17 janvier 2016

LE LIVRE DU PAPE FRANÇOIS






« Le nom de Dieu est miséricorde » : le livre du pape François - le titre autographe du pape en couverture - est publié ce 12 janvier dans 86 pays,  en France aux éditions Laffont/Presses de la Renaissance (168 pp. 15 €)
Voici quelques passages rassemblés sous cet aspect du témoignage de la miséricorde:
«J'espère que le jubilé extraordinaire fera émerger, de plus en plus, le visage d'une Église qui redécouvre le ventre maternel de la miséricorde, et qu'elle ira à la rencontre des nombreux «blessés» qui ont besoin d'écoute, de compréhension, de pardon et d'amour.»
(...)
Il cite aussi le futur pape Jean-Paul Ier : « Et que dire de l’homélie avec laquelle Albino Luciani a inauguré son épiscopat à Vittorio Veneto, en soutenant que le choix était tombé sur lui parce que certaines choses, au lieu de les écrire dans le bronze ou le marbre, le Seigneur préférait les écrire dans la poussière : de sorte que, si l’écriture restait, il aurait été clair que le mérite en revenait entièrement, et uniquement, à Dieu. Lui, l’évêque, le futur pape Jean-Paul Ier, se définissait comme « poussière ». 
Témoin de la miséricorde par excellence, saint Pierre, le « premier pape » : « Je pense toujours à ce que Pierre a dit à Jésus le dimanche de sa résurrection, quand il l’a rencontré seul. Une rencontre à laquelle fait allusion l’évangéliste (Luc 24, 34). Qu’est-ce que Simon a bien pu dire au Messie qui venait de ressusciter du tombeau ? Peut-être Lui a-t-il dit qu’il se sentait un pécheur ? Peut-être a-t-il pensé au reniement, à ce qui s’était passé quelques jours auparavant quand, par trois fois, il avait feint de ne pas Le reconnaître, dans la cour de la maison du grand prêtre ? Peut-être a-t-il pensé à ses larmes amères et publiques. Si Pierre a fait cela, si les Évangiles nous décrivent son péché, son reniement et si, malgré tout cela, Jésus lui a dit : « Pais  mes agneaux » (Jn, 21, 16), je ne crois pas que l’on doive s’étonner si ses successeurs aussi se définissent comme des « pécheurs » Ce n’est pas une nouveauté. »
Le pape se présente lui-même comme « miséricordié » toute sa vie: « Le pape est un homme qui a besoin de la miséricorde de Dieu. Je l’ai dit sincèrement, y compris devant les détenus de Palmasola, en Bolivie, devant ces hommes et ces femmes qui m’ont accueilli avec chaleur. Je leur ai rappelé que saint Pierre et saint Paul aussi avaient été des prisonniers. J’ai une relation spéciale avec ceux qui vivent en prison, privés de leur liberté. J’ai toujours été très attaché à eux, justement à cause de la conscience que j’ai d’être un pécheur. Chaque fois que je franchis le seuil d’une prison, pour une célébration ou pour une visite, je me demande toujours : pourquoi eux et pas moi ? Je devrais être ici, je mériterais d’y être. Leurs chutes auraient pu être les miennes, je ne me sens pas meilleur que ceux qui sont en face de moi. Et je me retrouve donc en train de répéter et de crier : pourquoi lui et pas moi ? Cela peut scandaliser, mais je me console avec Pierre : il avait renié Jésus, et il a quand même été choisi. »

Extrait de la présentation par aleteia.org

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