2 septembre 2014

QUI PEUT SE DIRE BON?



Christ, cathédrale de Chartres (détail)


Cet été, nous sommes tous, en quelque sorte, devenus des chrétiens d'Irak. Nous avons fait du "noun", d'une lettre de haine, un symbole de foi et de solidarité. Leur foi, leur fidélité, leur abnégation nous ont rappelé à notre foi, parfois tiède, parfois confortable. Car, au fond, qui est vraiment prêt à tout perdre, au sens propre, au nom de sa foi ?
Chaque actualité, chaque nouvelle, bonne ou mauvaise, nous rappelle que nous avons des frères et des sœurs dans cette partie du monde, qui souffrent et qui meurent. Cela nous rappelle de "faire pour les autres ce que l'on aimerait que les autres fassent pour nous"...
Et si nous étions un chrétien de Mossoul ou de Qaraqosh, avec une femme et des enfants ?
Et si nous étions un Yezidi dans les montagnes du Sinjar, souffrant de faim et  de soif, avec les membres de notre famille ?
Et si ? Et si ? Et si ?...

aleteia.org newsletter 02/09/2014 (extrait)

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Dû au fait de l’origine pastorale du peuple hébreu, la métaphore du berger parcourt l’ensemble de la Bible, le plus souvent pour désigner Dieu le pasteur par excellence : ainsi dans le psaume 23 ou chez Isaïe. Lorsqu’il reprendra pour lui-même dans l’évangile de Jean cette désignation, Jésus se fera donc implicitement l’égal de Dieu, une revendication exprimée sous d’autres formes ailleurs, par exemple dans le pouvoir de pardonner les péchés.
Mais Jésus n’est pas seulement le berger, il est le « bon » berger.
Il faut comprendre cette affirmation en lien avec l’Ancien Testament, en particulier le passage du livre d’Ézéchiel proposé à notre méditation. Il y est question de mauvais bergers, ou plus précisément de « bergers pour eux-mêmes » : ce sont tous ceux qui ont des responsabilités dans et pour le peuple et qui ne visent en définitive que leurs profits. Ils sont de toutes les époques, et plusieurs « affaires » nous le rappellent chaque année : c’est dire que la situation ne va pas changer soudainement demain. Mais c’est dire aussi et surtout que, si l’on veut être à son tour, dans sa famille, dans son entourage, dans son entreprise ou ailleurs encore en fonction de nos responsabilités un bon berger, le meilleur et sans doute le seul modèle est Jésus lui-même : aucun autre ne peut se dire vraiment « bon » !

Frère Hervé Ponsot, dominicain
couvent de Lille
La méditation :Ézechiel 34, 1-17
Signe dans la Bible

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Jésus, le Fils de Dieu fait homme, a passé la plus grande partie de sa vie à vivre une vie normale, dans la pauvreté, la simplicité et le silence de Nazareth. On voudrait parfois faire des choses extraordinaires, de grandes œuvres, faire beaucoup de bruit ; mais Jésus nous enseigne la valeur des petites choses, de la vie ordinaire vécue avec amour et dévouement. Le fruit spirituel de ce que nous faisons ne dépend pas de ce que nous faisons, mais de l’amour avec lequel nous le faisons. Comme dit saint Jean de la Croix : « La moindre parcelle de pur amour est plus précieuse à Dieu, plus profitable à l’Église, que toutes les autres œuvres ensemble ».

catholique.org 
extrait de méditation quotidienne

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