16 décembre 2012

UNE OBSCURE ESPÉRANCE DANS LA NUIT



Le silence pour entendre Sa Voix

La nuit, c'est le temps de la concentration, du recentrement.  Plus aucune des nombreuses pressions extérieures de la journée ne venant me distraire, je peux me tourner vers l'essentiel.  La nuit, c'est le temps où je peux lâcher du lest. Le temps où les questionnements restent sans réponse, bien que... une réponse inattendue puisse se présenter.  C'est le moment où je me mets en attente, en ouverture pour un possible appel de Dieu. Je suis à l'écoute... Et c'est alors que Noël peut avoir lieu, que Dieu peut venir au monde dans mon coeur.
La fuite dans la fébrilité et les éclairages factices de Noël peut, je le sais, m'hypnotiser un moment,  l'activité désordonnée empêcher le silence qui me permettrait d'entendre la voix discrète de Dieu. Mais ma faim n'est pas assouvie - l'aspiration et l'intuition d'une autre réalité plus profonde demeurent. Ce décalage peut être déstabilisant. C'est la nostalgie d'une contrée encore inconnue mais dont je soupçonne l'existence; c'est une envie de quelque chose qui me réveillerait et me secouerait de mon quotidien routinier, l'obscure espérance qu'il peut y avoir mieux que ce que je vis, ce que je ressens au fil de mes jours.
Or il n'y a que la nuit pour faire grandir une telle aspiration, ce temps où je me livre à ce qui peut se donner.
Réjouissez-vous!
Oui - car c'est la nuit que le miracle peut avoir lieu.

Andrea Schwarz
in Weihnachtliche Worte und Weisen, éd. Herder Freiburg-i-B., Bâle, Vienne

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