25 novembre 2015

CHOISIS LA VIE !


Image: hozana.org

(...) La politique éducative en France fait l’impasse sur l’héritage chrétien et accélère son effacement. « Ce n’est pas une guerre de civilisation, a affirmé François Hollande, car les terroristes djihadistes n’ont pas de civilisation ».
Mais en vertu de quoi la République actuelle peut-être prétendre au titre de civilisation ?
La France de François Hollande, c’est un art de vivre que le monde nous envie. Mais c’est aussi celle des lois libertaires : euthanasie active, avortements facilités, fragilisation de l’assise familiale de la société. Peut-on encore légitimement parler de civilisation ici ?
Personne ne doute que l’État islamique soit privé de toute qualité pour prétendre au titre de civilisation ; est-il pour autant certain que nous puissions si facilement la revendiquer unilatéralement ? Si « ce n’est pas une guerre de civilisation », ce n’est peut-être pas seulement parce que « les terroristes djihadistes n’ont pas de civilisation » ; il se peut que la République, telle qu’elle se comprend et s’affiche aujourd’hui, ne remplisse plus entièrement les conditions nécessaires au titre de civilisation.(...)
« En quoi notre mode de vie peut-il provoquer une agression aussi barbare ? », se demandait le cardinal Vingt-Trois. Reformulons autrement la question: notre manière de vivre le christianisme a-t-elle contribué en quelque chose à provoquer cette violence ? L’islam est apparu dans des terres marquées par les divisions et l’hérésie (nestorianisme, monophysisme, arianisme) ; il a avancé en Afrique du Nord dans des terres tombées auparavant aux mains des Vandales ariens. Il n’a arrêté son avance que devant les chrétiens qui professaient la foi des apôtres. (...) Que nous manifeste la présence de l’islam aujourd’hui ? Peut-être aussi notre infidélité à l’Évangile.
C’est à la lumière de ce dernier que le cardinal Vingt-Trois nous invite à interpréter les temps que nous traversons : « Les événements dramatiques ou terrifiants de l’histoire humaine peuvent être interprétés et compris comme des signes adressés à tous. ‘Lorsque vous verrez cela, sachez que le Fils de l’Homme est proche de votre porte’, nous dit l’évangile (Marc 13,29). Cette capacité d’interpréter l’histoire n’est pas une façon de nier la réalité. Elle est une façon de découvrir que l’histoire a un sens. Elle annonce quelqu’un qui frappe à notre porte, à chacune de nos portes. Ce quelqu’un, c’est le Christ. Ainsi nous ne pouvons pas nous arrêter aux malheurs de la vie ni aux souffrances que nous endurons, comme si cela n’avait aucun sens. À travers eux, nous pouvons découvrir que Dieu frappe à notre porte et veut nous appeler encore à la vie, nous ouvrir les chemins de la vie. Cette espérance, nous devons la porter et en témoigner comme un réconfort pour ceux qui souffrent et comme un appel pour tous à vérifier les vraies valeurs de sa vie ».

Grégory Solari, essayiste et éditeur suisse
Le blog Ecclesia hébergé par La Croix.
faire-eglise.blogs.la-croix.com 

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Prenez garde aux faux prophètes. Seigneur, tu sais bien à quel point notre civilisation actuelle veut être efficace, rentable, dynamique et à quelle vitesse elle se jette sur les fausses espérances que lui fait miroiter sa conception d’un futur enchanteur, mais qui te tourne le dos, d’un futur libre par rapport à toi, un futur qui utilisera ce que tu donnes mais sans toi ! L’homme d’aujourd’hui est pris dans le tourbillon du relativisme. Il a bien souvent perdu le sens de l’absolu. Tu nous mets en garde contre ces prophètes qui ne parlent que de jours meilleurs et anesthésient notre attention et notre conscience. Seigneur, que toutes ces inventions et découvertes en tout genre ne nous enivrent pas de leurs faux espoirs.

Extrait de la méditation écrite par Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi
catholique.org 24/11/2015

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Nous n’avons pas de liberté absolue, nous ne pouvons pas choisir tout ce que nous désirerions. Et nous ne pouvons pas choisir de n’avoir aucune obligation. Mais nous avons la liberté de choisir qui nous suivons : moi-même avec mes faiblesses et mes aveuglements, une autre personne qui malgré tous ses succès est au fond aussi faible que moi, ou Jésus-Christ, Dieu fait homme, qui s’est donné pour moi jusqu’à mourir, qui me sera toujours fidèle et ne cessera jamais de m’accompagner, qui est le Chemin, la Vérité et la Vie, plein d’amour et de miséricorde.

Extrait de la méditation écrite par Anne-Marie Terrenoir, consacrée de Regnum Christi
catholique.org 22/11/2015

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