2 mars 2015

LE BONHEUR D'UN COEUR PAUVRE



Image: catholique-belley-ars.cef.fr

Le Carême est maintenant bien commencé. Il nous faut poursuivre la marche. D’un bon pas, si possible, mais ce n’est pas toujours évident. Le message du pape François pour le Carême 2015 peut redonner souffle à notre marche. C’est un "temps de grâce", rappelle-t-il d’emblée, invitant aussitôt à élargir le regard, car répète-t-il, "un des défis les plus urgents est celui de la mondialisation de l’indifférence. L’indifférence envers son prochain et envers Dieu est une tentation réelle, même pour nous, chrétiens… C’est pour cela que nous avons besoin d’entendre, lors de chaque Carême, le cri des prophètes qui haussent la voix et qui nous réveillent." Pour que "les lieux où se manifeste l’Église, en particulier nos paroisses et nos communautés, deviennent des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence !" Le Carême, c’est "un parcours de formation du cœur" pour "dépasser l’indifférence et nos prétentions de toute-puissance".
Le programme est sportif, peut-être, mais en tout cas accessible et concret : "Avoir un cœur miséricordieux ne veut pas dire avoir un  cœur faible. Celui qui veut être miséricordieux a besoin d’un cœur fort, solide, fermé au tentateur et ouvert à Dieu. Un cœur qui se laisse pénétrer par l’Esprit et porter sur les voies de l’amour, qui conduisent à nos frères et à nos sœurs." La conclusion, alors, est limpide : "Au fond, dit François, un cœur pauvre, qui connaisse en fait ses propres pauvretés et qui se dépense pour l’autre."
Allier ainsi faiblesse et force, conversion et tendresse, accueil de notre propre pauvreté et ouverture à autrui. Voilà le bon chemin ! Aimer et "se dépenser pour l’autre" guérit de l’indigence même. Voilà le bonheur d’un cœur pauvre ! 

P. Jacques Nieuviarts, conseiller éditorial de Prions en Église 
Éditorial mars 2015
actu.bayardweb.com

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Le projet de vie en abondance apporté par Jésus n’est pas évident à nos yeux. Ne faisons-nous pas l’expérience, dans nos couples et nos familles, de tant de blessures et d’obstacles? Et pourtant, il faut continuer à marcher, à redresser la tête, à avancer au large, sachant que le Christ fait du neuf au cœur même de ce qui nous semble mort. Comme disait saint Bernard : « Les épreuves préparent les grandes grâces ». C’est dans nos ténèbres que sa lumière peut mieux resplendir et nous transfigurer. La petite Thérèse le dit autrement dans sa lettre 197: "Plus on est faible, sans désirs ni vertus, plus on est propre aux opérations de cet Amour consumant et transformant". 

La beauté du transfiguré extrait
Blog du 26/02/2015
jacquesgauthier.com

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(...) "Et si le monde était transfiguré ? Tous les jours, je m’y essaie avec mes misérables yeux. Ah ! Si je pouvais voir ! Seigneur, fais que je voie. Mes malheurs m’aveuglent. Fais-moi voir les signes que tu m’envoies. Toi, le Vivant de la beauté et de la joie du monde. Seigneur je veux juste un petit rai de ta lumière, mais qu’elle m’éclaire de l’intérieur, que je naisse un peu de toi, en Fils bien-aimé du Père."

Maison du 60, Lille
Extrait de méditation 01/03/2015
Signe dans la Bible

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Gardons l’espérance dans les moments difficiles. (...)
Dans notre vie, les moments joyeux alternent aussi avec des moments de souffrance, des moments où tout semble plus difficile, voire parfois où il semble impossible d’aller de l’avant. Il est facile de croire et d’espérer quand tout va bien. Il est bien plus difficile de le faire dans les épreuves de la vie, que ce soient les nôtres ou celles de nos proches. C’est dans ces moments que l’on sait si l’on a la foi et si l’on espère vraiment dans le Seigneur. Quand tout semble perdu, mettons-nous encore notre confiance en lui ? Ou, comme les disciples, préférons-nous nous enfuir et aller voir ailleurs ? Cette vie est celle de la lutte pour la foi. Au Paradis, enfin, nous verrons Dieu face à face comme il est, et notre joie sera complète.

Frère Jean Marie Fornerod, LC
Extrait de la méditation
catholique.org 01/03/2015

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