Dieu nous sauve gratuitement. Il n'attend pas de nous des mérites, des efforts… La morale chrétienne, les bonnes actions que nous
pouvons faire ne sont pas des conditions préalables à la bonté de Dieu, c'est un remerciement de notre
part à Dieu.
C'est parce que nous sommes sauvés que
nous avons envie de remercier Dieu en étant le plus justes possible, et pas l'inverse,
comme on le pense souvent. Ce n'est pas très neuf, l'Evangile le dit volontiers.
Jésus
dit : "Je ne suis pas venu pour
juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé". Jn, 3. C'est écrit noir sur blanc. Et plus loin, au
chapitre 17, alors que Pierre vient de le trahir et que Judas vient de le
vendre, Jésus
dit à son Père : "Ils ont gardé ta Parole", il
prend leur défense.
Il nous fait confiance, il est sûr de
nous alors même que
nous ne sommes pas sûrs de
lui. (...)
La gratuité de
Dieu, cela veut dire que c'est pour rien. Vous n'aimez pas vos enfants pour
qu'ils prennent soin de vous plus tard, quand vous serez vieux. Vous les aimez
pour rien, parce qu'ils sont là et
que leur existence justifie la vôtre.
Je pense que l'amour de Dieu est du même ordre, sans condition. La meilleure preuve,
c'est qu'il choisit d'être du
côté des coupables pour que
tous les coupables puissent croire que l'amour de Dieu pour les coupables est
sans condition. [La gratuité de Dieu] est plus tangible qu'ailleurs dans l'univers
carcéral. Je ne suis pas aumônier, à chacun sa place, mais je suis convaincue
que des gens font un chemin de vérité en prison, s'ils sont
accompagnés et
s'ils ont une relation possible avec une personne de confiance, qui peut être l'aumônier, un soignant, une
personne de leur famille. Des gens font
un chemin de vérité, et ce chemin a clairement quelque chose à voir avec l'Evangile, et certains savent
très bien que le Christ est de leur côté, du côté des coupables, d'autant plus qu'eux-mêmes sont coupables.
Quand on voit des gens grandir, s'épanouir, être heureux, on est témoin de la grâce de Dieu qui les aide à vivre. Même en prison. Dans et
hors de la prison, il y a les mêmes
gens.
La grâce de
Dieu, c'est très
simple. C'est accepter d'être
accepté par
Dieu. Cela demande beaucoup d'humilité. Etre simple, être ce qu'on est, ne pas vouloir être autre chose que ce
qu'on est, profiter de la présence
des autres, d'être là avec eux, sans se
projeter dans ce qu'on va faire demain, sans regretter ce qu'on a fait hier.
Une attitude de l'ordre de la reconnaissance et de l'émerveillement. [...] Le mot-clé, c'est la présence. Quand on est présent aux autres, on est
présent à soi-même, et non l'inverse.
C'est dans la relation aux autres qu'on est présent à soi-même. Par exemple il ne faut pas attendre de
s'aimer soi-même
pour aimer les autres. C'est en aimant l'autre qu'on aura quelque chance de
s'aimer soi-même.
Anne Lécu, dominicaine, théologienne, médecin de prison, répond aux questions de Sophie de Villeneuve
dans l'émission
"Mille questions à la foi" sur Radio Notre-Dame.
Marie porte à chacun de nous le don immense qu'est Jésus, et avec lui son amour, sa paix et sa joie. Ainsi est l'Eglise, qui n’est pas un commerce, une organisation humanitaire ou une ONG, mais qui a le mandat de diffuser le Christ et l'Evangile.
Qu'elle soit forte ou faible, grande ou petite, ce n'est pas elle-même qu'elle apporte mais Jésus, comme le fit Marie à Elisabeth. C'est Jésus que Marie porta à Elisabeth. Si par malheur il advenait que l'Eglise n'apporte plus Jésus, elle serait morte. Son devoir est de diffuser la force et l'amour de Jésus.
Pape François
Audience générale, 23 octobre 2013
*****
C'est Jésus que Marie porta à Elisabeth
Marie est modèle de charité. En rendant visite à Elisabeth, elle n'a pas seulement aidé matériellement sa parente mais elle lui a apporté Jésus vivant en son sein. Cela signifiait apporter la joie, une joie pleine... la joie qui vient de Jésus et de l'Esprit, qui s'exprime dans la charité gratuite, dans le partage et l'entraide, dans la compréhension de l'autre.Marie porte à chacun de nous le don immense qu'est Jésus, et avec lui son amour, sa paix et sa joie. Ainsi est l'Eglise, qui n’est pas un commerce, une organisation humanitaire ou une ONG, mais qui a le mandat de diffuser le Christ et l'Evangile.
Qu'elle soit forte ou faible, grande ou petite, ce n'est pas elle-même qu'elle apporte mais Jésus, comme le fit Marie à Elisabeth. C'est Jésus que Marie porta à Elisabeth. Si par malheur il advenait que l'Eglise n'apporte plus Jésus, elle serait morte. Son devoir est de diffuser la force et l'amour de Jésus.
Pape François
Audience générale, 23 octobre 2013

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire