Juin est, pour beaucoup, un mois chargé. Chacun porte le souci de mener à bien les travaux et les projets entrepris. Les beaux jours poussent à la rencontre. Les fêtes de famille ou de voisinage sont plus nombreuses. Les fêtes de la foi aussi : confirmations, mariages, ordinations donnent une couleur particulière aux semaines qui s’ouvrent.Il est important de garder le cap sur l’essentiel. De continuer à écouter la Parole et à la laisser grandir dans nos vies, comme un printemps de Dieu.
À l’heure de quelques bilans, laissons aussi se déposer en nous la richesse de ce qui a été vécu. Prenons le temps de reconnaître les traces du passage de Dieu et de sa présence en nos vies, pour en rendre grâce. Nous ne pouvons boucler les dossiers sans prendre ce temps de la reconnaissance de tout ce que Dieu a tissé en nos vies, ombres et lumières comprises. Au mois de juin, au moment du solstice d’été, nous avons besoin de prendre ce temps. Il est essentiel sur le chemin de la vie spirituelle. Et peut-être est-ce aussi un bon entraînement pour continuer, l’été venu, et que cela s’inscrive plus profondément en nos vies. Pour goûter pleinement au temps de Dieu.
P. Jacques Nieuviarts, conseiller éditorial de Prions en Église
Édito de juin 2018
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Construisez votre vie sur votre foi très sainte !
En matière de religion, tout ce qui paraît nouveau doit être suspect. La religion n’est point du nombre des choses qui se perfectionnent par la suite des temps. Elle a eu au contraire toute sa perfection dans son origine : Jésus Christ a enseigné à son Église tout ce qui lui était nécessaire, ou par lui-même ou par le Saint-Esprit parlant par les Apôtres, et c’est là où il faut remonter quand on veut trouver la sûreté.
Il est vrai qu’outre cette foi écrite et enseignée de vive voix, le corps de Jésus Christ subsistant sur la terre dans les fidèles a eu besoin d’un interprète vivant pour lui déclarer ses volontés et marquer, dans les doutes qui pouvaient arriver, le chemin que l’on doit suivre. C’est à quoi le Sauveur n’a pas manqué. Il nous a laissé l’Église, parlant par le corps de ses pasteurs, à qui il a donné l’autorité d’expliquer et de proposer sa doctrine et de prescrire à chaque fidèle, dans la règle de la foi, la voie qui le sauve : la foi de l’Église, cette voie sûre qui tient l’âme dans une paix entière, qui ne lui laisse rien à désirer et qui fait toute la consolation de son exil.
Dieu, après avoir parlé par les Pères et par les prophètes, a enfin parlé par son Fils ; ce Fils nous instruit aujourd’hui par l’Église. La foi qu’elle nous enseigne est sûre, pleine, suffisante : tenons-nous-en là.
L’abbé Joseph de Beaufort († 1711)
MAGNIFICAT 2 juin 2018
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