20 décembre 2015

DIEU VIENT... JUSQUE DANS NOS OBSCURITÉS


Image Reza Degathi, Afghan
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« Tu étais au-dedans de moi, et c’est au-dehors que je te cherchais », découvre saint Augustin. 
Il me visite, l’Astre d’en haut. Il me visite. Le lieu de sa venue, c’est moi, si je le veux bien. Au cœur de moi-même, peut-être fait-il nuit ? Peut-être la laideur de quelques blessures me fait honte et je voudrais voir Dieu ailleurs qu’en ce lieu-là, afin qu’Il n’y pénètre pas ? Je cherche la meilleure face de moi-même, et c’est là que je veux bien l’accueillir, fièrement. Rappelons-nous alors que la joie de Dieu est de descendre au plus bas, au plus sombre. 
Ce n’est pas voyeurisme de sa part, ni intrusion dans ma vie, c’est que Dieu me propose de me guérir, de me sauver, de me mettre sur pied, tout entier ! Il ne vient pas pour la partie de moi qui va bien, mais surtout pour celle qui va moins bien. À quoi servirait sa lumière, si elle n’atteignait pas ma nuit ?
Ainsi, Dieu vient au plus bas de nous-mêmes, jusque dans nos obscurités. Prenons le chemin de nos obscurités, dans la foi et l’espérance, non pour nous y asseoir seuls et en pleurs, mais pour ouvrir cet endroit précis à la venue de Dieu, à la venue de sa vie. Sans crainte, laissons-le s’installer là.

Extrait de la méditation d'Anne Orcel, salésienne de Don Bosco
"Lui qui forme le cœur de chacun, 
qui pénètre toutes leurs actions."  (Ps 32,15)
signedanslabible.org 09/12/2015

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Qui croit qu’il a besoin de Dieu et qu’il vit de la vie de Dieu ? Qui croit que Jésus a pris notre chair, pour qu’elle soit illuminée de la sienne, et ravivée de sa Lumière ? Dans les rues, les lumières de Noël n’évoquent pas seulement la fête populaire que nous aimons. Elles disent que nous voulons être des enfants de lumière et rayonner de la lumière de Dieu. Ne serait-ce que parce que certains coins du monde, parfois tout près de chez nous, sont plongés dans l’obscurité, dans l’injustice, dans la détresse, dans la haine et dans la mort. Ces coins du monde, et ces coins de chez nous ont besoin que nous portions de la lumière. Mais nous-mêmes, d’abord, avons besoin de croire que Dieu a envoyé sa lumière et que sans cette lumière, nous marchons les yeux collés au sol. Nous errons, et tôt ou tard, nous crions : « quel est le sens de ma vie ? »

Frère Philippe Jaillot, dominicain, producteur du Jour du Seigneur
Extrait du billet du 18/12/2015

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« Vous qui peinez sous le poids du fardeau ». Prenons le temps de réfléchir en dialoguant avec le Christ : quel est actuellement mon fardeau ? Suis-je découragé par un défaut personnel, sous la pression du regard des autres, sous le stress des attentes professionnelles, sous la souffrance de la maladie ou d’une situation difficile ? Partageons nos fardeaux avec Jésus, racontons-lui ce qui rend notre cœur lourd.
« Vous trouverez le repos pour votre âme ». Jésus nous montre le chemin pour ce repos de l’âme : « Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur ». C’est la voie de l’humilité, de l’acceptation de notre petitesse, de l’abandon dans les mains du Père, de la confiance de l’enfant.
« Ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles ; ils déploient comme des ailes d’aigles, ils courent sans se lasser, ils marchent sans se fatiguer » (Isaïe 40, 25-31). En sachant qu’avec lui nous pouvons tout faire et sans lui nous ne pouvons rien, en sachant que nos vies sont dans ses mains, en comptant sur sa grâce, en lâchant prise, nous éprouvons une paix profonde que nous ne trouvons pas ailleurs. Le vrai repos nous le trouverons seulement en lui. Très souvent nous cherchons du repos dans les choses futiles. Saint Augustin disait : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en toi » (Les Confessions).

Extrait de la méditation écrite par Renata Denogean
catholique.org 09/12/2015

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