La rencontre de prière à Assise, en 1984, voulue parJean-Paul II et à laquelle tous les chefs religieux de la planète, monothéistes ou polythéistes, avaient accepté de participer est restée gravée dans bien des mémoires. Si elles demeurent rares, ces rencontres surviennent également à l'occasion de catastrophes naturelles ou lors d'actes d'extrême violence.
Que les représentants des grandes religions se réunissent ainsi pour prier veut signifier d'abord qu'au-delà de tout péril ou de toute violence, les valeurs spirituelles demeurent primordiales.
Ces rencontres d'échange et de dialogue entre croyants de différentes traditions religieuses ont déjà une longue histoire et s'imposent aujourd'hui comme un défi crucial dont dépendent largement la nature et la crédibilité de la foi et du témoignage des croyants de toutes convictions.

Depuis plusieurs décennies, le Vatican et le Conseil oecuménique des Églises ont mis en place des organismes de dialogue interreligieux. Certes, les convictions religieuses profondes ont toujours stimulé et accompagné cette évolution, mais les mutations politiques, culturelles et sociales, comme la sécularisation, la violation des droits de l'homme, la recherche de la paix jouent un rôle prépondérant.
La rencontre entre croyants de différentes traditions religieuses prend, actuellement, les formes les plus diverses, allant de l'échange de messages et de voeux lors des fêtes religieuses à des temps ponctuels de prière commune. Il s'agit d'abord d'une démarche qui cherche à oeuvrer pour une meilleure connaissance réciproque, pour plus de compréhension entre personnes de religions différentes et pour plus de justice et de paix sociale.
Dans ce cadre de dialogue interreligieux, ce sont probablement les rencontres entre juifs, chrétiens et musulmans qui ont été les plus significatives.
Les Chemins de la prière
Pèlerin Hors-série: "50 clés pour comprendre la prière" , édit. Bayard


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