Le gros problème de l’humanité à l’égard du plan de salut de Dieu, c'est que nous n’avons rien demandé. Dieu n’est pas attendu, Dieu ne trouve pas sa place, nous ne voulons rien de lui. À cela se mêle le postulat de la tolérance : de la même manière que, en vertu de la tolérance, on doit rester indifférent à l’égard de son prochain, en particulier s’il se trouve dans l’erreur, ainsi je ne permets à personne de s’intéresser à mes affaires - y compris à un serviteur de Dieu.
Dieu n’est pas tolérant. Dieu est un brasier d’amour
envers nous. Notre souffrance et notre errance ne le laissent pas indifférent. Il ne tolère pas l’injustice et encore moins le mensonge, qui nomme
"culture" ce qui est décadence et "loisir",
ce qui est perversion. Une mère attend-elle que le petit
enfant tombe dans un piège et qu’il demande son aide, avant de s’en occuper ? Ne le prévient-elle pas ? Et ce que la
Providence nous réserve, que cela nous plaise ou
non, peut-être en avons-nous à tirer avantage !
Un autre écueil nous vient du rationalisme
: le plan de Dieu passe au crible de nos critères
et jugements. En d’autres termes, je me fais juge
à la place de Dieu. Un
jugement, qui en tant que tel a toujours une touche de définitif, s’il est prématuré est souvent incomplet : il n’y a pas eu de jugement du jugement, de jugement réfléchi à la lumière de Dieu. Aux humbles, Dieu
donne la sagesse, c’est à dire la capacité de capter avec plus de
simplicité les éléments, qui permettront d’évaluer ce qui est juste et vrai ; ils seront plus aptes au
discernement. Les sages et les savants, en échange,
auront parfois des pensées si compliquées, qu’ils seront incapables de
saisir ce qui est simple et de se rapprocher de celui qui est la Simplicité même, Dieu un et trinitaire.
Le Seigneur a une mission pour chacun de nous, il nous
appelle chacun par notre nom pour le suivre, avec nos qualités et nos défauts. Il a une mission pour
nous et, pour sa réalisation, nous sommes
irremplaçables, puisque mon voisin ne
pourra la faire à ma place. Je suis le seul à pouvoir répondre à cet appel du Christ.
Jésus n’avait pas besoin d’autres hommes pour réaliser ce qu’ Il est venu faire sur la terre, mais Il a voulu que nous participions à sa mission. Il est bien le seul et unique sauveur, mais qui ne réalise pas sa tâche tout seul. Jean Baptiste, les apôtres, Marie ... et chacun de nous, nous sommes appelés à faire connaître Jésus. Comme dit le Baptiste, nous ne sommes même pas dignes de défaire ses sandales ; et pourtant Il a voulu nous prendre à ses côtés.
catholique.org
2 commentaires:
Ces textes sont assez pessimistes, dans le sens où le monde trop agité tourne à l'envers, rien ne va plus...etc. Au contraire, je pense que les individus ont plus de conscience qu'autrefois (les droits de l'homme, l'abolition de la peine de mort, de la torture, de l'esclavage, la protection des enfants, des animaux, de la nature, l'effort social et sanitaire entre autres). Dans la majorité du monde, la vie est certainement plus agréable maintenant qu'au Moyen Age, sans évoquer la sagesse des nations évoluées qui ne rentreront plus dans les grandes guerres fratricides du siècle dernier.
Ne partagez-vous pas cette constatation?
Votre commentaire me semble venir à point en regard du message d'aujourd'hui. Merci!
Si, je partage votre constatation! Le progrès social est indéniable. Mais le problème que je souligne souvent à travers le choix des textes est celui de la dégradation du sens moral individuel.(Tant de divorces, le non-respect de l'autre, la criminalité en hausse sous toutes ses formes...) N'y a-t-il pas là un phénomène de cause à effet? La société a pris en charge la "qualité de vie " de l'individu, excellente démarche en soi, mais qui risque de délester ce dernier de sa responsabilité morale, il réagit par l'égoïsme, gentiment nommé égocentrisme, créant en lui ce mal de vivre qui le mène parfois jusqu'au suicide, acte si rare autrefois, si fréquent aujourd'hui.
C'est là que la foi chrétienne en un Dieu aimant intervient. "Dieu t'aime, tu es unique à ses yeux." Il a un plan précis pour ta vie, Il te l'indique en te soufflant une mission à ta portée et t'accompagne tout du long.
Voilà de quoi redonner goût à la vie.
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