10 décembre 2012

LE COEUR ATTENTIONNÉ



Délicatesse venue du ciel

La pub sait exactement ce que nous devons souhaiter à Noël pour affermir en nous le sentiment d'être "reconnus et aimés" des nôtres. Depuis plusieurs semaines déjà elle nous suggère ses folies, au coeur des mille feux de ses guirlandes... Non, je n'ai bien sûr pas l'intention de démolir complètement la pub. Des cadeaux pour faire plaisir - pourquoi pas? Et pourtant, un arrière-goût de frustration persiste parfois après coup. Nous nous demandons peut-être si le coeur du donneur y était tout-à-fait...
C'est, dans toute l'année, à deux ou trois jours décisifs que l'on mesure habituellement la qualité d'une relation: à Noël, à l'anniversaire de naissance ou encore de mariage. Nous y attachons une importance exagérée. Et lorsque l'attente est déçue cela fait mal!
Or nous oublions souvent les nombreuses petites marques d'attention données tout au long de l'année: tant de menus gestes qui passent pour "bien naturels", alors qu'ils sont des témoignages d'amour, d'amitié, de fidélité.
"La vie est courte, disait saint François de Sales, mais de grande valeur, puisque c'est par elle que nous pouvons gagner l'éternité; heureux ceux qui le comprennent et vivent en conséquence" 
(DASal 6, 89)

Monika Rauh
Franz von Sales - Festtag von Johanna: 12. Dezember (extrait de l'article)
"Thaddäus Bote", feuille mensuelle des oblates de saint François, Suisse

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Pour célébrer la « pauvreté suprême » de celui qui se donne lui-même, nous allons consommer quoi qu’il en coûte, remplir nos ventres et nos placards… Aveugles, nous le sommes, trébuchants sur des routes enguirlandées de fausses joies.
Je voudrais crier au nom de tous les chercheurs du Saint, du Bienveillant : « Prends pitié Fils de David ! Viens au secours de notre peu de foi. »

Moi, toi, nous tous intoxiqués par des « pollutions psychiques », sommes prisonniers de nos angoisses, de nos idées fixes, victimes d’un « vol de conscience et d’intériorité », selon le diagnostic de Christophe André, médecin psychiatre et chantre de la méditation. [...] Écouter au-dedans. Retrouver la joie d’exister et de marcher sur la terre, émue de ton passage. Goûter l’haleine de vie reçue à l’aube de la création, baiser d’innocence. Habiter ta présence,  Seigneur, accueillir ton absence.  Respirer le silence. Attendre l’inespéré don du Père.



Soeur Bénédicte de la Croix
in prionseneglise

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