2 novembre 2015

LES SAINTS SONT TOUS CONTAGIEUX



Thérèse de Lisieux interprétant Jeanne-d'Arc


(...) L'oubli ou le rejet du Ciel - c'est-à-dire de l'au-delà de la mort - est la raison la plus profonde de la désespérance du monde actuel. Si la mort n'est que la mort, je me flingue... Ce qui donne de tenir, c'est de savoir que toutes ces horreurs ne sont que provisoires: dans ma propre existence, il n'y a aucune épreuve qui soit éternelle. Tôt ou tard, il y a ce Ciel où il n'y a plus l'ombre du mal et donc de la souffrance: c'est la victoire totale de l'amour sur la haine, de la vie sur la mort. On a un avenir fabuleux! Si la mort n'est qu'un mur de béton qui occulte cet horizon du ciel, tu vas tôt ou tard t'écrabouiller dessus. C'est comme passer sa vie, dans une grande ville, à marcher en ne regardant que ses pieds sur le bitume alors que le ciel est plein d'étoiles.
La Toussaint, c'est une fenêtre ouverte sur le Ciel. Tu vois l'humanité dans sa pure splendeur. Tu réalise que la Croix du Christ a porté des fruits en plénitude et en abondance. C'est le trophée de la gloire du Christ, notre humanité dans toute sa splendeur originelle - cela devrait nous donner une joie incomparable ! Et quand tu penses que tous les péchés possibles et imaginables ont été commis par ces saints, c'est très réconfortant. Il y a des saints adultères, des saints meurtriers... Je ne pense pas que le premier des saints caninisés par Jésus Lui-même, le Bon Larron, avait un casier judiciaire vierge! Ce sont tous des pécheurs qui se sont laissés pardonner. Ce ne sont pas des anges, ce sont des frères de chair et de sang. (...) 
Les saints sont au milieu de nous, toujours présents. Le Ciel n'est pas un lieu de villégiature où on se désintéresse de la Terre, au contraire. Cela a été l'une des intuitions fulgurantes de Thérèse de Lisieux: "Après ma mort, je pourrai être partout à la fois, partout où on m'appellera, je viendrai"

P. Daniel-Ange, prêtre, écrivain, missionnaire de la jeunesse
Extrait de l'interview "Les saints sont tous contagieux!"
famillechretienne.fr  octobre 2014 

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Ceux qui sont heureux ne sont pas ceux qui recherchent le plus de richesse, de plaisir et de pouvoir. Ce sont ceux qui savent vivre la sagesse de l’Évangile, et qui ont compris que sans effort, sans sacrifice, il n’y a pas de véritable bonheur possible, tant que nous sommes dans ce monde. C’est l’un des mystères de la condition humaine : à vouloir éviter à tout prix le sacrifice, on se retrouve avec une vie insipide, une vie qui perd son sens. Pour trouver le bonheur, il faut passer par ce qui, en apparence, s’y oppose. Savoir accepter la croix dans notre vie est une condition indispensable pour trouver la paix de l’âme et la véritable joie.

Extrait de la méditation par Frère Jean Marie Fornerod, LC
catholique.org 01/11/2015

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