2 mars 2017

L'OISEAU BLANC DE L'ESPRIT EN NOUS




Au début de l’ère industrielle, la face sombre de la modernité s’exprime avec toute sa violence, la pauvreté est endémique, l’exode est massif. L’être humain dont la vie était, récemment encore, scandée par les rythmes de la Nature et de l’année liturgique, l’être humain, qui avait encore un rapport symbolique à un Univers vivant, se retrouve jeté dans l’enfer des mines, de la pollution et de l’anonymat. Le mythe du progrès né avec les « Lumières » se trouve être, en réalité, une plongée dans un puits glauque plein de pétrole et de charbon. L’Ancien Monde s’effondre et avec lui la tension vers l’infini, la vie au service d’un plus grand que soi.
Notre partie animale enfermée dans le labyrinthe de notre psyché demande à être transmutée, à être transformée par la Grâce de l’Esprit en oiseau libre et blanc. Or la société consumériste et matérialiste l’empêche de sortir de son labyrinthe. En tant que collectivité, nous sommes, à présent, prisonniers du labyrinthe infernal de la consommation et de l’exaltation de nos pulsions à des fins mercantiles. Nous avons rejeté toute notion du Beau, du Bien, et la quête de la Vérité est plus que jamais inaccessible, lointaine, comme cet horizon qui s’échappe sans cesse. Fatalité ? Non, il nous appartient de reconquérir ce dont les marchands et l’athéisme nous ont privés : le désir et la volonté de répondre à l’appel du Christ.
À chacun de retrouver le chemin qui mène vers le centre de son cœur, là où l’oiseau blanc de l’Esprit déploie ses ailes. À chacun de se remettre à l’écoute de la voix de Dieu qui chuchote en lui. À chacun de faire voler en éclats les murs intérieurs qui l’emprisonnent et de résister à l’abrutissement ambiant afin de se libérer et de participer à la libération du monde. À chacun d’être le sel de notre temps.

Sébastien Morgan, chroniqueur
Extrait de « Nous avons rejeté toute notion du Beau, du Bien et la quête de la Vérité »
aleteia.org 20/02/2017

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(...) Comment peut-on arriver à cet amour, à cette liberté et à cette paix et pouvoir les vivre de pleine joie au quotidien, et surtout savoir les partager ?
Dieu est Dieu de partage et d’amour. Il ne fait aucune différence entre les hommes. Quand Il a créé l’humanité à son image, Il a pris une poignée de sable, une poignée qui contient des graines de toutes les couleurs, comme un arc-en-ciel, des rouges, des jaunes, des blanches… car Il est Dieu de toute l’humanité et à cette humanité Il a donné la liberté. Mais de quelle liberté parle-t-on ? Cette liberté « falsifiée » qui, au nom des droits de l’Homme,  va tuer sauvagement ses frères ?
Non, cette liberté inhumaine c’est la liberté des faibles, des démunis, des prisonniers des autres. La liberté dont je parle est celle que j’ai acquise par la prière, la seule arme dont je dispose pour dépasser tous les obstacles de la vie. Je prie pour dépasser la peur, le doute, pour dépasser ma faiblesse. La prière nourrit ma liberté, cette liberté d’amour et d’amitié, seul chemin pour avoir la paix intérieure et pouvoir vivre le bonheur en société.
Regardons autour de nous, pourquoi se met-on tout le temps à critiquer ces jeunes délinquants, ces désorientés de la société et pourquoi ne remonte-t-on pas à la source pour comprendre leur situation ?
Car en cherchant bien, on trouvera que cette jeunesse-là est en manque d’amour et de soutien, d’affection et de compréhension. Elle a perdu la clef du bonheur, la clef de la sérénité.
Personne n’est mauvais, on le devient. Mais si on fait bon usage de la liberté que Dieu nous a donnée, on ne peut que récolter amour, amitié et justice en ce bas monde et vivre une paix profonde et un bonheur inégal, avant de le vivre pleinement dans notre vie éternelle.

Père Raafat, prêtre de la paroisse Notre-Dame de Damas.
Extrait de son témoignage:
La prière, la seule arme pour dépasser tous les obstacles de la vie »
aleteia.org 20/02/2017

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