Image google (détail)
La prière est une école d'humilité,
rien n'est jamais acquis: on connaît des moments de lutte, de solitude,
et ausi des moments de grande joie.
J'ai
toujours eu envie de prier, mais c'est la naissance d'Alexis qui a
représenté un énorme tournant. Ce jour-là, j'ai dit au Seigneur: "Je
l'accepte à condition que Tu m'aides." Et Il m'a toujours aidée, même
s'Il s'est parfois fait attendre. Il y a beaucoup à dire sur
l'acceptation dans la prière. Si les gens savaient le bonheur que nous
apporte notre enfant trisomique! Bien sûr on loue pour sa présence, pas
pour son handicap. C'est une grande responsabilité, une grande grâce que
Dieu nous ait confié Alexis, car Il nous a fait confiance.
Alexis
lui-même nous a tirés, il a tiré vers nous énormément de gens, car il a
déjà un pied dans le ciel. Avec lui, il y a des moments de grâce pure,
comme ce jour où je n'avais pas communié et où il m'a dit: "Mais enfin,
Maman! Vas-y, Il est triste, Il t'attend".
Il
y a aussi des moments de désert, quand nos projets d'ouverture d'un
foyer pour lui et plusieurs jeunes handicapés piétinent. C'est alors le
silence dans la prière: aucune réponse à ma demande, aucun signe,
jusqu'à ce qu'à Noël dernier je demande au Seigneur la paix du coeur.
J'ai reçu cette grâce et maintenant je suis en paix. Nous acceptons
l'attente, cela a tout changé et je me suis beaucoup interrogée sur la
prière de demande.
(...) Ce
qui me frappe aussi, c'est que dans les moments de crise, lorsqu'on
ouvre son Évangile, on y trouve toujours une parole qui nous est
destinée. Le Seigneur est toujours là, surtout quand on croit qu'Il est
absent.
Christine Gellie, mère de trois enfants dont un trisomique 21
in "Les Cahiers Croire: la Prière", édit. Bayard
*****
Jésus
nous assure qu’il est présent d’une manière spéciale dans tout ce qui
est petit. Quand on regarde la vie de Jésus, on voit bien sa
prédilection pour tout ce qui est pauvre, caché, rejeté des hommes et
méprisé : sa naissance dans une crèche, sa vie cachée à Nazareth, son
amour pour les pécheurs et les malades, sa mort semblable à celle d’un
esclave ou d’un criminel. Lui, le Fils de Dieu s’est infiniment abaissé
en assumant notre condition humaine dans tout ce qu’elle a de pauvre, de
limité, de vulnérable. Il a agi de la sorte, ceci correspondait le plus
à son amour pour nous : se dépouiller de toute sa gloire divine, pour
se remplir de l’objet de son amour : chacun d’entre nous. Là où il y a
dépouillement, il y a amour. Là où il y a humilité, il y a amour.
C’est pour ça que celui qui accueille le tout petit, l’homme humilié,
accueille le Christ, le véritable tout petit et profondément humilié par
amour.
catholique.org
extrait de méditation sur Mt 18,1-14
|
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire