Depuis le drame du péché originel, lorsque l’homme, désobéissant à Dieu, a rompu cette harmonie qu’il y avait entre lui, la création et le Créateur, le chemin de l’homme sur la terre est semé d’embûches, de souffrances, d’événements apparemment incompréhensibles. L’homme est en quête de sens pour sa vie ; et en recherche d’aide, de consolation, en face du mal qu’il trouve dans le monde, et devant le mal qu’il trouve en lui-même.
C’est dans ce contexte que nous pouvons comprendre le mystère de l’Incarnation, mystère de la venue du Fils de Dieu sur la terre. Mystère qui est aussi éclairé par toute la vie de Jésus, comme nous le raconte l’Évangile. (...) Chacun de nous a ses difficultés, ses problèmes, ses chutes, une soif de quelque chose de mieux, qui puisse emplir son âme et son cœur. C’est pour cela que Jésus est venu. L’homme privé de sa relation avec Dieu, avec son Créateur, ne trouve plus de sens à sa vie, et n’a pas non plus les forces de la mener à son terme comme il le voudrait. En Jésus, nous trouvons le médecin qui nous guérit de toutes nos infirmités, et qui nous donne la saine nourriture dont notre âme a besoin.
Extraits de la méditation écrite par Frère Jean Marie Fornerod, LC
catholique.org 02/12/2015
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Un saint dominicain écrit : « L’eucharistie est une marque d’amitié donnée par Dieu, un rendez-vous entre deux amis. L’eucharistie, c’est comme un ami qu’on ne peut pas voir encore à cause de l’obscurité de la nuit, mais dont on tient déjà la main. »
C’est là l’expérience inouïe des disciples d’Emmaüs au soir de la résurrection. (...) Voici qu’un étranger s’approche d’eux, c’est Jésus, mais « leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître ». C’est lui, cet « ami qu’on ne peut pas voir à cause de l’obscurité de la nuit ». À l’heure où « le soir approche et déjà le jour baisse », (...) il partage avec eux le pain. « Alors, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent .»
Chaque eucharistie nous donne de vivre, ici et maintenant, la rencontre d’Emmaüs (...). Chaque eucharistie nous offre, comme aux disciples d’Emmaüs, cette illumination tout intérieure qui ouvre nos yeux et nous remet en route, le cœur brûlant.
Fr. Thomas-Marie Gillet, dominicain
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(...) Le sacrement central de la vie chrétienne, le signe majeur par lequel nous nous signifions à nous-mêmes et signifions aux autres l'oeuvre de Dieu parmi nous n'est-il pas l'Eucharistie, c'est-à-dire l'action de grâces ? Si tout se récapitule pour nous par cette reconnaissance, si elle est notre attitude normale et constante envers Dieu, si elle est le contenu privilégié de la prière, c'est qu'elle est l'expression majeure d'un double mouvement qui exprime toute notre relation avec Dieu : notre désir de lui, le don qu'il nous fait de lui-même. (...)
Père Marcel Domergue, jésuite (1901-2015)
Croire.com

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