20 octobre 2015

LA CHARITÉ CHRÉTIENNE


P. Jacques Mourad, prêtre de l’Église syriaque catholique 

(...) L'un des signes qui montre clairement que l'on est chrétien, que l'on se réclame de Jésus-Christ, de son Évangile et des valeurs fondamentales du Royaume, c'est l'amour du prochain et, d'une façon spéciale, l'amour de l'ennemi. C'est l'effort que l'on fait pour pardonner et aimer même son ennemi : « Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger, s'il a soif, donne-lui à boire. »
La détresse, les angoisses, la pauvreté, les méfiances et les peurs de toutes sortes relevées au niveau des individus, des familles elles- mêmes et de l'ensemble de la société ne peuvent s'expliquer qu'à partir d'une crise profonde découlant d'un manque d'amour et de charité.
Éduquer à l'amour, à la charité, à la compassion, à la bonté et la miséricorde (...) ne se fera pas à partir d'une théorie, mais d'une pratique dans les petits détails de la vie quotidienne. (...) Nous devons reconnaître à la charité le privilège d'être le principe immédiat de notre union à Dieu.
(...) 
Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien. (...) Pour nous chrétiens, l'amour doit se mettre dans les actes plus que dans les paroles. En effet, la charité des œuvres donne une force incomparable à la charité des mots, des paroles et des théories. La charité est appelée alors à se faire nécessairement service de la culture, de la politique, de l'économie, de la famille, pour que partout soient respectés les principes fondamentaux dont dépendent les destinées de l'être humain et l'avenir de la civilisation. Aussi, tous les actes vertueux peuvent-ils donc être exercés sous l'influence de la charité, de la tendresse, de la bonté et de la miséricorde.
Puissent les familles chrétiennes ne pas se replier sur elles-mêmes, sur leurs intérêts mesquins et égoïstes, mais vivre d'amour, de partage, de générosité et de solidarité ! Puissent-elles travailler à l'émergence d'une nouvelle société transformée par l'évangile, d'une culture chrétienne d'amour, de bonté, de compassion et de miséricorde, de nouvelles structures sociales, politiques et économiques susceptibles de favoriser l'intégration des pauvres, des anonymes, des blessés de la vie, des personnes âgées ou qui vivent dans la solitude et ainsi créer un nouveau souffle porteur de vie, de futur et donner un contenu réel à un nouveau printemps pour notre monde désenchanté et que les pauvres de toutes sortes puissent se reprendre à espérer ! (...)

Mgr Yves-Marie Péan, C.S.C. (Congrégation de la Sainte-Croix), évêque des Gonaïves (Haïti)
Extraits de l'homélie du 16/10/2015
zenit.org

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"Une femme entra, avec un flacon d'albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle le lui versa sur la tête." Marc 14, 3-9
Je me souviens du jour, et c’est demain, peut-être, où le flacon brisé répandra sur le monde à nouveau sa saveur. Alors tu reviendras, accueillant largement tous ceux qui sur la terre auront soigné ton corps en imitant le geste de la femme au nard pur, sur d’autres corps brisés. Heureux qui dans le monde veillent sur son parfum  !

Extrait de la méditation par frère Franck Dubois, dominicain
signe.retraitedanslaville.org

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Retrouver ce parfum dans la tendresse de la main qui relève, qui élève, celle qui soigne les blessures du corps et de l'âme, celle qui caresse. Retrouver ce parfum dans tous ces gestes qui ne calculent pas, mais qui comptent. Gestes qui l'espace d'un instant, l'espace d'un regard, font d'un homme qui souffre, un roi.

Commentaire d'Audrey sur la méditation 21/10/2015
signe.retraitedanslaville.org

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