Chacun de nous peut se mettre à la place de l'aveugle [de Jéricho]. En effet nous souffrons tous d’une forme de cécité, une cécité spirituelle qui nous empêche de regarder la réalité telle qu’elle est réellement, telle que Dieu la voit. Il suffit de comparer la manière avec laquelle nous regardons les personnes autour de nous, de voir comme nous les jugeons si facilement pour comprendre que nos critères sont parfois loin de ce que nous propose Jésus dans l’Évangile. Or, comme cet aveugle qui n’avait aucun espoir de pouvoir un jour guérir par ses propres forces, nous n’avons pas non plus d’espoir de guérir de notre aveuglement spirituel si nous comptons seulement sur nos propres moyens. Voilà pourquoi nous devons faire nôtre cette prière de l’aveugle de Jéricho, pour recouvrer la vue: ["Seigneur, fais que je voie".]
Sachons aussi avoir la lucidité nécessaire pour être conscients qu’il y aura toujours autour de nous des incitations à regarder les choses avec les critères du monde et non ceux de Dieu, comme ces gens qui rabrouent l’aveugle et essaient de le faire taire. Changer nos critères n’est pas chose facile. Il faut de la persévérance, ne pas avoir peur de répéter la même prière. Mais si nous avons confiance en Jésus, alors nous pourrons commencer à voir, voir avec les yeux de l’amour qui trop souvent sont voilés à cause du péché. Nous verrons alors le monde de manière différente. Toutes les couleurs, toute la beauté qui se trouvent dans ce que Dieu fait nous apparaîtront alors.
Seigneur, ouvre mon cœur à ton amour. Que mon cœur de pierre devienne un cœur de chair, un cœur sensible, un cœur qui aime.
Seigneur, que ta manière de voir le monde devienne la mienne.
Extrait de la méditation écrite par Frère Jean Marie Fornerod, LC
sur Luc 18, 35-43: "L'aveugle de Jéricho"
catholique.org 16/11/2015
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" Je regarde ton monde au fond des yeux, mon Dieu, et je m'entête à louer ta Création, mon Dieu, en dépit de tout! "
Etty Hillesum (1914-1943), juive hollandaise victime d'Auschwitz.
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Prophétisée par le Bienheureux Pape Paul VI en 1975, la « civilisation de l’amour » est l’espérance d’une paix mondiale sur Terre où l’amour triompherait sur la mort. Repris par saint Jean Paul II, ce thème traverse toute la doctrine sociale de l’Église et se situe au centre de son dernier chapitre. Saint Jean Paul II nous y donne les clés pour vivre cette civilisation : « La personne humaine ne trouve pas sa réalisation complète tant qu’elle ne dépasse pas la logique du besoin pour se projeter dans celle de la gratuité et du don qui répond plus entièrement à son essence et à sa vocation communautaire ». Cela veut dire : sortir de l’individualisme pour mettre la charité au centre des rapports humains, vivre la solidarité, faire preuve de miséricorde et donner de son temps pour aimer les autres au quotidien. « La civilisation de l’amour attend la conversion des chrétiens », disait Paul VI.
Cette phrase de saint Jean Paul II, prononcée en 1999, peut sembler terriblement d’actualité aujourd’hui : « Face à cette culture de mort, notre responsabilité de chrétiens doit s’exprimer par la ‘nouvelle évangélisation’, dont la civilisation de l’amour est l’un des fruits les plus importants ».
Tout un programme pour les années à venir.
Marie Lorne, journaliste
"L’espérance d’une civilisation où l’amour l’emporterait sur la mort" (extrait)
21/11/2015
fr.aleteia.org
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" Je regarde ton monde au fond des yeux, mon Dieu, et je m'entête à louer ta Création, mon Dieu, en dépit de tout! "
Etty Hillesum (1914-1943), juive hollandaise victime d'Auschwitz.
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Prophétisée par le Bienheureux Pape Paul VI en 1975, la « civilisation de l’amour » est l’espérance d’une paix mondiale sur Terre où l’amour triompherait sur la mort. Repris par saint Jean Paul II, ce thème traverse toute la doctrine sociale de l’Église et se situe au centre de son dernier chapitre. Saint Jean Paul II nous y donne les clés pour vivre cette civilisation : « La personne humaine ne trouve pas sa réalisation complète tant qu’elle ne dépasse pas la logique du besoin pour se projeter dans celle de la gratuité et du don qui répond plus entièrement à son essence et à sa vocation communautaire ». Cela veut dire : sortir de l’individualisme pour mettre la charité au centre des rapports humains, vivre la solidarité, faire preuve de miséricorde et donner de son temps pour aimer les autres au quotidien. « La civilisation de l’amour attend la conversion des chrétiens », disait Paul VI.
Cette phrase de saint Jean Paul II, prononcée en 1999, peut sembler terriblement d’actualité aujourd’hui : « Face à cette culture de mort, notre responsabilité de chrétiens doit s’exprimer par la ‘nouvelle évangélisation’, dont la civilisation de l’amour est l’un des fruits les plus importants ».
Tout un programme pour les années à venir.
Marie Lorne, journaliste
"L’espérance d’une civilisation où l’amour l’emporterait sur la mort" (extrait)
21/11/2015
fr.aleteia.org

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