« Beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez » Luc 10,24
Jésus est venu sous la forme d'un enfant, pour nous montrer son grand désir de nous combler de ses biens. Or « en lui sont tous les trésors » Col 2,3 ; son Père céleste « a tout remis entre ses mains » Jn 3,35; 13,3.
Désirons-nous la lumière ? Il est venu nous éclairer.
Désirons-nous plus de force, pour résister à nos ennemis ? Il est venu nous fortifier.
Désirons-nous le pardon et le salut ? Il est venu nous pardonner et nous sauver.
Désirons-nous enfin le don suprême, le don de l'amour divin ? Il est venu en embraser nos cœurs. C'est surtout pour cela qu'il s'est fait enfant : il a voulu se montrer à nous dans un état si pauvre et si humble, pour bannir toute crainte et mieux gagner notre affection... Les enfants provoquent l'affection de tous ceux qui les voient : qui donc n'aimera pas avec une grande tendresse un Dieu qu'il contemple petit enfant, nourri d'un peu de lait, tremblant de froid, pauvre, méprisé, délaissé, pleurant et gémissant dans une crèche, sur la paille ? Ce spectacle poussait saint François à s'écrier : « Aimons l'enfant de Bethléem ! » Venez, âmes chrétiennes, venez aimer un Dieu fait enfant, devenu pauvre pour vous, un Dieu tout amour, descendu du ciel pour se donner tout à nous.


Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église
Troisième méditation pour la neuvaine de Noël, trad. éd. Saint Paul 1993

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