(...) Souvent, les signes forts sont plus éloquents que beaucoup de paroles. De tels gestes font partie intégrante du vocabulaire œcuménique du Saint-Père et rendent visible ce qui lui tient le plus à cœur. Le geste accompli par le pape François pendant sa visite à l’église patriarcale du Phanar à Constantinople, lorsqu’il s’est incliné devant le patriarche œcuménique Bartholomaios, lui demandant la bénédiction pour lui-même et pour l’Église de Rome, restera certainement gravé dans les mémoires. Ces gestes, qui s’inscrivent dans la tradition des papes précédents, traduisent dans la vie concrète une des convictions fondamentales selon laquelle « il n’existe pas de véritable œcuménisme sans conversion intérieure », conversion qui n’est pas d’abord celle des autres, mais la sienne propre, ce qui comporte la disponibilité à reconnaître de manière autocritique ses propres faiblesses et à admettre humblement ses propres péchés. Le pape François montre qu’il est un protagoniste crédible de cet œcuménisme de la conversion.
Selon la conviction du pape François, ces dimensions de l’effort œcuménique doivent précéder, tout en l’accompagnant constamment, l’autre dimension essentielle du cheminement œcuménique, définie comme l’œcuménisme de la vérité. C’est pourquoi le dialogue théologique se situe seulement à la seconde place dans l’engagement œcuménique. Le pape François l’a redit plusieurs fois, relativisant l’importance que revêt le dialogue théologique dans la recherche de l’unité, par exemple quand il a affirmé sans équivoque que l’unité des chrétiens « ne sera pas le fruit de discussions théoriques raffinées dans lesquelles chacun tentera de convaincre l’autre du bien-fondé de ses propres opinions. Le Fils de l’Homme viendra et il nous trouvera encore en train de discuter » (Homélie des vêpres de la solennité de la conversion de saint Paul apôtre, 25 janvier 2015).
Mgr Kurt Koch
La vision œcuménique du pape François 18/01/2016 (extrait)
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Lorsque nous sommes ensemble nous discernons mieux ce que l’Esprit saint dit aujourd’hui à l’Eglise dans notre monde si troublé. Ensemble, nous surmontons mieux la peur qui peut nous paralyser face à la violence, car le Ressuscité au milieu de nous nous remplit de sa confiance. Ensemble, nous recevons une lumière pour comprendre comment nous relier aux autres communautés religieuses, aux structures étatiques, à la culture sécularisée et aux besoins de la société civile.
(...) Remettons-nous toujours à nouveau à l’Ecole de la Parole de Dieu ! Lisons-la, méditons-la, prions-la ensemble en demandant à Dieu, comme Salomon, « un cœur qui écoute » ! (1 Rois 3,9). C’est la Parole qui a créé l’Eglise, c’est elle qui la renouvelle, c’est elle qui l’embellit, c’est elle qui lui donne son unité, dans la vérité et la charité, sources de vraie liberté. Qu’elle habite parmi nous dans toute sa richesse (Col. 3,16) !
Martin Hoegger, Communauté des Eglises chrétiennes dans le Canton de Vaud -CH
"Le vrai œcuménisme : d’abord des relations!" (extrait) novembre 2015

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