"Tu épargnes tous les êtres, parce qu'ils sont à toi, Maître qui aimes la vie."
Livre de la Sagesse 11, 20-26
Le monde est devant toi comme ce qui fait pencher la balance, comme ta préférence. Il vaut mieux que le monde soit. Voilà ce que tu préfères. Chacun de nous fait pencher la balance. Chacun de nous est un monde en soi, que tu recueilles entre tes mains comme la goutte de rosée.
Multiples gouttes, qui se ressemblent tant, mais chacune a son éclat, sa lumière propre. Et chacune est une perle de grand prix, une pierre précieuse, que pour rien au monde tu ne laisserais perdre.
Aide-nous à croire que c’est vrai !
Ton souffle bienfaisant fait exister et subsister tout ce qui est. Tu aimes tout ce qui existe, même le méchant, et la terre, sa couleur, et le feu qui brûle en elle, et tous les animaux, de l’hippocampe à l’écureuil, du kangourou à la hyène.
Tu aimes les aurores boréales, et les pluies d’hiver. Tu aimes l’homme saisi dans l’émerveillement de ta création, et celui qui t’oublie, coincé dans un embouteillage. Tu aimes nos questions, nos tremblements, nos émerveillements, nos amours, nos éclats de rire, nos gestes de tendresse, nos passions à changer le monde, et peut-être même nos limites, nos échecs, et ce regard que les mécréants portent vers toi, en douce, pour te contraindre à te montrer.
L’univers entier tient dans ton souffle, et pourtant, nous sommes grands à tes yeux. Et lorsque tu nous regardes nous ébattre sans toi ou te prier dans le silence, tu as les larmes aux yeux, et c’est ton regard qui nous revêt de ta bonté embellissante.
Soeur Anne Lécu, dominicaine, Paris
Signe dans la Bible

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