17 janvier 2014

LA VÉRITÉ ET LA LIBERTÉ RELIGIEUSE




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La tolérance religieuse existe dans de nombreux pays, mais elle n'engage pas beaucoup car elle demeure limitée dans son champ d'action. Il est nécessaire de passer de la tolérance à la liberté religieuse car, en dépit des divergences humaines et religieuses un rayon de vérité illumine tous les hommes[1]. 
Nous savons bien que la vérité hors de Dieu n'existe pas comme un en soi. Elle serait alors une idole.
La vérité ne peut se développer que dans l'altérité qui ouvre à Dieu qui veut faire connaître sa propre altérité à travers et dans mes frères humains.
Ainsi, il ne convient pas d'affirmer de manière excluante : 'je possède la vérité'. La vérité n'est possédée par personne, mais elle est toujours un don qui nous appelle à un cheminement d'assimilation toujours plus profonde à la vérité. La vérité ne peut être connue et vécue que dans la liberté, c'est pourquoi, nous ne pouvons pas imposer la vérité à l'autre ; la vérité se dévoile seulement dans la rencontre d'amour.
La saine laïcité, en revanche, signifie libérer la croyance du poids de la politique et enrichir la politique par les apports de la croyance, en maintenant la nécessaire distance, la claire distinction et l'indispensable collaboration entre les deux.
Aucune société ne peut se développer sainement sans affirmer le respect réciproque entre politique et religion en évitant la tentation constante du mélange ou de l'opposition.
Le rapport approprié se fonde, avant toute chose, sur la nature de l'homme - sur une saine anthropologie donc - et sur le respect total de ses droits inaliénables.
(...)
Une telle laïcité saine garantit à la politique d'opérer sans instrumentaliser la religion, et à la religion de vivre librement sans s'alourdir du politique dicté par l'intérêt, et quelquefois peu conforme, voire même contraire, à la croyance. Le défi constitué par la relation entre le politique et le religieux peut être relevé avec patience et courage par une formation humaine et religieuse adéquate.
Il faut rappeler continuellement la place de Dieu dans la vie personnelle, familiale et civile, et la juste place de l'homme dans le dessein de Dieu.
Et surtout à cette fin, il faut prier davantage.

[1] Cf. Vatican II, Déclaration sur les relations de l'Église avec les religions non chrétiennes, Nostra aetate, n. 2.

BENOIT XVI, Exhortation apostolique Ecclesia in Medio Oriente,
14 septembre 2012, § 27
In mariedenazareth.com

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