Jésus
était un glouton, lit-on ici. Il passait son temps à
table, lit-on là (cf. Matthieu 11,
18).
Prendre soin, c’est
aussi nourrir. Veiller, c’est aussi assurer les conditions de la vie et même
du plaisir. Goûter la Création nous réjouit, et Dieu plus encore sans doute.
Tout ça,
bien sûr… pour ceux qui auront de quoi. Car comment parler de Dieu
amour ou de Parole qui comble à quelqu’un qui ne mange ni n’est
aimé ?
Nous
réjouir sans complexe et nous battre
sans relâche, à
notre mesure.
Frère
Benoît Vanderputte
Couvent de Strasbourg
in Avent
dans la Ville
*****
Face à
cette multitude sans berger, l’émotion te submerge. Une vague de compassion envahit tes
entrailles : ces femmes, ces hommes, ce petit peuple, ton peuple a faim et l’urgence
est de répondre à son besoin. Ta réaction spontanée
témoigne du réalisme de l’Incarnation. Ta tête a beau flirter avec le ciel, tes
pieds restent plantés dans la terre où tu as choisi de porter fruit : tu
demeures sensible aux angoisses quotidiennes.
Bergers d’une
nuit, bientôt nous te déposerons dans une mangeoire, remis à
la garde bienveillante d’un bœuf et d’un âne gris. Ce geste simple, traditionnellement confié
au plus jeune de la famille, se charge d’un sens trop dense pour ne pas affoler nos esprits.
Soeur Bénédicte
de la Croix
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