24 janvier 2016

LA DOUCEUR ÉVANGÉLIQUE






(...) À 19 ans il [François de Sales] est saisi par une forte crise d’angoisse et de désespoir, jusqu’à en perdre le sommeil. Dans le contexte de la Réforme, la question de la prédestination agite alors la réflexion théologique. François est persuadé d’être exclu pour toujours de l’amitié de Dieu, d’être damné.Devant la statue de la Vierge, en l’église Notre-Dame des Grès à Paris, il [François de Sales] prononce cet acte d’abandon : « Quoi qu’il arrive… je vous aimerai Seigneur, au moins en cette vie s’il ne m’est pas permis de vous aimer dans la vie éternelle ; j’espérerai toujours en votre miséricorde. » Il fait le choix du pur amour.
La liberté de François de Sales est le fruit de cette libération intérieure. Lui qui a fait l’expérience de la miséricorde, il peut être témoin de la miséricorde. Cette expérience fondatrice façonnait déjà celui que l’on nommera « le Docteur de l’Amour divin et de la douceur évangélique » et marquera toute sa vie et son œuvre.

Mgr Yves Boivineau
Evêque d’Annecy
www.eglise.catholique.fr. 

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« Je voudrais inviter toutes les personnes de bonne volonté à redécouvrir le pouvoir de la miséricorde de guérir les relations déchirées, et de ramener la paix et l’harmonie entre les familles et dans les communautés. Nous savons tous de quelle manière les vieilles blessures et les ressentiments peuvent piéger les personnes et les empêcher de communiquer et de se réconcilier. Et ceci vaut aussi pour les relations entre les peuples. Dans tous ces cas, la miséricorde est capable de créer une nouvelle manière de parler et de dialoguer. Le pardon des offenses devient l’expression la plus manifeste de l’amour miséricordieux et pour nous chrétiens, c’est un impératif auquel nous ne pouvons pas nous soustraire. (...)
Cependant, le pardon est rare et bien souvent, il nous semble difficile de pardonner ! » constate le pape. Il demande à ne pas oublier que « le pardon est le moyen déposé dans nos mains fragiles pour atteindre la paix du cœur : se défaire de la rancœur, de la colère, de la violence et de la vengeance, est la condition nécessaire pour vivre heureux. »
Accueillons donc la demande de l’apôtre : « Que le soleil ne se couche pas sur votre colère » (Ep 4, 26), appelle le pape François. « Écoutons surtout la parole de Jésus qui a établi la miséricorde comme idéal de vie, et comme critère de crédibilité de notre foi : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7). C’est la béatitude qui doit susciter notre engagement tout particulier en cette Année Sainte. »

Extraits du tweet du pape François, 22/01/2016
Journée mondiale des communications sociales 2016,
zenit.org

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(...) Ce n’est qu’à partir de la compassion que nous pourrons alors faire grâce à celui qui nous a blessés, de près ou de loin. En n’oubliant jamais que lorsque nous sommes incapables de pardonner, nous allumons en nous un foyer de haine. Nous nous contaminons. Nous ouvrons la porte au mal, dans sa forme la plus dangereuse et la plus crispée : le refus d’aimer son prochain. (...) C’est tout ce que je me répète au seuil de cette nouvelle année, d’avoir la force d’oublier les griefs qu’on m’a faits, ou du moins qu’il me semble qu’on m’a faits.  Car il ne peut y avoir de miséricorde sans capacité au pardon. Comme il ne peut pas y avoir de pardon à autrui s’il n’y a pas d’examen de conscience qui nous conduise à reconnaître que nous ne pouvons pas jeter la première pierre, ni même la deuxième ou la centième, parce que nous n’appartenons pas à ceux qui n’ont jamais péché. (...)

Christiane Rancé, écrivain
Extrait de "Miséricorde"
blog.pollen.croire.com 10/01/2016

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