"Vous ne savez ni le jour ni l’heure"
La parabole des vierges folles et des prévoyantes aurait pu connaître un tout autre déroulement : les prévoyantes auraient partagé leur huile, et Jésus, à sa venue, l’aurait ensuite multipliée. De sorte que la charité aurait été au rendez-vous et qu’il n’aurait manqué personne dans la salle du Royaume… Mais les paraboles ne sont pas faites pour accommoder les bons sentiments, mais pour délivrer une leçon de vie. Celle-ci est évidente : soyons toujours prêts à rencontrer celui qui nous attend et vient sans cesse à notre rencontre. Mais comment ?
Avez-vous déjà fait ce constat ? Lorsqu’un jeune enfant se trouve dans une pièce éloignée de celle où se trouve sa mère, celle-ci l’entend pourtant au moindre cri. Sans doute la familiarité qui s’est nouée entre l’enfant et sa mère pendant tout le temps de la gestation a-t-elle créé une sorte de lien invisible entre eux, toujours prêt à se réveiller. De la même manière, le fait de porter aussi régulièrement que possible Jésus en nous, dans la prière, dans la lecture de la parole de Dieu, dans les sacrements, dans sa reconnaissance chez les autres, crée une familiarité telle qu’il ne saurait venir à proximité sans que nous soyons prêts à l’accueillir. Même si nous ne savons ni le jour ni l’heure.
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Frère Hervé Ponsot, couvent de Lille
Extrait de la méditation sur Matthieu 25. 1-13
Signe dans la Bible

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