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| Marie et Marthe |
Marthe et Marie, ce sont les deux dimensions de notre vie intérieure. Marthe, Marthe, c'est la dimension de notre vie par raquelle nous sommes au coeur du monde: nous devons "faire" quelque chose pour Dieu, pour nos frères. Nous devons "servir". Soyez "serviteurs", disait Jésus.
Et Marie, c'est cette autre dimension de notre vie, où il faut être présent à Dieu pour servir avec Dieu. Il faut que ces deux soeurs de Lazare soient toutes les deux bien existantes dans une relation qui n'est pas réversible.
Il faut qu'elles soient bien existantes, car une vie soirituelle qui ne se transcrit pas dans un service, c'est inutile. Et un service qui monopolise tellement la personne que, finalement, je ne suis plus que "ça", c'est stérile. Ce ne sera de Dieu que si cela est vécu d'abord au pied de Dieu. (...) Donc, il faut d'abord que Marie soit aux pieds du Seigneur. Il faut d'abord ce temps de prière, d'écoute, de démission, de gratuité, d'inutilité, de silence. C'est indispensable. C'est la meilleur part. Il ne faut pas la lui enlever. Si vous enlevez cela, il n'y a plus d'oeuvre spirituelle.
Et puis il faut Marthe. Non pas une Marthe qui s'agite et qui s'inquiète comme si tout dépendait d'elle et qui n'a plus qu'un seul souci, celui de bien faire ou de faire ce qu'elle doit faire... Non, il faut une Marthe qui soit la soeur de Marie et qui cesse de dire au Seigneur: "Dis à Marie de venir m'aider", et qui comprenne qu'elle, elle a le service à prendre en charge, mais pas comme une agitée.
La menace, c'est que petit à petit il n'y ait plus que deux "Marthe" tellement il y a de choses à faire et que, "Marie" ayant disparu, le Seigneur disparaisse aussi: l'oeuvre est devenue humaine et n'a plus de valeur spirituelle.
Il faut apprendre à ne pas se laisser déborder par tout ce qu'on me demande de faire, ou tout ce qui est à faire, mais d'abord prendre la première part: "Seigneur, que veux-tu que je fase ?"
Homélie du Père Jean van den Eynde
printemps 1990
Mouvement Sève, bulletin n°215
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Seigneur, tu sais bien que la réponse à ces questions n’est pas celle que notre sensibilité et notre cœur livrés à eux-mêmes peuvent nous susurrer. Si l’Esprit Saint ne vient pas à notre aide, nous sommes comme des aveugles incapables de dépasser les obstacles. Seigneur, accorde-nous la grâce du discernement que tu souhaites pour chacun d’entre nous.
Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi
24/02/2017

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