22 décembre 2012

SOURIS, DIEU T'AIME !



Campagne 10 millions d'étoiles

Avant le silence magique de la nuit de Noël, deux femmes qui se rencontrent se mettent à exulter, à exploser de joie : Marie et Élisabeth. Une joie née du plus profond d’elles-mêmes, de leurs entrailles habitées par des enfants, s'exprime et met en déroute tous les chantres de la mort ou de la stérilité, les tristes savants et les cyniques de toute espèce. Ces rires sont le plus bel éloge à la vie et ouvrent le temps de Noël, lui donnant sa couleur de fête.
Cette joie venue des profondeurs des corps n'est pas une indifférence ou un mépris face aux souffrances du monde et de chacun de nous ; elle ne gomme pas la réalité des larmes et des angoisses.  Elle dit simplement la valeur immense de ce qui naît, de ce qui déchire les habitudes, de ce qui surgit comme un inattendu. Elle manifeste qu'il y a dans chacune de nos vies des zones d'inédit prêtes à accueillir du neuf, des espaces irréductibles pour un avenir heureux.
Ces rires de Noël nous invitent à renouveler notre capacité à nous étonner face à l'imprévisible, à nous réjouir de ce qui bouscule les évidences au profit de la vie, à aimer ce qui fait craqueler les carapaces. L'étonnement et l'admiration sont les valeurs centrales de Noël accompagnant la joie et les rires.  Une vieille femme donne la vie et une vierge est enceinte de Dieu. Noël se rit du raisonnable. Rions ensemble de ce que le projet de Dieu échappe au cadrage de nos intelligences et fait toutes choses nouvelles. Y a-t-il meilleure préparation à ce temps de Fête ?

Frère Jean Claude Lavigne
Couvent de l'Annonciation Paris
aventdanslaville
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[...] « Souris, Dieu t’aime ! » Effet immédiat non contrôlé : Claire sourit. Qui n’est pas concerné par ce « Dieu t’aime ! » ? Qui ne trouve pas sa place dans le cœur de Dieu ? Absolument personne. Oui, cette miséricorde qui s’étend d’âge en âge est infinie, sans limite. Elle est pour tous, même le pire des scélérats. Parce que, quel que soit le scélérat que nous soyons, le cœur de Dieu brûle du désir de nous serrer contre Lui. Rien ne peut L’empêcher de nous aimer. Il ne veut pas la mort du méchant, Il entend le cri du malheureux, Il élève les humbles, Il comble de biens les affamés. Chacun de nous est un mendiant de cette miséricorde du Bon Dieu et, en même temps, un récipient comblé de cet amour, dans la mesure où nous voulons bien le recevoir. Si nous ouvrons une fenêtre de notre cœur, ne sortira-t-il pas aussi un chant à la miséricorde ? [...]


catholique.org

méditation quotidienne: Magnificat 



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