3 septembre 2014

CROIRE À L'IMPOSSIBLE



By Éric Vautherin, peintre d'art sacrö, Drôme

(...)
Lorsque nos pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes, ce n’est pas seulement une bourde. C’est un rejet de Dieu, c’est une coupure de la Vie. Quand nous mettons-nous dans cette attitude de mort? Lorsque nous refusons de porter la croix.
Refuser de porter sa croix, c’est voir dans les échecs, les souffrances, les maladies, les accidents, la mort de ceux qu’on aime, la victoire de l’absurde, de l’injustice, de la violence. Voilà pourquoi, il y a là quelque chose de satanique: refuser de porter sa croix à la suite du Christ, c’est refuser que Dieu entretienne en nous le goût de vivre, malgré toutes les adversités. Porter sa croix, au contraire, c’est croire follement qu’avec l’échec, le malheur, la mort, se trouve mystérieusement, non pas une impasse, mais un passage. C’est croire à l’impossible. C’est croire que la vie est plus forte que la mort.
(...)
Cette séduction de la grâce, ce lancinant appel à chercher Dieu, envers et contre tout, malgré toutes les épreuves et les rebuffades, les désillusions et les moments de désert et d’angoisse, tout cela constitue le cœur de l’expérience de tous les chercheurs de Dieu. [cf. Épîtres de Paul ] La rencontre de Dieu est une mise en route qui nous entraîne bien au-delà de ce que nous aurions pu imaginer ou concevoir.
Mais ce n’est pas une logique de mort ! Non, pour Jésus, il s’agit de saisir à pleines mains ce désir de vivre, mais non une vie limitée à nos petites perspectives humaines, mais à pas moins que l’infini de la vie divine. Quand on sait que Dieu nous appelle à la vie et à la vie en plénitude, il devient impossible de dire: je ne penserai plus à lui. Il s’impose à nous.
Portons nos croix avec la confiance paradoxale que les épreuves, les malheurs ne sont pas des lieux où la vie est violemment absente, injustement et définitivement expulsée,
Acceptons de découvrir que le Seigneur reste à tout jamais le Dieu de la vie jusque, et y compris, nos chemins de croix.

sources: InfoCatho.be
aleteia.org

*****

Sur les pièces de monnaie des Etats-Unis, figure l'inscription : “In God We Trust” (Nous mettons notre confiance en Dieu). Si des athées ont redoublé d'efforts pour faire supprimer cette inscription, bon nombre d'Américains souhaitent la conserver.
Il est difficile de savoir si cette devise est un réel besoin de l'âme pour ceux et celles qui la proclament. Y a-t-il un vrai besoin de s'appuyer sur Dieu ?
On a constaté un surcroît d'assiduité dans les lieux de culte et de prière tout de suite après une catastrophe. Mais qu'advient-il par la suite ? Dès que les peurs s'atténuent, beaucoup reprennent leurs activités comme s'il ne s'était rien passé. Cet élan vers Dieu qui semble naturel, était-il seulement intuitif, superstitieux ? Recourir à la religion peut quelquefois rassurer des personnes angoissées devant la réalité de l'épreuve. Toutefois, cela n'est pas véritablement la foi et la confiance en Dieu.
De tout temps, des croyants ont placé leur confiance en Dieu et ils n'ont jamais été déçus. La foi n'est pas une vague croyance, mais la connaissance personnelle d'un Dieu qui s'est révélé en Jésus Christ. Il n'est pas un Dieu lointain, mais il veut partager notre vie. Il désire être proche de tous les hommes pour leur parler, et pour écouter ceux qui s'adressent à lui. La foi, expression de la confiance en Dieu, place le croyant dans une position de dépendance heureuse envers Dieu. Elle apporte confiance et paix du cœur à ceux qui sont dans la crainte.


epufrance.com

Aucun commentaire: