12 janvier 2016

LA PAIX VA DE PAIR AVEC LA JUSTICE



« Le vivre-ensemble pacifique entre des personnes appartenant à des religions différentes est possible, là où la liberté religieuse est reconnue et où la possibilité effective de collaborer à l’édification du bien commun, dans le respect réciproque de l’identité culturelle de chacun, est garantie », a déclaré le pape, après avoir mentionné les attentats terroristes qui ont marqué l’année 2015. Le pape a insisté sur le dialogue comme « meilleur antidote à l’individualisme si largement répandu dans la culture de notre temps ».

Extrait du discours du pape François au Corps diplomatique. 11/01/2016
zenit.org

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Toutes les religions, vécues authentiquement, génèrent la paix, et les croyants qui aspirent à vivre selon l'amour de Dieu sont appelés à devenir eux-mêmes porteurs de paix autour d'eux. Les événements tragiques en France et ailleurs stimulent les religions à se rapprocher plus encore : elles peuvent devenir une force de paix lorsqu'elles portent dans le monde un message commun, celui d'une fraternité universelle, possible au-delà des différences. En tant que chrétiens, nous croyons que le Christ est venu apporter et proclamer la paix. (...) Si la haine existe toujours, nous croyons qu'avec le Christ elle ne peut plus avoir le dernier mot. Il importe d'accueillir cette paix en nous, au plus profond de nous-mêmes. Ainsi, elle peut devenir notre vie.

Frère Aloïs, prieur de la communauté oecuménique de Taizé
Extrait de l'interview "Un climat d'humanité, responsabilité des chrétiens"
panorama janvier 2016

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Peut-on concevoir une paix qui ne soit pas en même temps l’expression d’une justice ? 
Le psalmiste ne le pense pas : « En ces jours justice fleurira et grande paix jusqu’à la fin des lunes » (Ps 72,7) ou « Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent » (Ps 85,11). Il n’est pas le seul : tout hébraïsant sait que le nom bien connu Shalom signifie Paix ou Salut, porte en soi une idée d’accomplissement et de perfection, mais aussi celle de payer, d’être à jour dans ses comptes.  Oui, depuis l’aube des temps bibliques, et des temps tout court, on sait qu’il n’y aura jamais de paix sans justice. Mais dira-t-on, que gagne-t-on à ce constat ? La paix est déjà une affaire compliquée, mais la justice l’est peut-être plus encore. L’avantage est que tout un chacun, s’il ne sait pas trop comment faire avancer cette paix qui le dépasse, a toujours une ou plusieurs occasions de faire progresser la justice, qui reste à sa portée. Prier, renoncer, s’humilier, donner, secourir, tout ce qui contribue en fait à offrir une plus large place à l’autre et au Tout-Autre, voilà quelques clés de la justice, et donc de la paix. Pas toujours à court terme, mais sans doute à moyen ou long terme. Qui ne voudrait aujourd’hui une paix qui s’appliquât au monde entier ? Non pas une paix très superficielle et individualiste, qui voudrait simplement écarter le dérangement et ne durera au mieux qu’un temps : ce dont notre monde a besoin, c’est d’une autre paix, une paix durable, une paix éternelle, la paix de Dieu qui va de pair avec la justice. En travaillant pour plus de justice dans nos familles, dans nos relations, dans nos voisinages, dans nos métiers, c’est cette paix de Dieu que nous construirons. 

Frère Hervé Ponsot, dominicain
in: "Pray for Peace", 14/12/2015
blog.aventdanslaville.org

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« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le     monde la donne. » Jn 14, 27
« Ce rêve n’est pas une utopie. Il n’est pas loyal de se passionner pour ce grand rêve de paix fraternelle collective sans prendre la ferme décision de s’engager personnellement dans l’aventure, en changeant quelque chose dans son propre cœur et dans sa vie, afin de contribuer à son ébauche de réalisation. ». 

Marguerite Hoppenot, fondatrice du mouvement international Sève
in " Cette Vie qui m’est donnée, la Bonne Nouvelle affrontée à l’actualité de l’histoire "


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