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| " Les cicatrices .. . " Elanor Flamel |
Le silence est mur érigé autour de soi, armure qui ne protège pas des coups. Le silence pour seule réponse à la violence, quand la chair saigne et crie sans un mot.
La carapace se fend de l'intérieur. Se perce dans cette seconde peau, comme aveuglée d'être trop portée, cette souffrance sourde où le Christ un jour se révèle. Il l'habitait depuis toujours. Avec lui vaincre la peur, faire ce pas, cette mise à nu sans possible retour. Avec lui qui enveloppe de sa tendresse la blessure qui se rouvre d'être dite, la douleur intacte comme au premier jour.
La nudité est chemin d'abandon entre les mains du Père. Chemin que l'on ne peut faire seul, mais poussé par l'Esprit, offert au Fils dont la croix se dresse, arbre de Vie, sur l'horizon. Et là est la bénédiction.
Oui, consentir à ce chemin, en sachant que l'on n'y avance pas seul. "Je suis avec toi", répète Dieu à Moïse, à Jacob, à Jérémie, à tant d'autres, à chacun de nous. La chair du Christ en croix nous redit ces mots, en silence, en souffrance.
Que notre chaîne de prière porte toutes les souffrances qui ne se sont pas dites.
Commentaire par Audrey
sur Gn, 3, 7
careme.marchedanslaville.org 07/03/2017
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| " .... et la vie reçue, donnée." Elanor Flamel |
Lorsque nous contemplons Jésus ressuscité qui porte les plaies de sa passion, qui porte les plaies de sa mort, de sa crucifixion, cela ouvre pour nous un chemin. Simplement, il ne faut pas vouloir et rêver que notre humanité soit une humanité sans cicatrices, sans blessures. Nous porterons nos échecs toute notre vie. Mais lorsque nous mettons nos mains dans les plaies du Christ, dans les plaies de sa passion, alors nous découvrons que là où il y a eu échec et souffrance, Dieu a ouvert un passage, un passage d’amour, un passage de vie.
Il faut donc renoncer à avoir une sorte de paix artificielle qui serait une paix sans épreuve.Il faut accepter d’entrer, par la passion du Christ, par les plaies du Christ dans un chemin de vie, dans un chemin d’amour, dans une grande aventure.
Même les lieux de nos échecs peuvent devenir des lieux de passage de vie, car notre Dieu est tout-puissant.
Extrait de la 5ème méditation de carême de Mgr Jérôme Beau, Évêque Auxiliaire de Paris
mavocation.org 10/03/2017


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