus utiles. 
Plus tard, quand Elie reconnut dans la brise légère la parole de Dieu doucement murmurée, je crois que de mes ailes au doigté le plus fin le sublime prophète eut le bon souvenir.

Extrait de la méditation par frère Franck Dubois sur 1 Rois 19,1-8
signedanslabible.org 04/01/2016

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(...) Le Christ, lui, annonce une bonne nouvelle. Il est le point final des Écritures. Avec lui, tout est accompli. Or les aveugles continuent à ne pas voir, les prisonniers sont toujours en prison, les opprimés ploient sous le joug de ceux qui les exploitent Que pouvons-nous, croyants, apporter aux victimes de nos « civilisations » ? Plusieurs réponses sont possibles. D'abord, que l'Esprit est donné à tous ceux qui souffrent, pour les mettre en mesure d'utiliser ce qu'ils ont à subir pour, à partir de là, vivre de l'amour. Cela dit, ne nous démobilisons pas : l'action de Dieu en faveur des hommes passe par nous. La bonne nouvelle que nous avons à annoncer est que la vérité de l'homme est bien l'amour qu'il porte à ses semblables. Un amour efficace, qui peut s'armer de science et de technique, mais qui comporte toujours le respect et l'affection que nous devons à tous nos frères, fils de Dieu comme nous. Dans le Christ, Dieu vient épouser notre condition humaine totalement, jusqu'au pire. Dieu avec nous jusqu'au bout. Choisissons d'être avec lui sans réserve.

P. Marcel Domergue, jésuite
Croire.com

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