19 décembre 2015

LE CHEMIN DE LA SAINTETÉ


Mère Teresa de Calcutta, zenit.org

"Ma réaction à chaud pour la nouvelle de la canonisation de Mère Teresa a été de joie. A mon avis, la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta est la sœur spirituelle de saint Jean-Paul II. C’est comme saint Benoît et sainte Scholastique, François et Claire, sainte François de Sales et sainte Jeanne-Françoise de Chantal, etc.
Ce serait providentiel que le pape François proclame Mère Teresa comme sainte. Le pape a écrit son splendide texte Evangelii gaudium : Mère Teresa en est la missionnaire, la missionnaire de la charité joyeuse. 
Les trois caractéristiques que Mère Teresa demande, pour elle-même et pour ses sœurs, sont : l’abandon total, la confiance amoureuse et la joie (cheerfulness). La joie d’appartenir et d’être aimée et partager cette joie par les œuvres de miséricorde, qui, comme saint Jean-Paul II l’a enseigné – et le pape François l’a repris –, est la façon la plus élevée de pratiquer la charité. »

Mgr Francesco Follo, Observateur permanent du Saint-Siège à l’UNESCO, à Paris, 
"Prochaine canonisation de Mère Teresa"
zenit.org 18/12/2015

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(...) Il ne s’agit pas tant de « mettre son énergie à faire des saints » que de travailler chacun à sa propre sainteté. Il ne faudrait pas consacrer « plus d’efforts » à canoniser des fondateurs et des confrères qu’à « imiter » leurs « exemples » et leurs « vertus », qui sont justement passées au crible des théologiens au cours des causes de canonisation.
Il existe une sainteté « ordinaire ». Le prédicateur cite le musicien français Charles Gounod, que l’on n’attendrait pas dans ce registre : « Une goutte de sainteté vaut plus qu’un océan de génie. » Une sainteté à l’école des Béatitudes : « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. »

Raniero Cantalamessa, prédicateur 
Méditation de l'Avent 11/12/2015 (extrait)
en-avant-tous-sur-le-chemin-de-la-sainteté
zenit.org

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« Qui ne voudrait avoir la force de courir cette formidable aventure ? Car la sainteté est une aventure, elle est même la seule aventure. Cette aventure n’est pas exempte de soubresauts, de luttes. Elle n’est pas non plus débarrassée de doutes, car notre vue humaine ne comprend pas toujours où Dieu veut nous mener. Le travail que Dieu fait en nous (…) est rarement ce que nous attendons. Presque toujours l’Esprit-Saint nous semble agir à rebours, perdre du temps. Si le morceau de fer pouvait concevoir la lime qui le dégrossit, quelle rage et quel ennui ! C’est pourtant ainsi que Dieu nous use ».

Georges Bernanos 1888-1948
in "Dialogue des carmélites" Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2015
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