Voilà pour
toi, Marthe, une parole apaisante. Tu es bénie dans ton service, et tu auras
comme récompense le repos que tu désires. Maintenant tu es occupée par mille soins : tu
donnes la nourriture nécessaire à la vie mortelle des hommes, même s'il s'agit
des saints. Mais lorsque tu seras parvenue dans la patrie qui est au bout de
notre route, trouveras-tu des étrangers à recevoir, des affamés à qui donner à
manger, des assoiffés à qui donner à boire, des malades à visiter, des
querelleurs à réconcilier, des morts à ensevelir ? Il n'y aura plus rien de
tout cela.
Qu'est-ce que nous y
trouverons ? Là-haut tu trouveras ce que Marie a choisi, car là-haut nous
serons nourris sans devoir donner à manger. Là-haut s'accomplira parfaitement
ce que Marie a choisi ici-bas quand elle ne ramassait que les miettes qui
tombaient de l'abondance de la table du Verbe de Dieu. Veux-tu savoir ce qu'il
y aura là-haut ? Le Seigneur le dit quand il parle de ses serviteurs : « En
vérité, je vous le dis : le maître les fera s'asseoir à table, et passant de
l'un à l'autre, il les servira » (Lc 12,37).
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon
levangileauquotidien
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