Ma conversion est arrivée de manière très inattendue. Je ne la demandais pas, je ne la souhaitais pas. J'étais jeune et bien dans ma peau. Pas besoin de savoir qui faisait tourner le monde. J'étais heureux, tout me réussissait. (...) En un instant, j'ai eu la certitude, formidable, de la non-existence de Dieu. Le temps d'aller noter cette découverte sur mon carnet, j'en suis arrivé à l'illumination contraire. J'ai expérimenté la visite, "le frôlement" de quelqu'un que j'ai appelé Dieu par manque de vocabulaire et qui me manifestait son existence, sa présence, son amour, sa miséricorde. J'ai passé la nuit entière dans une prière sans mots...
Cette "illumination" a provoqué une telle plénitude, une telle sensation de bien-être, de toucher à un bonheur apaisant que cela ne pouvait venir que de Dieu. Je ne vois pas comment on peut fabriquer soi-même une joie aussi pure. J'ai donc fait place à cet être infini et proche. Le Christ ne s'est pas imposé d'emblée. Je me suis d'abord tourné vers les autres religions monothéistes. J'étais attiré par le judaïsme et l'islam. Puis j'ai progressivement découvert la Trinité. Les Évangiles sont alors devenus mes protéines quotidiennes.
C'est par la messe que je me suis rapproché du Christ. La présence réelle de Jésus dans l'Eucharistie ne m'étonne pas de la part du "visiteur du soir" qui m'a cherché alors que je ne le cherchais pas. Cet être immense veut, à l'invocation du prêtre, se donner à l'homme dans le pain ! On reconnaît la faim inouïe de Dieu envers l'homme.
Et puis la Résurrection m'a bouleversé. C'est la plus grande nouvelle de l'histoire de l'humanité et nous sommes détenteurs de ce message fou et foudroyant : "la mort n'existe pas". Vous imaginez cette dépêche au journal de 20 heures ? Voilà ce qu'a annoncé Marie de Magdala un dimanche matin. Quelle joie ! L’Évangile est rempli de cette joie. Et c'est pour moi devenu une attitude fondamentale.
Témoignage de Didier Decoin, écrivain.
«J'ai senti le frôlement de quelqu'un que j'ai appelé Dieu»
croire.com 13/03/2017
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"L'herbe, dites-vous, ne fait aucun bruit pour pousser, l'enfant pour grandir, le temps pour passer... Vous n'avez pas l'ouïe fine!" écrivait Pierre Dac. L'espoir pour germer, pourrait-on ajouter. Souffle ténu que l'espoir qui renaît, et pourtant est-il plus grande force? De celles qui remettent sur ses pieds. Car placé en Dieu, il est espérance, cette espérance qui malgré tout, plus fort que tout, fait avancer. L'espérance, tel le Seigneur passant dans "le murmure d'une brise légère". Elle n'est pas à trouver dans le fracas du monde, sa colère, sa violence. Pour l'entendre, n'est-ce pas l'oreille de son cœur qu'il faut incliner?
Simplement quelques mots du matin, inspirés par la méditation de CdlV. Parce qu'on ne dit jamais assez l'espérance.
*
Just a few words I wrote this morning, about hope, because one never tells enough of hope.
"Grass, say you, makes no noise to sprout, the child to grow, time to pass... You don't have a keen sense of hearing!" said Pierre Dac. Hope to spring, could we add.
Simplement quelques mots du matin, inspirés par la méditation de CdlV. Parce qu'on ne dit jamais assez l'espérance.
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Just a few words I wrote this morning, about hope, because one never tells enough of hope.
"Grass, say you, makes no noise to sprout, the child to grow, time to pass... You don't have a keen sense of hearing!" said Pierre Dac. Hope to spring, could we add.
Extrait de la méditation d'Audrey, internaute
sur l'espérance
caremedanslaville.org13/03/2017
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