26 novembre 2015

OÙ PUISER DU COURAGE?



La fuite en Égypte

Nous traversons souvent des périodes de grand découragement. Dieu n’est plus là, il paraît nous abandonner… La présence de Dieu n’est pas d’ordre émotionnel ou ressenti, c’est une expérience de foi. Dieu ne fait pas de va-et-vient dans nos vies, il ne joue pas avec l’homme. Il est toujours là. Avoir la foi, c’est entrer dans un autre regard. Cela ne dépend pas de nos états d’âme, qui sont de l’ordre de notre fragilité humaine. Dieu est plus grand que notre fragilité, et ce n’est pas parce que je ne le ressens pas qu’il n’est pas là. L’amour de Dieu ne dépend pas de ce que je ressens. 
(...) Le découragement est de l’ordre de la psychologie humaine, pas de l’ordre de la foi. On ne se décourage que parce qu’on se regarde. Ce qui définit la vie spirituelle, c’est l’entrée dans un chemin où le Christ, qui donne la foi et l’amour, est central. Thérèse de Lisieux disait que le découragement est une forme d’orgueil. 
Quand on mise tout sur le Christ, on ne peut pas se décourager. Car l’amour reçu de Dieu donne la force d’agir, c’est un puissant moteur d’énergie, c’est la respiration de l’homme. Cet amour donne sens à la vie et rend tout possible.
(...) La vraie force est de se savoir faible, d’abandonner notre faiblesse dans les mains de Dieu et de faire ainsi l’expérience de sa miséricorde. Nous sommes tous lâches, pitoyables, mais Dieu nous demande de faire confiance et il vient ainsi habiter notre misère. Voilà ce qu’est l’Incarnation. D’ailleurs, on le sait bien. Quand nous traversons de grandes épreuves, quand nous ressentons de grandes souffrances, nous sentons bien que si nous sommes profondément unis au Christ, ces souffrances sont tenables. Nous communions aux souffrances de Jésus sur la Croix. Dans l’épreuve la plus cruelle, être uni à Dieu rend tout supportable. "Si tu souffres pour Dieu et pour Dieu seul, cette souffrance ne te fait pas de mal et ne t’est pas pesante, car Dieu porte le fardeau", écrivait maître Eckhart (Sermon 2).
(...) Quand on souffre avec Jésus, c’est Lui qui porte le fardeau. Tous nos drames sont le lieu de Dieu, et le vrai courage, c’est d’avoir peur et d’agir quand même, malgré notre lâcheté, portés par cet amour. À partir de là, on peut faire face, surmonter ses peurs, on peut agir, supporter l’injustice, la calomnie, l’ingratitude, on peut accueillir les événements tels qu’ils sont, sans violence intérieure. Cette grâce nous convertit, nous ouvre à l’humilité, à la patience envers soi-même et envers les autres. Nous devenons courageux. 

Élyane Casalonga, théologienne
Extraits de "Où puiser du courage?" 17/06/2014
croire.com

*****

Le vivant est situé dans l’attente de la surprise, toujours, disponible au jaillissement de l’inattendu attendu ; en état de recevoir, disposé pour entendre, ouvert pour comprendre, préparé à accueillir.
Endossons (...) une foi insatiable dans la Parole de Dieu qui nous révèle un Dieu d’amour, une espérance à toute épreuve dans sa miséricorde et son salut, et une charité infatigable et universelle pour « vouloir aimer » et se faire le prochain du plus éloigné. Ne sois pas effrayé, c’est déjà ce que tu vis et c’est ce qui te fait fils de lumière ! « Non, il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d'Israël. Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage, se tient près de toi. Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper, ni la lune, durant la nuit. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ta vie » (Ps 120, 4-7).

Frère Jean-Pierre Brice Olivier, dominicain
Extrait de la méditation sur les "Fils de la lumière", Thess 5, 5-8
Signe dans la Bible 25/11/2015

*****

" Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.
" Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine.
" Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.
" Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre.
" Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité.
" Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte.
" Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent.
" Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.
" Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur.
" Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse.
" J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter…
" Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés."

L'Abbé Pierre


Aucun commentaire: