Miséricorde signifie avoir un cœur (cor en latin) qui bat pour les pauvres (miseri ), une compassion en actes, une proximité bienveillante chargée de tendresse pour ceux qui souffrent : « Aller à la rencontre de chacun en lui offrant la bonté et la tendresse de Dieu ! », dit encore le pape. La tâche est immense et urgente. Mais elle est magnifique : « Par la miséricorde envers le prochain, tu ressembles à Dieu », disait saint Basile, dans le droit fil de l’Evangile. Alors, belle marche de l’Avent !
P. Jacques Nieuviarts, conseiller éditorial de Prions en Église
Extrait de la newsletter du 01/12/2015
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Etre pauvre de coeur , c'est être simple , sans prétention , sans orgueil ! Le pauvre de coeur connaît ses limites devant Dieu et devant les hommes , il attend tout de la miséricorde et de l’amour de Dieu . Ce qu’il fait , il le fait simplement parce qu’il aime et non parce qu’il veut se montrer ou en recevoir quelques bénéfices ! Le pauvre de coeur est humble.
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Nous sommes arrivés au seuil du Jubilé. Devant nous, la porte, la grande porte de la miséricorde de Dieu – et c’est une belle porte, celle-là ! – qui accueille notre repentir en offrant la grâce de son pardon. (...) Profitons de ce moment qui vient et franchissons le seuil de cette miséricorde de Dieu qui ne se lasse jamais de pardonner, qui ne se lasse jamais de nous attendre ! Il nous regarde, il est toujours à côté de nous. Courage ! Entrons par cette porte !
(...) Le Seigneur ne force jamais la porte : lui aussi, il demande la permission d’entrer. (...) Imaginons le Seigneur qui frappe à la porte de notre cœur ! Il y a des endroits dans le monde où l’on ne ferme pas les portes à clé, il y en a encore. Mais il y en a beaucoup où les portes blindées sont devenues normales. Nous ne devons pas nous résigner à l’idée de devoir appliquer ce système à toute notre vie, à la vie de famille, de la ville, de la société. Et encore moins à la vie de l’Église. Ce serait terrible. Pas de porte blindée dans l’Église, aucune ! Tout ouvert !
La gestion symbolique des « portes » – des seuils, des passages, des frontières – est devenue cruciale. La porte doit garder, certes, mais pas repousser. La porte ne doit pas être forcée, au contraire, on demande la permission, parce que l’hospitalité resplendit dans la liberté de l’accueil et s’obscurcit dans l’arrogance de l’invasion. La porte s’ouvre fréquemment, pour voir s’il y a quelqu’un dehors qui attend et qui n’a peut-être pas le courage, peut-être même pas la force de frapper. Ces gens ont perdu confiance, ils n’ont pas le courage de frapper à la porte de notre cœur chrétien, aux portes de nos églises… Et ils sont là, ils n’ont pas le courage, nous leur avons enlevé leur confiance : s’il vous plaît, que cela ne se produise jamais. (...)
La Sainte Famille de Nazareth sait bien ce que signifie une porte ouverte ou fermée, pour ceux qui attendent un enfant, ceux qui n’ont pas de refuge, ceux qui doivent échapper au danger. Que les familles chrétiennes fassent du seuil de leur maison un signe, petit et grand, de la porte de la miséricorde et de l’accueil de Dieu. C’est précisément ainsi que l’Église devra être reconnue, dans tous les coins de la terre : comme la gardienne d’un Dieu qui frappe à la porte, comme l’accueil d’un Dieu qui ne te ferme pas la porte au nez, avec l’excuse que tu n’es pas de la maison.
Extraits de la catéchèse du pape François 18/11/2015
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