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| Crans-Montana, Suisse, le 1er janvier 2016 |
La souffrance devient un espace de solidarité
Le Livre de Job est un des grands livres de la Bible. Il peut rejoindre chacun, croyant en Dieu ou non, car il tourne autour de la question du mal et de la souffrance de l’innocent. Cette souffrance nous parait d’autant plus scandaleuse, à vues humaines, si l’on croit en Dieu. Comment un Dieu bon peut-il permettre cela ? Le théologien péruvien Gustavo Gutierrez, auteur d’un livre intitulé Job. Parler de Dieu à partir de la souffrance de l’innocent, écrit : « Depuis des siècles, la figure de Job clame le mystère de la souffrance de l’innocent face à Dieu. Car Job est un croyant rebelle. Rebelle à la souffrance innocente, à une théologie qui la justifie et même à l’image de Dieu que présente cette théologie. La douleur humaine est le terrain dur et exigeant sur lequel se joue le langage sur Dieu, et c’est elle qui en assure la portée universelle ».
Job ne livre pas l’explication de l’origine de la souffrance ; il incarne plutôt une expérience où la douleur fait naître une réponse face à l’énigme du mal : la souffrance devient un espace de solidarité, où l’homme partage la condition douloureuse de son frère et s’humanise dans la compassion.
Quand l’angoisse est là et que les ennemis semblent se multiplier, le cœur se tourne vers le Seigneur pour trouver protection et force. La prière devient refuge et repos, un souffle de confiance qui soutient l’âme au milieu des épreuves. Même dans la détresse, la présence de Dieu éclaire et relève celui qui s’abandonne à lui.
Frère Jean-Jacques Pérennès, dominicain
Prier dans la Ville et l'École biblique de Jérusalem

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