Même sans que je vous en parle, frères, le temps suffit à nous avertir que l'anniversaire de la Nativité du Christ notre Seigneur est proche. (...)
Alors, de même qu'en ces jours du solstice la création répand plus largement sa lumière, déployons ainsi notre justice. De même que la clarté de ce jour est le bien commun des pauvres et des riches, que nos largesses s'étendent sans compter aux voyageurs et aux pauvres. Le monde, en ces temps-ci, restreint la durée des ténèbres ; et nous, retranchons aux ombres de notre avarice... Qu'en nos cœurs toute glace fonde ; que la semence de la justice croisse, réchauffée par les rayons du Sauveur.
Donc, frères, préparons-nous à accueillir le jour de la naissance du Seigneur en nous parant de vêtements éclatants de blancheur. Je parle de ceux qui habillent l'âme, non le corps. Le vêtement qui habille notre corps est une tunique sans importance. Mais c'est le corps, objet précieux, qui habille l'âme. Le premier vêtement est tissé par des mains humaines ; le second est l'œuvre des mains de Dieu. Et c'est pourquoi il faut veiller avec la plus grande sollicitude à préserver de toute tache l'œuvre de Dieu... Avant la Nativité du Seigneur, purifions notre conscience de toute souillure. Présentons-nous, non revêtus de soie, mais plutôt d'œuvres de valeur... Commençons donc par orner notre sanctuaire intérieur.
Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
Sermon (...)
EAQ 09/12/2016
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Rendre grâce. Aujourd'hui plus que tout autre, il me faut rendre grâce pour les mains qui se sont tendues vers moi lorsque j'avais mal, pour ce "oui" sans condition quand j'ai demandé de l'aide, pour ces regards qui ont eu mal avec moi, mal pour moi, quand j'essayais, devant Dieu, de mettre ma douleur en mots. Pour ces prières qui m'ont portée et qui me portent. Béni sois-tu, Seigneur, pour toutes ces grâces reçues. "Dieu en moi change mon regard", mon regard sur les hommes et sur le monde. Ce monde, terre vivante si malmenée, ces hommes blessés. Il est tant de manières d'être pauvre, tant de souffrances cachées qui ne savent comment se crier. "Fils de David, Jésus, aie pitié de moi!" Les corps parfois disent ce que les lèvres et le cœur ne savent formuler. Bartimée, recouvrant la vue se met aussitôt à cheminer à la suite de Jésus. Et c'est bien un chemin que de voir enfin. Si la blessure ouvre le cœur à la souffrance de l'autre, le regard qui s'éclaire met aussi en lumière toutes mes insuffisances. Comment rejoindre ce frère qui souffre? Comment trouver les mots qui aident, les mots qui aiment? Cheminer à la suite de Jésus, c'est, je crois, le laisser pas à pas m'enseigner à voir comme lui, et avec lui, à aimer comme lui, et avec lui. Et le prier d'habiter mon regard, ma langue et mes mains, lorsque mon cœur voudrait, mais ne sait pas.
Méditation par Audrey, internaute
avent.retraitedanslaville.org 09/12/2016
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