L' Assomption met en valeur une dimension essentielle de la foi chrétienne : à l'école de Marie, accueillir le don de Dieu dans sa vie, célébrer cette grâce qui élève les humbles et rabaisse les puissants.
croire.com, 07/2013
croire.com, 07/2013
En nous, il y a une lutte constante entre la lumière et les ténèbres qui nous habitent. Une partie de nous-mêmes est opaque, fermée à la vie de Dieu. Il n'en était pas de même pour Marie. Dès sa conception, elle fut remplie de Dieu, comblée de grâces. En elle n'existait aucune ténèbres, aucune opacité. La vie de Dieu a pu d'emblée imprégner tout son être, son corps, son âme et son esprit. C'est pourquoi le corps de Marie, dans sa mort ou sa dormition, n'a pas connu la corruption. La matière de son corps, comme la matière du corps de Jésus, est tout de suite entrée dans la plénitude de la divinité. Dans la gloire, le corps de Marie est lumière ; elle rayonne Dieu. En lui, Dieu est pleinement présent. Son corps, dès lors, est hors du devenir. L'Assomption devient une danse de gloire, un chant de joie, un immense cri d'amour. Son corps est éternellement lié, uni, au corps du Verbe, vivifié par lui.
Nous touchons là le mystère même de la matière dont nous sommes faits. La matière nous semble souvent à l'opposé de l'esprit et de l'intelligence : ce qui est matière est matière, ce qui est esprit est esprit. La matière nous apparaît opaque, limitée, finie, "en devenir". Elle paraît faire de nous, les humains, les parents pauvres par rapport aux esprits, aux anges. Pourtant la matière n'est pas l'opposé de l'esprit ; tous deux sont l’œuvre de Dieu.
La fête de l'Assomption annonce la fête de notre corps qui, un jour, sera semblable au corps de Marie. Aujourd'hui, nous avons un corps mortel, soumis à la fatigue et à la maladie. Beaucoup de personnes avec qui je vis à l'Arche ont des corps marqués par la faiblesse. Nos corps à chacun seront un jour marqués par la même faiblesse, surtout à l'approche de notre mort. Ils se décomposeront et connaîtront la corruption. Mais un jour, nos corps ressusciteront et seront transformés dans la lumière de Dieu, rayonnant cette lumière. Ils deviendront, en Dieu, source de vie et d'amour.
(...)
[Marie] veille sur ses frères et sœurs en humanité, ses enfants, qui continuent leur marche sur la terre. La parole de Jésus : "Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le fais, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai" (Jean 14, 13-14) s'applique à elle d'une façon unique. Humblement et amoureusement, Jésus écoute Marie priant et intercédant pour nous, maintenant et à l'heure de notre mort.
Jean Vanier, fondateur de L'Arche
croire.com, juillet 2003
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ELLE EST LA JOIE DES AFFLIGÉS
La Mère de Dieu est adorée parce qu'elle est la Mère du Sauveur du monde, mais aussi parce que son aide dans la vie a été ressentie et l'est encore. Elle est la protectrice des enfants et des parents, de la famille en général, des jeunes filles, des soeurs dans les couvents, aussi bien que de tous les moines.
La Mère de Dieu est aussi la protectrice des pauvres, des malades, des affligés et elle est l'humble amour pour ceux que personne n'aime, pour les solitaires, les abandonnés et les oubliés. La Mère de Dieu offre son amour maternel, son amour charitable, son amour humble, son amour généreux; elle donne son aide rapide et ne demande rien en retour. Elle est la bonté accordée en accord avec l'ampleur de la grâce de Dieu qui demeure en elle. C'est pourquoi nous considérons qu'elle est la Joie des affligés.
Patriarche Daniel, Primat de l'Église Orthodoxe roumaine, Homélie de la Dormition, 15/08/2012
Spiritualité Orthodoxe.
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