10 décembre 2015

SOIF DE QUELQUE CHOSE DE MIEUX


Image du film de Yann Arthus-Bertrand

L'amour ne peut habiter qu'un coeur de pauvre, pauvre de son " moi-centre ", de son égocentrisme. Hélas, beaucoup de gens n'en connaissent pas le secret. Et cependant tous les êtres sont habités par des soifs: soif d'exister davantage, d'être libre, d'aimer et d'être aimé, de créer, soif de fraternité, de lumière aussi...
Toutes ces soifs de plus-être, qui sont les soifs intimes de l'homme, sont, en réalité, des soifs de Dieu qui ne disent pas leur nom. Et j'ose dire que celui qui est fidèle à la soif qui l'habite est déjà fidèle à Dieu sans le savoir.
"À celui qui a soif, je donnerai à boire de l'eau en abondance."
"Si tu savais le don de Dieu!"

Marguerite Ph. Hoppenot, 1900-2010, fondatrice
In " L'homme est une histoire sacrée ", éd. Le Livre ouvert, 2015

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Si l'Église arrivait à se présenter de façon adéquate, non-idéologique mais pratique, les gens dans leur grande soif se tourneraient tout aussi facilement vers elle. Un spécialiste des média dans la région notait il y a déjà plus de dix ans : "Les gens posent de très bonnes questions, mais l'Église tient un langage qui rejoint de moins en moins le niveau où les questions sont posées ; elle passe à côté, et c'est là tout le tragique".
(...) L'intérêt de l'expression " l'espace Jésus ", c'est qu'elle serre de près une expérience, elle est descriptive. Et surtout elle est utile et pratique là où j'essaie de rencontrer l'autre : le Juif, le bouddhiste, l'agnostique. Je découvre que chacun vit à partir d'un espace spirituel : et la rencontre se fait d'espace à espace. Mon expérience m'a rendu à l'évidence qu'avec cette catégorie, on évite toute approche dure, réductrice de l'autre : les "espaces" se touchent, se recouvrent même, ne se réduisent jamais l'un à l'autre mais dans la mesure où ils se rencontrent, ils peuvent m'interpeller comme interpeller l'autre, nous enrichir mutuellement et provoquer de nouveaux questionnements, élargissant l'espace premier et unique dans lequel l'un et l'autre vivent.

Benoît Standaert, moine bénédictin belge, bibliste
croire.com  03/12/2015

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Jésus, j’aimerais que tous les hommes t’offrent leurs mains, leurs pieds, leur intelligence, leur cœur, pour aller travailler à la moisson. La moisson est abondante et beaucoup de nos frères meurent de faim, meurent d’ennui, ils ne te connaissent pas. Accepte l’offrande de ma vie, de ce pain de mon pauvre sol, qu’il soit riche et nourrissant pour les hommes qui ont faim de toi. Que le témoignage de ma vie puisse les ramener au pain de la vie éternelle et que je puisse prier tous les soirs avec l’Église : « Fais germer et grandir jusqu’à la moisson la semence du Royaume des cieux que nous avons jetée en terre par le travail de cette journée ».

Extrait de la méditation écrite par Frère Roger Villegas, LC
catholique.org 05/12/2015


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