| "Des lucioles brillaient au miroir des étoiles" (blog esthesis) |
Michel Delpech: "Le bout du chemin"
Qui est Dieu ? À quoi servent les rites, le Pape, la messe ? Quel sens a la vie ? Quelle porte ouvre la mort ? Ce sont les questions dans lesquelles Michel Delpech, [ décédé le 3 janvier 2016 ], la star des Yé-yé des années 60 se plongeait quand il n’était pas sur scène, menant une double vie, de paillettes et de croyant. (...)
Cette double vie, il a fini par la révéler début 2014 à son public à l’âge de 68 ans dans un petit livre de 240 pages baptisé "J’ai osé Dieu…". (...) Son amour du Christ, rencontré dans son enfance puis perdu et retrouvé entre 15 et 30 ans, pour finalement ne plus le quitter, était parvenu à l’armer, lui faisant oublier toutes les pudeurs à parler du vrai moteur de sa vie : la foi. (...)
Je sais, dit-il, que ce langage est difficilement audible, venant d’un chanteur populaire. Un chanteur de variétés qui lit les Pères de l’Église et ceux du désert est-il crédible ? Une star qui cultive sa vie intérieure en se passionnant pour la théologie a-t-elle le droit de dire qu’il ne s’agit pas d’une toquade passagère ? Je m’y risque quand même parce que je sais que si je m’en allais sans jamais en avoir parlé, j’aurais des regrets. »
Réécoutez son dernier titre, où il chantait : "Voici la fin de mon chemin sur terre… Je suis à Toi, accueille-moi mon Père. Voici mon âme, séchez vos larmes, mes frères, je m’en vais là où brille la lumière".
Extraits de: Michel Delpech : «Dieu n’est pas rancunier, Il attend toujours que nous venions à Lui»
aleteia.org 03/01/2016
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Ne vous souvenez plus d'autrefois, ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau, il germe déjà. Ne le voyez-vous pas? "
Isaïe 43, 18-19
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(...) L’enquête menée par Opinion Way pour la Conférence des religieux et religieuses de France constitue l’une des principales raisons d’espérer en la résurrection de notre pays.
Isaïe 43, 18-19
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(...) L’enquête menée par Opinion Way pour la Conférence des religieux et religieuses de France constitue l’une des principales raisons d’espérer en la résurrection de notre pays.
Premier enseignement: ce sont les jeunes (18-24 ans), en majorité catholiques, qui sont aujourd’hui les plus croyants et pratiquants dans la société française – au même titre, notons-le, que les plus de 65 ans. Comme si la foi, après avoir été longtemps enfouie et mise sous le boisseau, ressurgissait à l’air libre, avec d’autant plus de vigueur! Par-delà les générations intermédiaires (35-65 ans), c’est-à-dire celles qui ont le plus subi la crise, sous l’influence d’une vision très idéologique et horizontale de la foi.
Nous n’en sommes plus là, mais la transmission de la foi, elle, demeure problématique. C’est pourquoi il est si surprenant de voir qu’une nouvelle génération connaît un tel regain de ferveur. On peut y voir le fruit de familles qui ont tenu bon malgré la tempête. Toutes celles qui ont été, selon le mot désormais célèbre de Soljenitsyne, des « lucioles ». Ces dissidents semblables à des lumignons dans la nuit, qui brisent la spirale du déclin du courage, en exerçant leurs enfants à « penser différemment, à remettre l’esprit au-dessus de la matière».
Sans pour autant exclure, bien sûr, que l’Esprit continue de souffler dans son Église, « où Il veut et quand Il veut », et d’appeler à son service.C’est le second enseignement de cette enquête. Il indique qu’un nombre significatif de ces jeunes (plus d’un sur dix!) a déjà envisagé de devenir moine ou religieuse. C’est considérable. Et c’est le signe qu’on ne peut plus se contenter de gérer la pénurie de vocations, ou parfois même d’y renoncer.
C’est désormais une autre logique que celle du déclin qui doit s’enclencher, celle de la profusion des œuvres de Dieu et du rayonnement par attraction d’une vie radicalement donnée. Pauvreté, chasteté, obéissance : jamais ces trois vœux religieux n’ont paru autant à contre-courant de notre monde matérialiste et individualiste. Et jamais ces trois signes de contradiction n’ont autant brillé, comme des diamants dans la nuit, au point d’attirer mystérieusement des jeunes.
Cela oblige – notamment les pasteurs – à travailler davantage, dans le quotidien, à l’éclosion et à l’accompagnement de ces vocations, dès le plus jeune âge. Sans s’appuyer sur des techniques de communication mais (...) en façonnant des apôtres fervents, ayant faim de l’eucharistie et un esprit de prière, d’abnégation, pleins de zèle. (...)
Aymeric Pourbay, rédacteur en chef
Extrait de l'édito "Lucioles et diamants"
famillechretienne.fr 14/12/2015
famillechretienne.fr 14/12/2015

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