11 décembre 2012

TON PEUPLE A FAIM






Jésus était un glouton, lit-on ici. Il passait son temps à table, lit-on là  (cf. Matthieu 11, 18).
Prendre soin, cest aussi nourrir. Veiller, cest aussi assurer les conditions de la vie et même du plaisir. Goûter la Création nous réjouit, et Dieu plus encore sans doute.
Tout ça, bien sûr pour ceux qui auront de quoi. Car comment parler de Dieu amour ou de Parole qui comble à quelquun qui ne mange ni nest aimé ?
Nous réjouir sans complexe et nous battre sans relâche, à notre mesure.

Frère Benoît Vanderputte
Couvent de Strasbourg
in Avent dans la Ville
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Face à cette multitude sans berger, l’émotion te submerge. Une vague de compassion envahit tes entrailles : ces femmes, ces hommes, ce petit peuple, ton peuple a faim et lurgence est de répondre à son besoin. Ta réaction spontanée témoigne du réalisme de lIncarnation. Ta tête a beau flirter avec le ciel, tes pieds restent plantés dans la terre où tu as choisi de porter fruit : tu demeures sensible aux angoisses quotidiennes.
Bergers dune nuit, bientôt nous te déposerons dans une mangeoire, remis à la garde bienveillante dun bœuf et dun âne gris. Ce geste simple, traditionnellement confié au plus jeune de la famille, se charge dun sens trop dense pour ne pas affoler nos esprits.

Soeur Bénédicte de la Croix
in prionseneglise

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