| Les Petits Frères des Pauvres |
(...) Une Église en
gestation à l'image de Marie n'a pas la prétention de détenir la clé de
tous les problèmes. Mais elle peut humblement rappeler au monde de ce
temps que finalement c'est le souci du pauvre qui fait les sociétés
vraiment humaines, et cela dans la mesure où les plus démunis désignent
le meilleur de la vocation humaine qui est de se dépasser.
(...) Penser l’Église
comme réalité vivante en gestation ne transforme pas le témoignage
chrétien en long fleuve tranquille ou en marche victorieuse.
(...)
J'ai la conviction que ce que nous vivons aujourd'hui est un
bouleversement bien plus radical que ce que certains ont cru voir dans
les grandes cassures que furent la Révolution Française, la crise du
début du XXe siècle (avec la séparation de l’Église et de l’État) ou
encore les tourments de l'après Vatican II. Car ce bouleversement est
celui non d'abord de l’Église mais celui d'une civilisation. L’Église
n'est pas une île. Elle partage les convulsions d'un monde que les
révolutions technologiques ont transformé radicalement.
(...) En
réalité, il est possible que ces évolutions rapides et parfois
déroutantes, contribuent à la disparition de certains écrans, voire de
certains obstacles que nous avons construits, ou surtout dont nous avons
hérité de la longue marche de l’Église au long des siècles. Dans ce
contexte, sans peur, ce qui nous est peut-être demandé avant tout :
c'est de veiller à ce que les petits ne périssent pas sous les
décombres.
(...) Il nous faut peut-être consentir comme Marie à
l'Annonciation, à être dérangés par ce que ce qui émerge aujourd'hui
sous nos yeux, plus même, non seulement à être dérangés mais à ce que
parfois, ce qui arrive suscite en nous des formes de nausées.
Il nous faut consentir à ce que certains vivent l'impatience alors que d'autres trouvent que cela va trop vite.
Il nous faut consentir à ce que la nouveauté prenne son autonomie par rapport à nos désirs de contrôler.
Cela
invite à lire les Écritures, en jouant avec ces expériences et cela
pour vivre vraiment la réponse de Marie à l'ange qui a guidé toute ma
réflexion: "Que ta Parole s'accomplisse en moi, je suis la Servante du
Seigneur".
F. Patrick Prétot, osb, Institut Supérieur de Liturgie, Institut Catholique de Paris, Directeur de la Maison Dieu.
Extraits de " Avent : l'Eglise en gestation " 13/10/2015
croire.com
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(...) Et « quand un pauvre crie, Dieu entend. Il le sauve de toutes ses angoisses ». Toujours. Je suis vraiment croyant quand, dans une situation délicate, dans laquelle je risquais de me fourvoyer, je deviens humble, pauvre comme David.
Ma peur m’a fait crier vers le Seigneur, mais plus forte que la peur, c’est le cri de ma grande confiance. Et le Seigneur m'a répondu. Rarement comme je l'aurais imaginé. Il me montre alors que parmi des milliards d'autres humains, il prend soin de ma petite personne. « En fait, disent les maîtres spirituels, tant que tu n'as pas crié, tu n'as pas vraiment prié. » Et lorsqu'il a répondu à ton cri, tu peux dire comme David : « Je bénirai le Seigneur en tout temps », de nuit comme de jour. « Sa louange sans cesse à mes lèvres », dans le bonheur ou dans les épreuves.
Nicolas Rousselot, Jésuite
Extrait de la méditation du 15/12/2015
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