20 février 2015

TÉMOIGNER AVEC DOUCEUR ET RESPECT



By Bernadette Lopez, "Berna"


Qu’y a-t-il de si grave et de si dangereux dans des pratiques extérieures ? Jésus sait très bien que le cœur de l’homme est inconstant. Nos passions, nos humeurs, nos sentiments et les circonstances de la vie sont autant d’éléments qui viennent perturber notre âme. Face à cela, l’homme est bien souvent impuissant. Or l’homme ne veut pas, ne peut pas se voir impuissant face à quelque chose qui se trouve au plus profond de lui. Notre instinct nous incite naturellement à contrôler et à dominer le monde qui nous entoure. L’homme éprouve aussi le besoin de contrôler et de dominer (à sa façon) le monde divin. Les rituels des pharisiens peuvent aussi avoir ce sens-là : si j’accomplis à la lettre ce que Dieu me demande, alors il va, et même il doit me bénir.
Mais là, nous sommes très loin de l’amour pour Dieu que Jésus est venu nous faire connaître. Jésus veut nous guérir de cette maladie du dictateur. À ses disciples, il n’apprend pas à faire tel ou tel rite. Même l’institution de l’Eucharistie n’a pas été très formalisée. Il leur apprend la douceur, la patience, la foi, le don de soi. Il veut aller à la recherche, à travers ses enseignements et son exemple, de l’homme dans sa plus profonde intimité. Et c’est justement cette intimité fragile et blessée que Dieu attend.

Extrait de la méditation écrite par Père François Garreau, LC
catholique.org. 10/02/2015

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Plus que jamais, il nous faut garder au cœur la parole de l’apôtre Pierre, appelant à être toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en nous. Mais, rappelle-t-il, « avec douceur et respect » (1 P 3, 15-16).

P. Jacques Nieuviarts, conseiller éditorial de Prions en Église
in newsletter 2015

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